Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

politique

Quand on est idéologique et non pratique on déconne comme Philippe Close et sa dépénalisation du Cannabis!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Philippe Close affirme détenir la solution aux problèmes de délinquances entourant la vente de Cannabis sous toutes ses formes. Euh, en fait, c'est un grand classique de la gauche en général à l'approche des élections: on promet de non-seulement dépénaliser le Cannabis mais en plus de légaliser le Cannabis (ce qui n'est pas exactement la même chose), puis après élections on oublie car entre-temps on a découvert que cela allait créer plus de problèmes que cela n'en résout. Et de fait, Philippe Close se montre dans ce dossier du Cannabis parfait idéologue mais bien piètre connaisseur de la réalité!

   La problématique qui va se poser est double. La première provoque déjà des problèmes chez les vendeurs légaux de cannabinol (CBD): le problème des accises et taxes et de leur pourcentage très élevé en Belgique sur les produits à fumer (plus de 80% du prix de vente). Ce qui veut dire que votre bout de shit à 20 €, si j'ajoute les accises et taxes qui s'appliqueront au secteur légal des coffee shops, coûtera désormais 100 €! 5 fois plus! Autant dire que la majorité des consommateurs continueront à aller voir leur dealers de rue, seuls les fils de bourgeois border-line pouvant se permettre un tel prix, et que donc tous les problèmes liés actuellement aux deals persisteront après la légalisation totale du cannabis!

   La seconde est que si les dealers actuels avaient les moyens d'ouvrir un magasin ou un bar, ils l'auraient déjà fait (ne fut-ce que pour cacher leurs activités illicites et blanchir l'argent de la drogue)...

   Bref, je vous fait pas de dessin sur l'extraordinaire idée que constitue la glose infatigable de Philippe Close...

--------------------------

   J'ajoute avoir contacté le cabinet régional bruxellois de Philippe Close le mardi 2 Août à 18h48 en lui envoyant l'intégralité de l'article. Pas de réponse jusqu'à aujourd'hui 12 août. CQFD: aucun membre du cabinet de Philippe Close ni lui-même ne sont capable d'argumenter rationnellement par rapport aux problèmes soulevés ici; en tout cas vis-à-vis de quelqu'un qui réfléchit par lui-même et ne se contente pas de répéter des slogans appris au sein du Parti... C'est dire!

Voir les commentaires

Une station sans publicité est-elle une vraie condition pour une Radio Libre?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   C'est connu, dans le monde des "radios libres" on déteste la publicité. Pourtant, la présence ou l'absence de publicité détermine-t-elle vraiment à elle seule la "liberté" de ladite station?

   En télé on sait qu'à certains moments, en Belgique, la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone, de service public) passe énormément de publicités "Coca-Cola"; cela était vrai dans le passé, l'est toujours dans le présent et le sera probablement dans l'avenir. Pourtant la Une (RTBF-télé) au même moment a déjà passé pas mal de documentaires critiquant les sodas sucrés et visant principalement Coca-Cola, que ce soient ses produits avec sucre (diabète, etc.) ou sans sucre (cancers, etc.).

   Donc, on le constate, malgré la publicité pour une marque précise la station peut rester libre de critiquer ladite marque! C'est que, et souvent la plupart des gens y compris animateurs amateurs de radios l'ignorent, les publicités sont gérées par des agences de placement publicitaires, des Régies Publicitaires et qui en tant qu'entreprises indépendantes de la station se démarquent et sont strictement séparées du bureau de rédaction, de la ligne éditoriale et donc du travail des journalistes!

   Mais si la présence de publicités ne nuit en rien au contenu, l'absence de publicités est-elle un vrai gage d'indépendance de ma radio "libre"?

   On sait que pour émettre en FM, et même en webradio (radio web), il faut des moyens financiers. Si ce n'est pas la publicité qui fournit ces moyens, qui sont assez élevés, qui donc? Les auditeurs? Ça ça peut marcher sur une radio religieuse et éventuellement communautaire. Mais sur une radio libre on sait que les auditeurs veulent tout gratuit.

   En réalité la majorité des moyens financiers des "radios libres" proviennent de lobbies et / ou carrément partis politiques! Surtout quand elle se retrouve tout-à-coup avec des finances lui permettant d'émettre en DAB / DAB+. Et qu'étant donné que la méthode de récolte des moyens financiers mettent directement en rapport donateurs et directeurs éditoriaux, cela influence de facto le contenu.

   Donc, clairement ici, on démontre que l'absence de rentrées publicitaires nuit à la liberté de la ligne éditoriale de ma "radio libre".

   C'était je pense important à noter. Ce qui compte ne sont pas les moyens mis en oeuvre pour émettre, on peut très bien utiliser la publicité, ce qui compte est la finalité de la station: faire découvrir, réfléchir, penser et rêver ou bien faire apprendre par cœur les leçons de morale du parti ou bien faire du chiffre en meublant une longue suite de publicités par de la musique?

   C'est ça qui compte réellement: la fin et non le moyen!

Voir les commentaires

Il aurait mieux valu que Mélenchon gagne ces législatives plutôt que LREM...

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Tout d'abord il convient de rire de cette habitude désormais ancrée chez les français de se choisir un chef pour ensuite désirer le pendre à un poteau.

   Mais notons que cet instinct viscéralement typique des républiques du type de la France n'est pas aussi absurde en soi. Même si elle n'a absolument rien à voir avec la politique menée, qui n'est rarement voire jamais critiquée de manière rationnellement argumentée. Cela est dû à un double leg de Jacques Chirac: la dissolution du gouvernement puis l'inversion du calendrier électoral (pour que la présidentielle précède d'un mois la législative et non l'inverse).

   En effet, les humoristes avaient beaucoup ri à l'époque de cette dissolution (dans la mesure où elle avait donné la victoire à Jospin du Parti Socialiste, à la Gauche donc) mais ils n'avaient pas l'esprit du "à long terme". Car à long terme, c'est-à-dire dès 2002, cela assurait de facto les pleins pouvoirs au Parti gagnant de la présidentielle et empêchait toute cohabitation.

   Or si François Mitterrand et Jacques Chirac étaient des Présidents très appréciés (jusqu'en 2002), c'est que justement ils ont toujours "régné" sous une cohabitation même quand le Premier Ministre étaient du même parti qu'eux. En effet: camp de Rocard contre camp de Mitterrand et camp de Balladur contre camp de Chirac.

   Le fait que le gouvernement (et donc de fait le Parlement) puisse être un contre-poids à un Chef, ou puisse le devenir en cours de mandat présidentiel, était rassurant, évitait la personnalisation de la politique menée, évitait de ce fait les états de clivages violents tels qu'on en connaît de nos jours, et enfin évitait le statut de Chef Suprême (Dictateur) du Président de la République.

   Alors on me répondra que certes Mélenchon a perdu mais que LREM n'a pas la majorité absolue au parlement. Qu'importe dirais-je, et ce pour deux raisons.

   La première est qu'il était important que Mélenchon gagne les élections législatives car ainsi il allait pouvoir dégoûter les français et éviter un second tour en 2027 Le Pen / Mélenchon à la présidentielle (Mélenchon étant bien moins dangereux comme premier ministre que comme président). C'était forcé qu'il les dégoûte. Car d'abord l'alliance de la Nupes qui allie une gauche marxiste (PS [Parti Socialiste], PCF [Parti Communiste Français], Insoumis) naturellement portée au progrès technologique et donc à l'industrialisation avec une prétendue gauche ([EELV] écologistes) ne jurant que par la production douce, le fait-main, le bio, la décroissance, eh bien c'est une alliance contre-nature qui ne tient pas debout et ne peut satisfaire par cette contradiction interne aucun de ses propres électeurs!

   La seconde est que de toute-façon, à coup de n9-3 s'il le faut, LREM peut se passer du parlement pour faire passer des lois qui importunent l'opposition.

Voir les commentaires

La Justice Sociale pas la Loterie Électoraliste!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

tickets d'euromillions

   En Belgique on pense déjà à ce que je lis aux prochaines élections. Et chaque parti politique de vouloir paraître le plus généreux et "gentil"; en premier avec une vieille idée de Droite ressortie par ladite droite (MR): les allocations universelles; suivie de très près par la Droite Alternative (Écolo) qui se veut "de Gauche" (car se déclarer de gauche rapporte plus d'électeurs) et son idée d'attribution de trente mille euros (30.000 €) à tous les jeunes de 25 ans. Bon, je serais tout-à-fait capable d'argumenter des heures pour démontrer en quoi ces deux mesures sont anti-sociales et aggraveraient les inégalités au lieu de les aplanir, mais passons car il est sommes toutes 4h42 du matin.

   Et si à la place de ces promesses de "tous gagnants à l'EuroMillions" qui puent bien l'électoralisme et le clientélisme - l'achat de votes quoi - on se préoccupait de faire vraiment du Social?

   Il me semble en effet qu'il y a quelques chantiers vachement plus urgents et plus "Justes"; moins coûteuses également.

   Tout d'abord on reproche beaucoup en France à Emmanuel Macron d'être «le Président des riches». Rien n'est plus faux. Il est le président de ce que notre MR belge qualifie par «les Classes Moyennes». De fait, Macron a établi en France que «à cotisations sociales égales, ouverture égale aux droits sociaux»! Voilà un chantier plus urgent pour le MR que les allocations universelles il me semble. Il est urgent d'enfin faire en sorte qu'en Belgique aussi, tout comme en France depuis Macron, les indépendants qui paient leurs cotisations aient enfin droits à des allocations de chômage calculées en fonction de leurs revenus d'avant-faillite (et non plus uniquement au minimex), aient droits à des allocations de maladie-invalidité comme les travailleurs (qu'ils sont par ailleurs), aient droits à une pension calculée en fonction des revenus et cotisations de carrière (et non plus la seule GRAPA).

   Voilà donc des chantiers plus urgents pour la Droite, dont l'électorat naturel sont les fameux indépendants (c'est du moins ce que prétend le MR).

   Pour la Gauche, quand on est réellement de gauche on est censé être plus préoccupé de sujets sociaux (tant d'un point de vue économique que philosophique) que par rameuter des électeurs à la manière de Lula au Brésil.

   Refaire du minimex (allocations de CPAS) l'ultime rempart inconditionnel contre la misère me semble donc plus urgent que de distribuer un gain de lotto à certains. C'est-à-dire que le PS, puisque Écolo ne semble pas prêt à s'en occuper, doit rétablir le droit inconditionnel au minimex, sans obligation de parcours menant au travail à suivre par les bénéficiaires. Ça coûtera finalement moins cher aux bourgeois, une telle solidarité, que 30.000 euros fois le nombre de "nouveaux de 25 ans" chaque année!

   C'est une question de Justice Sociale. Avec cette dernière proposition la bourgeoisie devient solidaire réellement des plus pauvres, puisque le minimex contrairement au chômage est payé par les impôts et non par les cotisations sociales!

   Ce qui implique un chantier tiers et inévitable (qui équilibre à ce point Gauche et Droite): rendre plus automatique l'exclusion du bénéfice des allocations de chômages de ceux qui manifestement ne veulent plus travailler pour les rediriger vers les CPAS.

   Non, mais puisque l'on semble prêt à distribuer de l'argent, autant le faire de manière utile et juste socialement; tout en équilibrant préoccupations de Droite et de Gauche!

Voir les commentaires

Discours de 1er Mai, fête des travailleurs et non "fête du travail"!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Tout d'abord je tenais à signaler ici que le premier Mai est bien "la fête des Travailleurs" et non pas "la fête du travail". Pourquoi fête-t-on les travailleurs (et travailleuses) le 1er Mai? Cela provient des USA: un premier Mai eût lieu un massacre de travailleurs assistant à un meeting en pleine rue. Et aux USA comme dans l'ensemble des Amériques (latine également donc) on parle bien du "workers day", "dia dos trabalhadores", "jour des travailleurs" et non de jour du travail.

   Alors on sait que la gauche et l'extrême-gauche marxistes se sont  réappropriés cette fête. Et justement je tenais ici à réfléchir sur un point précis, qui a à voir avec la critique de l'Homme Unidimensionnel, critique proprement existentialiste reprise plus tard par les situationnistes (ces derniers malgré tout restant dans une vision unidimensionnelle de l'humain). En un mot: «la gauche sauvera-t-elle le travailleur?».

   De fait Engels et Marx, lorsqu'ils observent et réfléchissent au bonheur des travailleurs et à leur avenir, le font à partir de ce qu'ils peuvent voir du quotidien du travailleur du tout début du XIXe Siècle, début des années 1800.

   Soit un ouvrier et une ouvrière travaillant 16 heures par jour et ne faisant que travailler, manger, baiser et dormir.

   Les Communistes dès lors n'imaginent qu'un seul bonheur pour le travailleur: posséder le boulet auquel il est enchaîné! Pouvoir en choisir la couleur sans pour autant en être débarrassé ne fut-ce qu'un instant.

   En effet, les Communistes, malgré la critique marxiste de l'aliénation de la marchandise, ne pensent nullement en revenir à l'artisanat (à l'avant-révolution industrielle), aux PME, etc. Au contraire ils gardent l'industrialisation pourvu que la machine appartienne à l'ouvrier. On voit bien la bêtise que cela constitue.

   L'apparition dans les démocraties capitalistes du découpage de la journée en trois temps de 8 heures: 8 heures de travail, 8 heures de loisirs et 8 heures de sommeil, signera la fin du Communisme même s'il a mis du temps à s'effondrer.

   En effet, le communisme conçoit les purs loisirs comme une chose "bourgeoise". S'ils découpèrent à leur tour les journées en trois 8, les heures dévolues dans le monde occidental bourgeois et "décadent" aux loisirs devaient servir selon l'URSS, la Chine, Cuba, la Corée du Nord, etc. à la "formation marxiste par le Parti, par les Soviets". Seule la lecture de Marx est acceptable comme occupation hors travail et sommeil pour le communisme.

   C'est que le communisme, Marx et Engels, n'ont qu'une vision unidimensionnelle de l'humain. L'Homme n'a qu'une dimension: celui de sa classe sociale. Il n'y a que des travailleurs et des patrons, rien d'autre au monde!

   Or, voici que soudain, et grâce à la lutte des travailleurs dans ces pays, les loisirs naissent dans les démocraties capitalistes. Dès lors je suis, comme le notent très bien et Van Vogt dans ses cours de sémantique et Jean-Paul Sartre dans ses traités d'existentialisme, obligé de ne plus seulement dire "untel est ouvrier" mais bien "untel est ouvrier... entre autres choses".

   Car dès lors je ne suis plus seulement travailleur, mais aussi guitariste, bricoleur, informaticien, DJ, pêcheur, motocycliste, cycliste, joueur de basket, de jeu d'échecs, etc. Et pas seulement par mon métier mais en plus de mon métier!

   L'homme devient pluridimensionnel, multidimensionnel et se libère ainsi de son uni-dimensionnalité.

   Et si c'est gênant, cette nouvelle liberté du travailleur, pour le Communisme c'est que le marxisme ne voit qu'un type de lien social admissible: celui de la classe sociale. Or les liens sociaux créés par les loisirs sont de facto inter-classes-sociales, les dépassent.

   Mais ils n'en sont pas pour autant, contrairement à ce que fait le marxisme, à rejeter dans la poubelle des choses inutiles.

   Ces loisirs, premièrement, apportent un équilibre mental. Et ensuite ils permettent à l'humain de se dépasser, de découvrir de nouvelles choses d'ordre sportives, artistiques, mais aussi scientifiques et techniques!

   Je dirais que l'oeuvre de Karl Marx et d'Engels sont elles-mêmes issues "des choses inutiles et bourgeoises capitalistes", de l'activité de l'observation intellectuelle non-productrice de valeur marchande.

   Bref soyez multidimensionnels pour être des travailleurs libres!

-------------------------

 

   On pourrait penser que ce discours de premier Mai était du vide, de pures considérations intellectuelles sans importance pour la vie réelle, la civilisation humaine, le développement. Or voici que je vais m'atteler ici à la tâche nécessaire de démontrer en quoi cette pluridimensionnalité de l'humain telle que vue par les démocraties capitalistes (USA dans mon exemple) permet un développement civilisationnel exponentiellement plus élevé qu'une vision d'homme unidimensionnel - prolétaire et rien que prolétaire - (URSS dans mon exemple).

   Je veux parler du progrès technologique, une forme de progrès qui touche tout DJ ou MC.

   On pensera bien évidemment à la Course vers l'Espace. Certes, à l'époque, le productivisme étant de mise tant à l'Ouest qu'à l'Est, la notion de "loisirs" étant encore largement absente de la société d'avant 1960 (les Golden Sixties arriveront mais bien plus tard que de ce que nous allons évoquer ici), il y avait donc égalité entre les "deux blocs".

   Tant et si bien que la rigueur propre au productivisme soviétique permit à l'URSS de prendre une grande longueur d'avance: Spoutnik, le premier satellite artificiel, émettant par voie hertzienne un bip-bip continu pouvant être entendu sur l'ensemble de la planète dont il faisait le tour quotidiennement, était on peut le dire la toute première pièce du puzzle technologique moderne et fort bien réussie!

   Les USA mirent du temps à rattraper le retard et c'est presque par un pur hasard qu'ils furent les premiers à mettre les pieds sur la Lune en 1969 avant l'URSS. Bref, malgré cette dernière victoire américaine les soviétiques avaient tout pour être fiers de leur prolétarisme outrancier.

   S'ouvre alors une seconde ère de développement technologique. Après avoir rêvé aux petits martiens tout vert, on rêve au Cyborg, à l'Intelligence Artificielle, au robot humain. C'est l'ère de la Révolution Informatique.

   Et en ce domaine, l'URSS autrefois si habile est à la traîne, les USA percent bien plus vite, bien trop vite même. C'est sans doute ce qui précipitera la nomination de Gorbatchev à la tête de l'URSS par le Parti Communiste.

   À quoi cela peut-il bien être dû? C'est qu'entre la Conquête de l'Espace et la Révolution Informatique, du moins en démocraties capitalistes, l'homme est devenu un consommateur de loisirs mais qui dit loisirs ne dit pas que consommation mais également création à partir du consommé... L'homme a quitté l'ère unidimensionnelle.

   Des grands ingénieurs, à l'Ouest comme à l'Est, dessinent de manière très sérieuse et carrée les plans des futurs premiers ordinateurs "à la chaîne"; des ordinateurs qui tant à l'Est qu'à l'Ouest sont destinés à l'usage de la seule administration.

   Et voici qu'aux USA, des gens, souvent universitaires, souvent excentriques, ont l'idée d'utiliser les circuits imprimés, base de l'informatique industrielle, pour leurs loisirs.

   C'est en quoi réside la supériorité de l'économie capitaliste que d'oser imaginer que puisque il y a des gens que ça intéresse l'informatique, fut-ce pour jouer au ping-pong sur un écran, et bien on va créer un ordinateur familial, les premiers PC (Personnal Computer, Ordinateur Personnel): IBM puis Apple.

   Dans l'économie marxiste on imagine mal gaspiller de l'effort pour produire une machine qui permette de jouer au ping-pong sur écran plutôt que sur table concrète et qui ne serve pas à du plus "utile".

   Autres points forts du capitalisme démocratique: la libre entreprise et la propriété privée (et non collective). Commençons par le second item.

   En URSS quel aurait été, à imaginer que le modèle de Karl Marx ait été suivi scrupuleusement (Lénine le cita mais se garda bien de le réaliser) donc qu'il y en ait eu un, le vote d'un Soviet de constructeurs informatiques pour savoir si on pouvait littéralement péter un ordinateur pour le transformer en éventuelle (car ce n'est là qu'une expérience) future première carte son de l'histoire de l'informatique? Je crains que le non l'ait emporté: pourquoi vouloir qu'un ordinateur joue de la musique ça sert à rien, le tourne-disque le fait si bien!

   La propriété privée me permets de me passer du vote d'un quelconque poussiéreux Soviet, j'ai un ordi, j'ai une idée, donc je le fais.

   Sans cela l'avenir de nombreux DJs à travers le monde eût été fort compromis...

   Du coup on comprend mieux le second item: la liberté d'entreprendre en dehors de tout contrôle étatique: j'ai eu l'ordi, j'ai eu l'idée, je vends ce que j'ai trouvé et ça financera d'autres découvertes.

   Bien évidemment j'ai pris l'exemple (réel) de l'invention de la carte son car il s'agit ici d'un blog de DJ/Producer surtout DJ depuis qu'il a découvert qu'il était piètre "producer".

   Mais en fait en matière de Révolution Informatique, l'URSS sera à la traîne de tout: du PC, de la connectivité entre plusieurs systèmes d'exploitations différents, de l'Internet... et même du hacking où il faudra attendre l'effondrement de l'URSS et l'établissement du capitalisme pour qu'en ce domaine au moins ils émergent!

Voir les commentaires

Liberté oui, mais liberté surveillée!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Il y a une question que l'on s'est posée lors de la mise en place du "contact tracing" visant à lutter contre la propagation de la Covid-19. Mais soyons clairs, depuis maintenant 5 ans les gouvernements européens ont les moyens potentiels de suivre tout individu à la trace, de garder un historique de ses déplacements en temps et heures, de relever ses habitudes et même de prédire l'endroit où il se trouvera dans un futur pouvant aller jusqu'à environ un mois.

   C'est ce qu'on appelle la Mobilité 2.0 ou mobilité partagée; cette nouvelle politique de mobilité initiée d'abord à Paris puis à Bruxelles et enfin dans de plus en plus de grandes villes européennes qui crie à qui veut bien l'entendre que «mais non, la voiture personnelle n'est pas la liberté» (et en plus ça pollue) et que «mieux vaut prendre les transports en commun et le vélo».

   De ce fait, un vélo électrique neuf coûtant le prix d'une (bonne) voiture d'occasion, on s'est donc mis à proposer des moyens de déplacement "partagés" (de location). Que ce soient vélos, trottinettes, et même scouters et voitures électriques. Ces objets mis à disposition du public coûtant un prix certain, il devint logique de leur adjoindre des méthodes de traçages dans le but certes d'en éviter le vol  et la dégradation mais qui font que de facto tout individu les utilisant est donc suivi à la trace!

   L'IoT (Internet of Things, Internet des Objets) s'en est donc mêlé créant déjà le fameux web 3.0 dont on nous parle pour un Monde Virtuel, mais dans le Monde Réel malheureusement.

   Car, si j'ajoute à cela, que même les transports en commun permettent potentiellement de savoir qui monte dans le tram, métro ou bus, dans lequel et vers quelle direction; que savoir où il en descent peut facilement se faire s'il décide d'emprunter une trottinette ou un vélo; que tout cela se fait via des "apps" (applications de smartphones); donc il n'y a plus de limites.

   Qui me dit, en effet, que le processus de tracing s'arrête réellement lorsque je quitte le moyen de transport emprunté? Tout se faisant via des apps, il me faudrait être sûr que l'application utilisée par moi pour emprunter tous mes moyens de transport ne continue pas à envoyer ma position, soit en continu soit toutes les x minutes, via le GPS de mon smartphone à une espèce de "banque de déplacements".

   C'est bien là le hic. Nous avons acceptés un monde de tracing de notre mobilité, et si on additionne le tracing permis par les paiements avec cartes bancaires eh bien on n'est pas sorti de l'auberge même en prenant sa voiture personnelle...

Voir les commentaires

L'Ukraine pourra peut-être gagner la guerre mais les ukrainiens, eux, l'ont déjà perdue!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Aujourd'hui Mardi 29 Mars 2022 avaient lieu des pourparlers entre représentants de l'Ukraine et de la Russie en Turquie. Si le lieu a été bien choisi: la Turquie réalise l'exploit diplomatique d'être un pays membre de l'OTAN tout en étant un allié de Moscou, le contenu des propositions mises sur la table par les diplomates ukrainiens me laisse assez dans le doute. Zelensky est-il plus fou que Poutine lui-même? N'y a-t-il aucun diplomate ukrainien capable de lui rappeler les réalités du Monde?

   Certes il y a des avancées. Pour une fois Zelensky a concédé des choses, ce qu'il n'avait jamais fait jusqu'à présent. Il concède la non-entrée de l'Ukraine dans l'OTAN et la remise des discussions sur les régions pro-russes de l'Est et du Sud (Crimée). C'est il me semble déjà une énorme avancée dans la prise en compte de la real-politique.

   Mais, malheureusement, ce jour il avance une proposition pour le moins rocambolesque. Je constate, sans doute en même temps que les gouvernements de ces pays, qu'il a impliqué de facto l'Occident dans les négociations en soumettant aux négociateurs russes une idée de «pacte de protection entre l'Ukraine, les États-Unis d'Amérique, le Royaume Uni, l'Allemagne, la Pologne». Je crois avoir lu aussi dans le compte rendu du site du journal belge Le Soir que la Chine était citée, mais je pense que là j'ai dû avoir une réaction d'hallucination suite à ce que je venais de lire.

   Bon; c'est encore une position que Poutine pourrait, s'il se sent assez froid comme un serpent, accepter par pur cynisme: si ces pays occidentaux étaient au courant alors les promesses n'engagent que ceux qui y croient (l'Ukraine) et non ceux qui les prononcent (l'Occident). Mais de ce que l'on sait les pays cités plus haut n'étaient pas vraiment au courant d'être mis à l'ordre du jour des négociations.

   Alors, plusieurs remarques. D'abord si ces pays avaient tenus à défendre l'Ukraine, ils se seraient déjà engagés militairement. Tout ce qui s'est passé jusqu'à présent est l'octroi d'un budget d'armement à l'Ukraine par les États-Unis d'un montant de 1 milliard de dollars. Un milliard oui, mais... en prêt et un prêt ça se rembourse!

   Donc, oui, avec ses seules forces actuelles l'Ukraine pourrait peut-être gagner (partiellement) la guerre, mais se retrouve déjà avec un milliard de dollars de dette. Sans compter que, finalement, Poutine a servi la soupe à l'Union Européenne: une énorme partie du territoire ukrainien est à reconstruire; du pain béni pour les entrepreneurs européens du BTP (bâtiments, routes, ponts) et du nucléaire (EDF, construction / réparation de centrales nucléaires).

   Ce qui fait que les ukrainiens, le Peuple Ukrainien, lui, a déjà dès maintenant perdu ladite guerre même si les Russes sont repoussés jusque chez eux.

   Mais pour revenir sur l'idée de «partenariat de protection». Les pays cités n'ont pas fait leurs preuves jusqu'à présent en Ukraine car ils ne le voulaient pas. Et ils ne le voulaient pas car ils en sont bien incapables!

   Les armées occidentales, en premier celle des USA, sont, depuis l'invention de la bombe nucléaire, incapables d'être encore des "armées de terrain"; ce sont devenus des "armées-bouton": persuadés qu'il suffirait de brandir le bouton nucléaire pour s'imposer. Or, on le sait, avec l'arme nucléaire le premier assez fou pour appuyer sur ledit bouton signe sa propre destruction massive!

   Résultat: la dernière guerre qu'ait remportée les USA est celle du Japon; depuis ils ont perdu toutes les autres: du Vietnam (ou Guerre du Pacifique) jusqu'à l'Afghanistan, en passant par Cuba (Baie des Cochons) et l'Irak. Partout où les États-Unis et leurs alliés sont passés, ils n'ont fait soit que pouvoir repartir en laissant les choses en l'état, soit en empirant la situation initiale.

   Nos armées Occidentales sont parfaites à mobiliser dans leur quasi-totalité pour abattre un seul homme (Saddam Hussein, Ben Laden, Kadhafi par ordre chronologique) mais pour le reste ils n'assument plus après.

   Zelensky, en posant cette condition dans les pourparlers de ce jour, a démontré qu'il croyait en des hologrammes et, pire, risque d'obtenir très probablement un refus de la part de Poutine. Après il dira encore que «c'est de la faute aux russes si les négociations n'ont pas abouties»; non, au plus censé ce sera de sa propre faute, au plus cynique de la faute des Occidentaux refroidis d'avoir été placés dans un bain dont ils ne veulent pas...

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>