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ethique

Discours de 1er Mai, fête des travailleurs et non "fête du travail"!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Tout d'abord je tenais à signaler ici que le premier Mai est bien "la fête des Travailleurs" et non pas "la fête du travail". Pourquoi fête-t-on les travailleurs (et travailleuses) le 1er Mai? Cela provient des USA: un premier Mai eût lieu un massacre de travailleurs assistant à un meeting en pleine rue. Et aux USA comme dans l'ensemble des Amériques (latine également donc) on parle bien du "workers day", "dia dos trabalhadores", "jour des travailleurs" et non de jour du travail.

   Alors on sait que la gauche et l'extrême-gauche marxistes se sont  réappropriés cette fête. Et justement je tenais ici à réfléchir sur un point précis, qui a à voir avec la critique de l'Homme Unidimensionnel, critique proprement existentialiste reprise plus tard par les situationnistes (ces derniers malgré tout restant dans une vision unidimensionnelle de l'humain). En un mot: «la gauche sauvera-t-elle le travailleur?».

   De fait Engels et Marx, lorsqu'ils observent et réfléchissent au bonheur des travailleurs et à leur avenir, le font à partir de ce qu'ils peuvent voir du quotidien du travailleur du tout début du XIXe Siècle, début des années 1800.

   Soit un ouvrier et une ouvrière travaillant 16 heures par jour et ne faisant que travailler, manger, baiser et dormir.

   Les Communistes dès lors n'imaginent qu'un seul bonheur pour le travailleur: posséder le boulet auquel il est enchaîné! Pouvoir en choisir la couleur sans pour autant en être débarrassé ne fut-ce qu'un instant.

   En effet, les Communistes, malgré la critique marxiste de l'aliénation de la marchandise, ne pensent nullement en revenir à l'artisanat (à l'avant-révolution industrielle), aux PME, etc. Au contraire ils gardent l'industrialisation pourvu que la machine appartienne à l'ouvrier. On voit bien la bêtise que cela constitue.

   L'apparition dans les démocraties capitalistes du découpage de la journée en trois temps de 8 heures: 8 heures de travail, 8 heures de loisirs et 8 heures de sommeil, signera la fin du Communisme même s'il a mis du temps à s'effondrer.

   En effet, le communisme conçoit les purs loisirs comme une chose "bourgeoise". S'ils découpèrent à leur tour les journées en trois 8, les heures dévolues dans le monde occidental bourgeois et "décadent" aux loisirs devaient servir selon l'URSS, la Chine, Cuba, la Corée du Nord, etc. à la "formation marxiste par le Parti, par les Soviets". Seule la lecture de Marx est acceptable comme occupation hors travail et sommeil pour le communisme.

   C'est que le communisme, Marx et Engels, n'ont qu'une vision unidimensionnelle de l'humain. L'Homme n'a qu'une dimension: celui de sa classe sociale. Il n'y a que des travailleurs et des patrons, rien d'autre au monde!

   Or, voici que soudain, et grâce à la lutte des travailleurs dans ces pays, les loisirs naissent dans les démocraties capitalistes. Dès lors je suis, comme le notent très bien et Van Vogt dans ses cours de sémantique et Jean-Paul Sartre dans ses traités d'existentialisme, obligé de ne plus seulement dire "untel est ouvrier" mais bien "untel est ouvrier... entre autres choses".

   Car dès lors je ne suis plus seulement travailleur, mais aussi guitariste, bricoleur, informaticien, DJ, pêcheur, motocycliste, cycliste, joueur de basket, de jeu d'échecs, etc. Et pas seulement par mon métier mais en plus de mon métier!

   L'homme devient pluridimensionnel, multidimensionnel et se libère ainsi de son uni-dimensionnalité.

   Et si c'est gênant, cette nouvelle liberté du travailleur, pour le Communisme c'est que le marxisme ne voit qu'un type de lien social admissible: celui de la classe sociale. Or les liens sociaux créés par les loisirs sont de facto inter-classes-sociales, les dépassent.

   Mais ils n'en sont pas pour autant, contrairement à ce que fait le marxisme, à rejeter dans la poubelle des choses inutiles.

   Ces loisirs, premièrement, apportent un équilibre mental. Et ensuite ils permettent à l'humain de se dépasser, de découvrir de nouvelles choses d'ordre sportives, artistiques, mais aussi scientifiques et techniques!

   Je dirais que l'oeuvre de Karl Marx et d'Engels sont elles-mêmes issues "des choses inutiles et bourgeoises capitalistes", de l'activité de l'observation intellectuelle non-productrice de valeur marchande.

   Bref soyez multidimensionnels pour être des travailleurs libres!

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   On pourrait penser que ce discours de premier Mai était du vide, de pures considérations intellectuelles sans importance pour la vie réelle, la civilisation humaine, le développement. Or voici que je vais m'atteler ici à la tâche nécessaire de démontrer en quoi cette pluridimensionnalité de l'humain telle que vue par les démocraties capitalistes (USA dans mon exemple) permet un développement civilisationnel exponentiellement plus élevé qu'une vision d'homme unidimensionnel - prolétaire et rien que prolétaire - (URSS dans mon exemple).

   Je veux parler du progrès technologique, une forme de progrès qui touche tout DJ ou MC.

   On pensera bien évidemment à la Course vers l'Espace. Certes, à l'époque, le productivisme étant de mise tant à l'Ouest qu'à l'Est, la notion de "loisirs" étant encore largement absente de la société d'avant 1960 (les Golden Sixties arriveront mais bien plus tard que de ce que nous allons évoquer ici), il y avait donc égalité entre les "deux blocs".

   Tant et si bien que la rigueur propre au productivisme soviétique permit à l'URSS de prendre une grande longueur d'avance: Spoutnik, le premier satellite artificiel, émettant par voie hertzienne un bip-bip continu pouvant être entendu sur l'ensemble de la planète dont il faisait le tour quotidiennement, était on peut le dire la toute première pièce du puzzle technologique moderne et fort bien réussie!

   Les USA mirent du temps à rattraper le retard et c'est presque par un pur hasard qu'ils furent les premiers à mettre les pieds sur la Lune en 1969 avant l'URSS. Bref, malgré cette dernière victoire américaine les soviétiques avaient tout pour être fiers de leur prolétarisme outrancier.

   S'ouvre alors une seconde ère de développement technologique. Après avoir rêvé aux petits martiens tout vert, on rêve au Cyborg, à l'Intelligence Artificielle, au robot humain. C'est l'ère de la Révolution Informatique.

   Et en ce domaine, l'URSS autrefois si habile est à la traîne, les USA percent bien plus vite, bien trop vite même. C'est sans doute ce qui précipitera la nomination de Gorbatchev à la tête de l'URSS par le Parti Communiste.

   À quoi cela peut-il bien être dû? C'est qu'entre la Conquête de l'Espace et la Révolution Informatique, du moins en démocraties capitalistes, l'homme est devenu un consommateur de loisirs mais qui dit loisirs ne dit pas que consommation mais également création à partir du consommé... L'homme a quitté l'ère unidimensionnelle.

   Des grands ingénieurs, à l'Ouest comme à l'Est, dessinent de manière très sérieuse et carrée les plans des futurs premiers ordinateurs "à la chaîne"; des ordinateurs qui tant à l'Est qu'à l'Ouest sont destinés à l'usage de la seule administration.

   Et voici qu'aux USA, des gens, souvent universitaires, souvent excentriques, ont l'idée d'utiliser les circuits imprimés, base de l'informatique industrielle, pour leurs loisirs.

   C'est en quoi réside la supériorité de l'économie capitaliste que d'oser imaginer que puisque il y a des gens que ça intéresse l'informatique, fut-ce pour jouer au ping-pong sur un écran, et bien on va créer un ordinateur familial, les premiers PC (Personnal Computer, Ordinateur Personnel): IBM puis Apple.

   Dans l'économie marxiste on imagine mal gaspiller de l'effort pour produire une machine qui permette de jouer au ping-pong sur écran plutôt que sur table concrète et qui ne serve pas à du plus "utile".

   Autres points forts du capitalisme démocratique: la libre entreprise et la propriété privée (et non collective). Commençons par le second item.

   En URSS quel aurait été, à imaginer que le modèle de Karl Marx ait été suivi scrupuleusement (Lénine le cita mais se garda bien de le réaliser) donc qu'il y en ait eu un, le vote d'un Soviet de constructeurs informatiques pour savoir si on pouvait littéralement péter un ordinateur pour le transformer en éventuelle (car ce n'est là qu'une expérience) future première carte son de l'histoire de l'informatique? Je crains que le non l'ait emporté: pourquoi vouloir qu'un ordinateur joue de la musique ça sert à rien, le tourne-disque le fait si bien!

   La propriété privée me permets de me passer du vote d'un quelconque poussiéreux Soviet, j'ai un ordi, j'ai une idée, donc je le fais.

   Sans cela l'avenir de nombreux DJs à travers le monde eût été fort compromis...

   Du coup on comprend mieux le second item: la liberté d'entreprendre en dehors de tout contrôle étatique: j'ai eu l'ordi, j'ai eu l'idée, je vends ce que j'ai trouvé et ça financera d'autres découvertes.

   Bien évidemment j'ai pris l'exemple (réel) de l'invention de la carte son car il s'agit ici d'un blog de DJ/Producer surtout DJ depuis qu'il a découvert qu'il était piètre "producer".

   Mais en fait en matière de Révolution Informatique, l'URSS sera à la traîne de tout: du PC, de la connectivité entre plusieurs systèmes d'exploitations différents, de l'Internet... et même du hacking où il faudra attendre l'effondrement de l'URSS et l'établissement du capitalisme pour qu'en ce domaine au moins ils émergent!

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Liberté oui, mais liberté surveillée!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Il y a une question que l'on s'est posée lors de la mise en place du "contact tracing" visant à lutter contre la propagation de la Covid-19. Mais soyons clairs, depuis maintenant 5 ans les gouvernements européens ont les moyens potentiels de suivre tout individu à la trace, de garder un historique de ses déplacements en temps et heures, de relever ses habitudes et même de prédire l'endroit où il se trouvera dans un futur pouvant aller jusqu'à environ un mois.

   C'est ce qu'on appelle la Mobilité 2.0 ou mobilité partagée; cette nouvelle politique de mobilité initiée d'abord à Paris puis à Bruxelles et enfin dans de plus en plus de grandes villes européennes qui crie à qui veut bien l'entendre que «mais non, la voiture personnelle n'est pas la liberté» (et en plus ça pollue) et que «mieux vaut prendre les transports en commun et le vélo».

   De ce fait, un vélo électrique neuf coûtant le prix d'une (bonne) voiture d'occasion, on s'est donc mis à proposer des moyens de déplacement "partagés" (de location). Que ce soient vélos, trottinettes, et même scouters et voitures électriques. Ces objets mis à disposition du public coûtant un prix certain, il devint logique de leur adjoindre des méthodes de traçages dans le but certes d'en éviter le vol  et la dégradation mais qui font que de facto tout individu les utilisant est donc suivi à la trace!

   L'IoT (Internet of Things, Internet des Objets) s'en est donc mêlé créant déjà le fameux web 3.0 dont on nous parle pour un Monde Virtuel, mais dans le Monde Réel malheureusement.

   Car, si j'ajoute à cela, que même les transports en commun permettent potentiellement de savoir qui monte dans le tram, métro ou bus, dans lequel et vers quelle direction; que savoir où il en descent peut facilement se faire s'il décide d'emprunter une trottinette ou un vélo; que tout cela se fait via des "apps" (applications de smartphones); donc il n'y a plus de limites.

   Qui me dit, en effet, que le processus de tracing s'arrête réellement lorsque je quitte le moyen de transport emprunté? Tout se faisant via des apps, il me faudrait être sûr que l'application utilisée par moi pour emprunter tous mes moyens de transport ne continue pas à envoyer ma position, soit en continu soit toutes les x minutes, via le GPS de mon smartphone à une espèce de "banque de déplacements".

   C'est bien là le hic. Nous avons acceptés un monde de tracing de notre mobilité, et si on additionne le tracing permis par les paiements avec cartes bancaires eh bien on n'est pas sorti de l'auberge même en prenant sa voiture personnelle...

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Où est la mémoire de Jean Jaurès?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Je pense que jusqu'ici je ne m'étais pas exprimé assez clairement. Si, certes, la volonté d'extension de la Russie en Ukraine répond à la volonté d'extension tout aussi illégitime de l'OTAN et de l'Union Européenne dans la même Ukraine et ce pour des motifs strictement économiques (Ukraine = réserves de minerais d'équivalent africain); on doit condamner toute volonté de s'y imposer militairement, tant de la part de la Russie que de la part de l'Europe.

   C'est-à-dire que toute guerre en Ukraine, transformant le territoire ukrainien en champ de bataille et nuisant aux populations locales, est à condamner. Toute réponse guerrière à une guerre, déclenchée ici par les russes, aussi. Car seuls les peuples paient le prix des guerres qui s'engagent sur leur territoire; les grands bourgeois en tirant eux bénéfices car ils vendent ainsi aux armées des armes, des alcools, des drogues et des filles ("the joy divisions")...

   Pour ce qui est de quoi faire alors? Eh bien, l'aide humanitaire stricte (que ce soit via le plus sûr: la Croix-Rouge, ou via d'autres canaux) et l'accueil des réfugiés tant ukrainiens que russes (pour ceux qui s'opposent à cette guerre) me paraît le minimum et l'obligatoire à faire. Les sanctions économiques prises par les pays de l'OTAN vis-à-vis de la Russie ne sont, comme toujours, payées que par le peuple russe.

   Enfin je lis dernièrement un envahissement des réseaux sociaux et qui déborde même dans les média officiels traditionnels occidentaux par la théorie de "la préférence blanche" et du "rejet du Noir". Euh excusez-moi, mais les réfugiés ukrainiens, bien que légaux, sont accueillis à des conditions telles que si on accueillait tous les réfugiés du Monde selon les mêmes termes, les africains ne voudraient même plus venir en Europe!

   À savoir que, selon les termes utilisés par Ursula Von Der Leyen, «les ukrainiens seront accueillis tant que la situation en Ukraine le nécessite et en tout cas pour trois ans». Il s'agit du fameux "statut réfugié" strict que j'ai toujours défendu ici et qui ne pose aucun problème aux occidentaux, non parce que ils sont "blancs" plutôt que "noirs", mais parce que n'étant pas régularisés à vie de facto cela n'impacte pas culturellement et socio-économiquement nos pays de manière définitive mais uniquement de manière temporaire!

   Bref, c'est tout ce que j'avais à dire. Et aussi que la République Française, juste à côté de chez nous, encense la mémoire de Jean Jaurès au Lycée, a nommé maintes rues, places et stations de circulation de son nom, mais il semble que les études supérieures effacent ce qui a été appris au Lycée pour mettre dans nos cerveaux des rouages en formes de €, $, £ et ¥.

   Que Jean Jaurès revienne aujourd'hui, l'histoire se répéterait: on le conchierait et un nationaliste va-t-en-guerre l'assassinerait!

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Une station sans publicité est-elle une vraie condition pour une Radio Libre?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   C'est connu, dans le monde des "radios libres" on déteste la publicité. Pourtant, la présence ou l'absence de publicité détermine-t-elle vraiment à elle seule la "liberté" de ladite station?

   En télé on sait qu'à certains moments, en Belgique, la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone, de service public) passe énormément de publicités "Coca-Cola"; cela était vrai dans le passé, l'est toujours dans le présent et le sera probablement dans l'avenir. Pourtant la Une (RTBF-télé) au même moment a déjà passé pas mal de documentaires critiquant les sodas sucrés et visant principalement Coca-Cola, que ce soient ses produits avec sucre (diabète, etc.) ou sans sucre (cancers, etc.).

   Donc, on le constate, malgré la publicité pour une marque précise la station peut rester libre de critiquer ladite marque! C'est que, et souvent la plupart des gens y compris animateurs amateurs de radios l'ignorent, les publicités sont gérées par des agences de placement publicitaires, des Régies Publicitaires et qui en tant qu'entreprises indépendantes de la station se démarquent et sont strictement séparées du bureau de rédaction, de la ligne éditoriale et donc du travail des journalistes!

   Mais si la présence de publicités ne nuit en rien au contenu, l'absence de publicités est-elle un vrai gage d'indépendance de ma radio "libre"?

   On sait que pour émettre en FM, et même en webradio (radio web), il faut des moyens financiers. Si ce n'est pas la publicité qui fournit ces moyens, qui sont assez élevés, qui donc? Les auditeurs? Ça ça peut marcher sur une radio religieuse et éventuellement communautaire. Mais sur une radio libre on sait que les auditeurs veulent tout gratuit.

   En réalité la majorité des moyens financiers des "radios libres" proviennent de lobbies et / ou carrément partis politiques! Surtout quand elle se retrouve tout-à-coup avec des finances lui permettant d'émettre en DAB / DAB+. Et qu'étant donné que la méthode de récolte des moyens financiers mettent directement en rapport donateurs et directeurs éditoriaux, cela influence de facto le contenu.

   Donc, clairement ici, on démontre que l'absence de rentrées publicitaires nuit à la liberté de la ligne éditoriale de ma "radio libre".

   C'était je pense important à noter. Ce qui compte ne sont pas les moyens mis en oeuvre pour émettre, on peut très bien utiliser la publicité, ce qui compte est la finalité de la station: faire découvrir, réfléchir, penser et rêver ou bien faire du chiffre en meublant une longue suite de publicités par de la musique?

   C'est ça qui compte réellement: la fin et non le moyen!

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Le Bitcoin, la monnaie à laquelle peu comprennent quelque chose

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Je viens de lire un article dans lequel on s'étonne de la soudaine chute de la valeur du Bitcoin... Marrant me dis-je; d'autant qu'apparemment peu savent ce dont il s'agit réellement, son origine et à quoi il sert.

   Il est vrai que, étant donné qu'elle est basée sur la technologie des "blockchains", cette monnaie qualifiée de "monnaie alternative" a tout de suite rencontré son public d’aficionados parmi le monde numérique du bête geek aux très sérieux ingénieurs informatiques.

   Notons tout de suite que le Bitcoin n'est pas une monnaie alternative, puisqu'elle s'achète avec de la monnaie réelle, le US$ (USD, Dollar américain des USA), et se transforme tout aussi aisément en ledit dollar US.

   Le Bitcoin par contre offre une nouveauté évidente et pour laquelle elle a été créée: l'anonymat des transactions. C'est-à-dire que le Bitcoin a été créé en Asie pour permettre à des mafieux de vendre de manière anonyme des biens illégaux (films pédopornographiques, drogues, armes, etc.) à des acheteurs voulant de facto rester eux aussi anonymes.

   C'est l'unique but dans lequel a été créé le Bitcoin. Ce n'est pas devenu ainsi, ça a été pensé ainsi. Par contre, ce qui est devenu ainsi, c'est le fait que des États-Nations ayant à subir des sanctions internationales se mettent à utiliser le Bitcoin comme moyen de poursuivre leurs achats et ventes de produits à l'étranger.

   Mais il se fait que, bien évidemment, après avoir vendu leurs cames les mafieux veulent s'acheter qui une villa, qui des bagnoles, qui un hélicoptère ou un jet privé, qui une île artificielle à Dubaï. Ça, justement, ça ne s'achète pas en Bitcoins et donc le mafieux sera obligé de vendre ses Bitcoins pour les transformer en Dollars. Et comme ce mafieux n'évolue pas seul dans le milieu, il doit se mettre d'accord avec tous les autres mafieux sur une date commune de vente car sinon malheur à celui qui aura fait baisser les cours avant les autres (et donc ruiné en partie les autres).

   Donc tous vendent à-peu-près au même moment, ce qui implique la chute du cours du Bitcoin! C'est évident, c'est inhérent à ce pour quoi a été créé cette monnaie.

   Qui donc croit pouvoir s'enrichir avec le Bitcoin en en achetant dix et en dormant pendant cinq ans se trompe. Ne s'enrichissent avec le Bitcoin que ceux qui vendent en Bitcoins des choses illégales.

   Exit donc les délires à la Elon Musk et autres Kasparov...

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Privatiser BPost? Et pourquoi pas?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   BPost, la Poste belge, offre un service qui selon le travailleur auquel vous avez à faire peut aller du moyen au très mauvais (mais ne sera jamais très bon). Pire: BPost, service public mais coté en bourse (tous ses services: bancaires, émission de timbres, distribution de courriers, recommandés et colis, assurances, etc.) veut, justement car coté en bourse, s'arroger le total monopole en Belgique!

   Et avec les moyens de l'État, c'est assez facile: vous pensiez que c'était pour rien ces soudaines descentes de "vérification des lois sociales" chez les concurrents soudains le vent en poupe, tels PostNL et DHL? Non: il faut assurer à BPost le monopole.

   Alors, puisque BPost a le monopole, puisque ses services vont du passable au très mauvais et rien de plus, je pense honnêtement, surtout qu'ils sont déjà cotés en bourse, qu'une bonne privatisation de cette entreprise serait la seule chose qui permette d'améliorer la qualité du service offert.

   Car un fonctionnaire ne peut être licencié à BPost que pour un seul motif: avoir mis la main dans les colis. Mais ne pas les avoir livrés, cela passe parfaitement. Quant aux contractuels (le personnel non-fonctionnaire ou non-encore fonctionnaire), ils sont protégés par des fonctionnaires qui savent que eux-mêmes glandent très largement.

   Être Solidaires? Il faudrait être solidaires de ces travailleurs du public alors que par définition ils ne sont solidaires d'aucune catégorie de travailleurs du privé? De fait: un fonctionnaire ne paie pas de cotisations sociales. Alors ils se plaignent d'avoir un salaire brut inférieur au privé, mais comme seuls les 5% de cotisation spéciale de retraite (et non les 40% du privé) sont retenues, ils ont en fait un salaire net largement supérieur. Ce n'est pas pour rien qu'ils pleurent lorsqu'on évoque le mot "privatisation".

   Et ce n'est pas pour rien non plus que même ni le MR, ni l'Open-VLD, ni la NVA, qui sont pourtant en concurrence sur le marché du Parti le plus à l'Ultra-Droite de la Droite Décomplexée (ça s'appelle l'extrême-droite au fait ça non?), ne veulent pas non plus parler de privatisation de BPost; eux, ces partis pourtant ultra-anti-fonctionnaires!

   Car de fait, comme à BPost il s'agit d'agents de l'état, on peut en faire des Agents d'État avec majuscules; des espions quoi. Dites-nous qui est abonné à quelle revue ou journal? Dites-nous si le retraité qui perçoit la GRAPA habite bien là où il est domicilié?

   Et sur ce dernier point ça l'a fait, et plutôt bien. Ah oui, mon facteur était un syndiqué mais il était aussi collabo!

   Bref, tous ce genre de services que BPost une fois entreprise privée ne pourrait plus rendre à l'État Belge sous peine de contrevenir aux Lois Européennes (RGPD etc.).

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Étudiantes victimes de drogues en bars et boîtes de nuit

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Il me semble bizarre que l'on prône non-seulement le doute systématique mais qui plus est le scepticisme systématique pour la majorité des sujets de société importants (la CoVid-19, ses vaccins, les vaccins en général, la science, et autres) et qu'on fasse du béni-oui-oui pour d'autres sujets.

   Je veux parler ici des accusations de viols de la part d'étudiantes et de drogues placées dans les consommations aux bars et dans les boîtes de nuit. Je trouve bizarre que seules les étudiantes émettent ces accusations, alors que les bars et discothèques citées sont aussi fréquentées par des 18-24 ans bien roulées mais non-étudiantes, travailleuses, sans-papiers et allocataires sociales. Et à ces trois dernières catégories il n'arrive jamais rien, elles témoignent n'avoir jamais vécu ce genre de choses; y compris les «bombes latines»!

   C'est qu'il y a une grande différence entre les jeunes étudiantes et les jeunes actives: une différence de milieu social, donc de comptes à rendre aux parents. De plus, les bombes latines et autres jeunes actives ont souvent eu l'occasion d'être totale bourrée avant leurs 18 ans, ce qui explique beaucoup de choses croyez-moi.

   En effet, j'ai lu dans les journaux les symptômes rapportés par ces jeunes étudiantes «victimes de la drogue mise à leur insu dans leurs boissons». Euh, excusez-moi mais alors je me permets un #MeToo; ces symptômes sont en effet ceux d'une drogue très connue et très répandue: l'abus d'alcool! Et je les ai déjà eu.

   Et oui, désolé de te le dire l'étudiante prometteuse, mais tu as les symptômes de l'alcoolique de base, de l'ivrogne vomiteur, du clochard!

   Car quand il s'agit de la "drogue du viol" qui est utilisée, tu te souviens strictement de rien, même pas de "flashes" de la soirée, ni de la tête de qui avec qui tu étais, il n'y a qu'un symptôme probant de viol en un tel cas et celui-ci n'est jamais cité par les étudiantes qui allongent la liste des plaintes sur... les réseaux sociaux!

   Bref, Trump a laissé son empreinte sur le monde moderne: «balancez quoi que ce soit sur les réseaux sociaux, il en restera toujours quelque chose». Parce qu'honnêtement un barman qui gaspille sa paie durement gagnée à investir dans une drogue pour finalement n'en retirer aucun profit personnel, c'est un peu irréaliste.

   En effet, dans toutes les plaintes de viol sans exceptions, jamais ledit barman "drogueur" n'est cité; c'est toujours quelqu'un d'autre qui a violé! Mort de rire...

   Mais, bon, finalement il faut laisser la Justice Institutionnelle se faire selon son court normal, ne pas la forcer ni politiquement ni médiatiquement.

   Simplement je m'étonne que cela ne soit jamais arrivé à des bombes latines et autres jeunes travailleuses, toutes aussi bien roulées que ces étudiantes. Mais le fait est qu'une jeune étudiante doit rendre des comptes à ses parents... Ce qui explique sans doute le nombre croissant de témoignages.

   De fait, ces parents petits, moyens, hauts bourgeois, ayant certes évacués l'Église mais pas pour autant la Morale Ecclésiastique («tu ne baiseras qu'avec qui on voudra bien que tu baises»), mettent beaucoup d'espoirs et de fantasmes de réussite sociale dans les études de leurs jeunes filles, même si celles-ci échappent à tout contrôle parental puisque, de fait, vivant en kots.

   Clairement, face à des bombes latines qui ne doivent rien à leurs parents, une jeune étudiante par contre devra se justifier de tout: elle a fumé du joint? «Ah, on m'a droguée», elle doit avorter? «ah, on m'a violée», etc.

   Encore une fois, soit quelqu'un drogue effectivement des étudiantes lors de leurs sorties, mais alors je parierais plus sur un étudiant ou un ancient étudiant que sur un barman qui lui, clairement, même s'il le désirait ne pourrait en tirer aucun profit car il doit travailler, jusqu'à la fermeture, au bar.

   Mais bon, entre comptes à rendre aux parents, inexpérience des effets des alcools, copiage des témoignages les uns sur les autres, disons encore une fois que laissons place à la Justice Institutionnelle et non à la Vindicte Populaire qui aux USA en a occis plus d'un innocent... Personne ne s'improvise enquêteur!

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