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contradictions

Discours de 1er Mai, fête des travailleurs et non "fête du travail"!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Tout d'abord je tenais à signaler ici que le premier Mai est bien "la fête des Travailleurs" et non pas "la fête du travail". Pourquoi fête-t-on les travailleurs (et travailleuses) le 1er Mai? Cela provient des USA: un premier Mai eût lieu un massacre de travailleurs assistant à un meeting en pleine rue. Et aux USA comme dans l'ensemble des Amériques (latine également donc) on parle bien du "workers day", "dia dos trabalhadores", "jour des travailleurs" et non de jour du travail.

   Alors on sait que la gauche et l'extrême-gauche marxistes se sont  réappropriés cette fête. Et justement je tenais ici à réfléchir sur un point précis, qui a à voir avec la critique de l'Homme Unidimensionnel, critique proprement existentialiste reprise plus tard par les situationnistes (ces derniers malgré tout restant dans une vision unidimensionnelle de l'humain). En un mot: «la gauche sauvera-t-elle le travailleur?».

   De fait Engels et Marx, lorsqu'ils observent et réfléchissent au bonheur des travailleurs et à leur avenir, le font à partir de ce qu'ils peuvent voir du quotidien du travailleur du tout début du XIXe Siècle, début des années 1800.

   Soit un ouvrier et une ouvrière travaillant 16 heures par jour et ne faisant que travailler, manger, baiser et dormir.

   Les Communistes dès lors n'imaginent qu'un seul bonheur pour le travailleur: posséder le boulet auquel il est enchaîné! Pouvoir en choisir la couleur sans pour autant en être débarrassé ne fut-ce qu'un instant.

   En effet, les Communistes, malgré la critique marxiste de l'aliénation de la marchandise, ne pensent nullement en revenir à l'artisanat (à l'avant-révolution industrielle), aux PME, etc. Au contraire ils gardent l'industrialisation pourvu que la machine appartienne à l'ouvrier. On voit bien la bêtise que cela constitue.

   L'apparition dans les démocraties capitalistes du découpage de la journée en trois temps de 8 heures: 8 heures de travail, 8 heures de loisirs et 8 heures de sommeil, signera la fin du Communisme même s'il a mis du temps à s'effondrer.

   En effet, le communisme conçoit les purs loisirs comme une chose "bourgeoise". S'ils découpèrent à leur tour les journées en trois 8, les heures dévolues dans le monde occidental bourgeois et "décadent" aux loisirs devaient servir selon l'URSS, la Chine, Cuba, la Corée du Nord, etc. à la "formation marxiste par le Parti, par les Soviets". Seule la lecture de Marx est acceptable comme occupation hors travail et sommeil pour le communisme.

   C'est que le communisme, Marx et Engels, n'ont qu'une vision unidimensionnelle de l'humain. L'Homme n'a qu'une dimension: celui de sa classe sociale. Il n'y a que des travailleurs et des patrons, rien d'autre au monde!

   Or, voici que soudain, et grâce à la lutte des travailleurs dans ces pays, les loisirs naissent dans les démocraties capitalistes. Dès lors je suis, comme le notent très bien et Van Vogt dans ses cours de sémantique et Jean-Paul Sartre dans ses traités d'existentialisme, obligé de ne plus seulement dire "untel est ouvrier" mais bien "untel est ouvrier... entre autres choses".

   Car dès lors je ne suis plus seulement travailleur, mais aussi guitariste, bricoleur, informaticien, DJ, pêcheur, motocycliste, cycliste, joueur de basket, de jeu d'échecs, etc. Et pas seulement par mon métier mais en plus de mon métier!

   L'homme devient pluridimensionnel, multidimensionnel et se libère ainsi de son uni-dimensionnalité.

   Et si c'est gênant, cette nouvelle liberté du travailleur, pour le Communisme c'est que le marxisme ne voit qu'un type de lien social admissible: celui de la classe sociale. Or les liens sociaux créés par les loisirs sont de facto inter-classes-sociales, les dépassent.

   Mais ils n'en sont pas pour autant, contrairement à ce que fait le marxisme, à rejeter dans la poubelle des choses inutiles.

   Ces loisirs, premièrement, apportent un équilibre mental. Et ensuite ils permettent à l'humain de se dépasser, de découvrir de nouvelles choses d'ordre sportives, artistiques, mais aussi scientifiques et techniques!

   Je dirais que l'oeuvre de Karl Marx et d'Engels sont elles-mêmes issues "des choses inutiles et bourgeoises capitalistes", de l'activité de l'observation intellectuelle non-productrice de valeur marchande.

   Bref soyez multidimensionnels pour être des travailleurs libres!

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   On pourrait penser que ce discours de premier Mai était du vide, de pures considérations intellectuelles sans importance pour la vie réelle, la civilisation humaine, le développement. Or voici que je vais m'atteler ici à la tâche nécessaire de démontrer en quoi cette pluridimensionnalité de l'humain telle que vue par les démocraties capitalistes (USA dans mon exemple) permet un développement civilisationnel exponentiellement plus élevé qu'une vision d'homme unidimensionnel - prolétaire et rien que prolétaire - (URSS dans mon exemple).

   Je veux parler du progrès technologique, une forme de progrès qui touche tout DJ ou MC.

   On pensera bien évidemment à la Course vers l'Espace. Certes, à l'époque, le productivisme étant de mise tant à l'Ouest qu'à l'Est, la notion de "loisirs" étant encore largement absente de la société d'avant 1960 (les Golden Sixties arriveront mais bien plus tard que de ce que nous allons évoquer ici), il y avait donc égalité entre les "deux blocs".

   Tant et si bien que la rigueur propre au productivisme soviétique permit à l'URSS de prendre une grande longueur d'avance: Spoutnik, le premier satellite artificiel, émettant par voie hertzienne un bip-bip continu pouvant être entendu sur l'ensemble de la planète dont il faisait le tour quotidiennement, était on peut le dire la toute première pièce du puzzle technologique moderne et fort bien réussie!

   Les USA mirent du temps à rattraper le retard et c'est presque par un pur hasard qu'ils furent les premiers à mettre les pieds sur la Lune en 1969 avant l'URSS. Bref, malgré cette dernière victoire américaine les soviétiques avaient tout pour être fiers de leur prolétarisme outrancier.

   S'ouvre alors une seconde ère de développement technologique. Après avoir rêvé aux petits martiens tout vert, on rêve au Cyborg, à l'Intelligence Artificielle, au robot humain. C'est l'ère de la Révolution Informatique.

   Et en ce domaine, l'URSS autrefois si habile est à la traîne, les USA percent bien plus vite, bien trop vite même. C'est sans doute ce qui précipitera la nomination de Gorbatchev à la tête de l'URSS par le Parti Communiste.

   À quoi cela peut-il bien être dû? C'est qu'entre la Conquête de l'Espace et la Révolution Informatique, du moins en démocraties capitalistes, l'homme est devenu un consommateur de loisirs mais qui dit loisirs ne dit pas que consommation mais également création à partir du consommé... L'homme a quitté l'ère unidimensionnelle.

   Des grands ingénieurs, à l'Ouest comme à l'Est, dessinent de manière très sérieuse et carrée les plans des futurs premiers ordinateurs "à la chaîne"; des ordinateurs qui tant à l'Est qu'à l'Ouest sont destinés à l'usage de la seule administration.

   Et voici qu'aux USA, des gens, souvent universitaires, souvent excentriques, ont l'idée d'utiliser les circuits imprimés, base de l'informatique industrielle, pour leurs loisirs.

   C'est en quoi réside la supériorité de l'économie capitaliste que d'oser imaginer que puisque il y a des gens que ça intéresse l'informatique, fut-ce pour jouer au ping-pong sur un écran, et bien on va créer un ordinateur familial, les premiers PC (Personnal Computer, Ordinateur Personnel): IBM puis Apple.

   Dans l'économie marxiste on imagine mal gaspiller de l'effort pour produire une machine qui permette de jouer au ping-pong sur écran plutôt que sur table concrète et qui ne serve pas à du plus "utile".

   Autres points forts du capitalisme démocratique: la libre entreprise et la propriété privée (et non collective). Commençons par le second item.

   En URSS quel aurait été, à imaginer que le modèle de Karl Marx ait été suivi scrupuleusement (Lénine le cita mais se garda bien de le réaliser) donc qu'il y en ait eu un, le vote d'un Soviet de constructeurs informatiques pour savoir si on pouvait littéralement péter un ordinateur pour le transformer en éventuelle (car ce n'est là qu'une expérience) future première carte son de l'histoire de l'informatique? Je crains que le non l'ait emporté: pourquoi vouloir qu'un ordinateur joue de la musique ça sert à rien, le tourne-disque le fait si bien!

   La propriété privée me permets de me passer du vote d'un quelconque poussiéreux Soviet, j'ai un ordi, j'ai une idée, donc je le fais.

   Sans cela l'avenir de nombreux DJs à travers le monde eût été fort compromis...

   Du coup on comprend mieux le second item: la liberté d'entreprendre en dehors de tout contrôle étatique: j'ai eu l'ordi, j'ai eu l'idée, je vends ce que j'ai trouvé et ça financera d'autres découvertes.

   Bien évidemment j'ai pris l'exemple (réel) de l'invention de la carte son car il s'agit ici d'un blog de DJ/Producer surtout DJ depuis qu'il a découvert qu'il était piètre "producer".

   Mais en fait en matière de Révolution Informatique, l'URSS sera à la traîne de tout: du PC, de la connectivité entre plusieurs systèmes d'exploitations différents, de l'Internet... et même du hacking où il faudra attendre l'effondrement de l'URSS et l'établissement du capitalisme pour qu'en ce domaine au moins ils émergent!

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Une station sans publicité est-elle une vraie condition pour une Radio Libre?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   C'est connu, dans le monde des "radios libres" on déteste la publicité. Pourtant, la présence ou l'absence de publicité détermine-t-elle vraiment à elle seule la "liberté" de ladite station?

   En télé on sait qu'à certains moments, en Belgique, la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone, de service public) passe énormément de publicités "Coca-Cola"; cela était vrai dans le passé, l'est toujours dans le présent et le sera probablement dans l'avenir. Pourtant la Une (RTBF-télé) au même moment a déjà passé pas mal de documentaires critiquant les sodas sucrés et visant principalement Coca-Cola, que ce soient ses produits avec sucre (diabète, etc.) ou sans sucre (cancers, etc.).

   Donc, on le constate, malgré la publicité pour une marque précise la station peut rester libre de critiquer ladite marque! C'est que, et souvent la plupart des gens y compris animateurs amateurs de radios l'ignorent, les publicités sont gérées par des agences de placement publicitaires, des Régies Publicitaires et qui en tant qu'entreprises indépendantes de la station se démarquent et sont strictement séparées du bureau de rédaction, de la ligne éditoriale et donc du travail des journalistes!

   Mais si la présence de publicités ne nuit en rien au contenu, l'absence de publicités est-elle un vrai gage d'indépendance de ma radio "libre"?

   On sait que pour émettre en FM, et même en webradio (radio web), il faut des moyens financiers. Si ce n'est pas la publicité qui fournit ces moyens, qui sont assez élevés, qui donc? Les auditeurs? Ça ça peut marcher sur une radio religieuse et éventuellement communautaire. Mais sur une radio libre on sait que les auditeurs veulent tout gratuit.

   En réalité la majorité des moyens financiers des "radios libres" proviennent de lobbies et / ou carrément partis politiques! Surtout quand elle se retrouve tout-à-coup avec des finances lui permettant d'émettre en DAB / DAB+. Et qu'étant donné que la méthode de récolte des moyens financiers mettent directement en rapport donateurs et directeurs éditoriaux, cela influence de facto le contenu.

   Donc, clairement ici, on démontre que l'absence de rentrées publicitaires nuit à la liberté de la ligne éditoriale de ma "radio libre".

   C'était je pense important à noter. Ce qui compte ne sont pas les moyens mis en oeuvre pour émettre, on peut très bien utiliser la publicité, ce qui compte est la finalité de la station: faire découvrir, réfléchir, penser et rêver ou bien faire du chiffre en meublant une longue suite de publicités par de la musique?

   C'est ça qui compte réellement: la fin et non le moyen!

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Étudiantes victimes de drogues en bars et boîtes de nuit

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Il me semble bizarre que l'on prône non-seulement le doute systématique mais qui plus est le scepticisme systématique pour la majorité des sujets de société importants (la CoVid-19, ses vaccins, les vaccins en général, la science, et autres) et qu'on fasse du béni-oui-oui pour d'autres sujets.

   Je veux parler ici des accusations de viols de la part d'étudiantes et de drogues placées dans les consommations aux bars et dans les boîtes de nuit. Je trouve bizarre que seules les étudiantes émettent ces accusations, alors que les bars et discothèques citées sont aussi fréquentées par des 18-24 ans bien roulées mais non-étudiantes, travailleuses, sans-papiers et allocataires sociales. Et à ces trois dernières catégories il n'arrive jamais rien, elles témoignent n'avoir jamais vécu ce genre de choses; y compris les «bombes latines»!

   C'est qu'il y a une grande différence entre les jeunes étudiantes et les jeunes actives: une différence de milieu social, donc de comptes à rendre aux parents. De plus, les bombes latines et autres jeunes actives ont souvent eu l'occasion d'être totale bourrée avant leurs 18 ans, ce qui explique beaucoup de choses croyez-moi.

   En effet, j'ai lu dans les journaux les symptômes rapportés par ces jeunes étudiantes «victimes de la drogue mise à leur insu dans leurs boissons». Euh, excusez-moi mais alors je me permets un #MeToo; ces symptômes sont en effet ceux d'une drogue très connue et très répandue: l'abus d'alcool! Et je les ai déjà eu.

   Et oui, désolé de te le dire l'étudiante prometteuse, mais tu as les symptômes de l'alcoolique de base, de l'ivrogne vomiteur, du clochard!

   Car quand il s'agit de la "drogue du viol" qui est utilisée, tu te souviens strictement de rien, même pas de "flashes" de la soirée, ni de la tête de qui avec qui tu étais, il n'y a qu'un symptôme probant de viol en un tel cas et celui-ci n'est jamais cité par les étudiantes qui allongent la liste des plaintes sur... les réseaux sociaux!

   Bref, Trump a laissé son empreinte sur le monde moderne: «balancez quoi que ce soit sur les réseaux sociaux, il en restera toujours quelque chose». Parce qu'honnêtement un barman qui gaspille sa paie durement gagnée à investir dans une drogue pour finalement n'en retirer aucun profit personnel, c'est un peu irréaliste.

   En effet, dans toutes les plaintes de viol sans exceptions, jamais ledit barman "drogueur" n'est cité; c'est toujours quelqu'un d'autre qui a violé! Mort de rire...

   Mais, bon, finalement il faut laisser la Justice Institutionnelle se faire selon son court normal, ne pas la forcer ni politiquement ni médiatiquement.

   Simplement je m'étonne que cela ne soit jamais arrivé à des bombes latines et autres jeunes travailleuses, toutes aussi bien roulées que ces étudiantes. Mais le fait est qu'une jeune étudiante doit rendre des comptes à ses parents... Ce qui explique sans doute le nombre croissant de témoignages.

   De fait, ces parents petits, moyens, hauts bourgeois, ayant certes évacués l'Église mais pas pour autant la Morale Ecclésiastique («tu ne baiseras qu'avec qui on voudra bien que tu baises»), mettent beaucoup d'espoirs et de fantasmes de réussite sociale dans les études de leurs jeunes filles, même si celles-ci échappent à tout contrôle parental puisque, de fait, vivant en kots.

   Clairement, face à des bombes latines qui ne doivent rien à leurs parents, une jeune étudiante par contre devra se justifier de tout: elle a fumé du joint? «Ah, on m'a droguée», elle doit avorter? «ah, on m'a violée», etc.

   Encore une fois, soit quelqu'un drogue effectivement des étudiantes lors de leurs sorties, mais alors je parierais plus sur un étudiant ou un ancient étudiant que sur un barman qui lui, clairement, même s'il le désirait ne pourrait en tirer aucun profit car il doit travailler, jusqu'à la fermeture, au bar.

   Mais bon, entre comptes à rendre aux parents, inexpérience des effets des alcools, copiage des témoignages les uns sur les autres, disons encore une fois que laissons place à la Justice Institutionnelle et non à la Vindicte Populaire qui aux USA en a occis plus d'un innocent... Personne ne s'improvise enquêteur!

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La vérité sociologique derrière les 140000 métiers en pénurie en Belgique!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Alors Georges-Louis Bouchez frappe encore une fois en annonçant un calcul de 140000 (cent quarante-mille) métiers en pénurie en Belgique. Il a bien dit métiers et non emplois! C'est important car pour qu'un métier soit en pénurie, on devrait estimer pour un petit pays comme la Belgique qu'il y a en moyenne 50 postes par métier qui ne trouvent pas preneurs. Or donc 140000 métiers en "pénurie" cela représente donc 7000000 (7 millions) de salariés qui manquent dans lesdits métiers!

   Or, il y a bien moins de 7 millions de chômeurs en Belgique. Donc la culpabilité ne peut reposer sur lesdits chômeurs. Avec un tel chiffre, en fait, on s'aperçoit que il y a trop de petits bourgeois-patrons pour pas assez de salariés! Et c'est normal. Car, en Belgique, nos politiciens ont parié sur le Darwinisme Social: les classes socialement élevées font beaucoup plus d'enfants que les salariés et allocataires sociaux; enfants qu'évidemment ils destinent à des études supérieures et non techniques-professionnelles.

   On se retrouve dès lors avec une masse de nouveaux actifs qui ayant de plus larges moyens financiers décident de monter "leur" boîte et qui soit n'ont pas les qualifications techniques du secteur d'activité soit les ont mais ne peuvent assumer seuls. Donc ils recherchent des salariés, salariés qui manquent puisque tous veulent être patrons.

   Bref, ce darwinisme social institué par le Capitalisme se retourne comme je l'ai déjà écrit ici contre le système économique lui-même; s'avère improductif et nocif.

   En final, ce que prouve Georges-Louis Bouchez est qu'il y a trop de petits-entrepreneurs pour pas assez de gens prêts à n'être que simples salariés!

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   Bon, en relisant je me dis que ce cher Georges-Louis Bouchez, bien que se voulant plus francophone que les français de France, a dû se tromper de mots et n'a probablement pas voulu dire 140000 métiers en pénurie mais "emplois vacants". Eh bien, raisonnons donc. Cela signifie qu'il n'y aurait pas assez d'emplois pour tout le monde, que seul un dixième des chômeurs actuels pourraient trouver du travail et que neuf dixième des chômeurs actuels ne peuvent en aucun cas en trouver.

   Voilà qui nous place loin de la situation de plein-emploi que veut pourtant nous faire miroiter la Droite belge, de l'Open-VLD au MR en passant par la NVA.

   Et donc on se dit «heureusement qu'ils ne veulent pas tous travailler sinon ils se suicideraient directement à force de pas trouver»! Genre «dis-moi Georges-Louis, on s'organise un "Squid Game" pour chômeurs ce week-end?»...

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Quand le MR parle "Classe Moyenne" (et le PS)...

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Récemment on a accusé le PS de «vouloir étouffer les classes moyennes». Or, lorsque le MR parle des "Classes Moyennes", il convient de se méfier.

   En effet, grand fourre-tout, quelle réalité désigne ce mot? Dans la bouche de la Droite il désigne ce que l'on nomme aussi très grossièrement les «Professions Libérales»; un autre concept qui ne signifie pas plus que le premier. Car quel est le point commun entre un plombier indépendant, un commerçant, et un avocat? En ce sens le commerçant et le plombier indépendant ont plus de points communs entre eux qu'avec un avocat du barreau, soyons clairs, ça paraît évident.

   Un plombier a beau être indépendant, il n'en reste pas moins un "ouvrier" au sens classique et français du terme: «celui qui travaille essentiellement avec ses mains». Et c'est ce que malheureusement, abreuvé du discours "qui caresse dans le sens du poil" de la Droite, ni cet ouvrier indépendant ni la Gauche ne perçoivent.

   Car, de fait, lorsqu'on parle par exemple d'augmenter un impôt de l'ordre de 1%; eh bien ça fait plusieurs dizaines voire la centaine de milliers d'euros à payer à l'État en plus par an... pour l'Avocat! Seulement une centaine d'euros pour l'indépendant qu'il soit commerçant ou plombier indépendant!

   Donc fondre l'ensemble de ceux «qui n'ont pas de patrons», dans une même classe sociale, dans un soi-disant même intérêt, que cela vienne de la Droite ou de la Gauche, est une illusion sociologique.

   Je défends et ai toujours défendu la position suivante: à cotisations sociales égales, droits sociaux devant être égaux! C'est uniquement en ce sens que la Gauche a lâché les Classes Moyennes. Car un indépendant cotise à 45% (contre 40% pour un salarié; les 5% de différence proviennent de la "cotisation patronale") à la Sécurité Sociale, via l'impôt qu'on appelle "Lois Sociales", mais n'a pas droit aux services de ladite sécurité sociale sinon aux allocations minimex.

   Une situation évidemment injuste, mais que pérennise la Droite également; la faute n'en revient pas uniquement, loin de là, à la Gauche.

   Et finalement qu'est-ce serait la vraie "classe moyenne"? N'est-ce pas ceux qui gagnent le salaire médian du pays (en Belgique 2010, deux-mille dix, euros par mois net)? Dans ce cas beaucoup de simples fonctionnaires, agents d'État, font partie de la fameuse Classe Moyenne, ce que là non plus ni la Gauche ni la Droite ne veulent admettre!

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Georges-Louis Bouchez en plein délire marxiste!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Georges-Louis Bouchez est-il vraiment libéral, non-seulement au sens économique mais également social comme il s'en réclame? Qu'il soit trumpiste, pro-Trump, cela ne se discute pas: depuis son arrivée à la présidence du MR (Mouvement Réformateur [libéral]) se sont fait membres nombre d'anti-vaccins, de Covido-sceptiques, d'antis-police, etc. Mais force est de constater une dérive franco-communiste-soviétique de l'époque du PCF (Parti Communiste Français) chez ce fameux Georges-Louis Bouchez.

   D'abord car il confond l'Histoire de la Belgique avec celle de la France; notamment en ce qui concerne la formation de l'État Laïque. Non, contrairement à la France et à ce qu'affirme le business-class à la gueule de clochard qu'est Georges-Louis Bouchez, la laïcité en Belgique ne s'est pas construite contre l'Église Catholique. Simplement, en Belgique nous avions une première Constitution qui déclarait que «la Belgique est un pays Catholique» alors que dans le même temps le premier Roi Léopold Ier était Protestant! Ensuite, assez rapidement après notre indépendance, sont arrivés une masse considérable de travailleurs immigrés notamment du Maghreb. Il aura donc fallu prendre en compte la nouvelle présence musulmane.

   Donc si en France la laïcité s'est construite par opposition et exclusion, en Belgique elle s'est construite par addition et inclusion! Différence qui semble échapper à l'imaginaire du pétillant nouveau président du MR.

   Tant et si bien que j'ai personnellement connu jusque moitié des années 1990's les repas halal à l'école secondaire publique. Le principe étant que les repas chauds à l'école devaient permettre aux familles défavorisées d'offrir au moins un repas chaud par jour à leurs enfants; y inclus les pauvres musulmans ou juifs donc! Ce n'est que tout récemment, et pour des motifs très matérialistes voire nauséabonds néo-nationalistes, que cela est devenu un problème.

   Ensuite, il n'est pas libéral socialement car selon lui tout individu (ou en tout cas certains individus comme je l'expliquerai plus loin) doit être au service non de sa propre liberté en accord avec la liberté des autres, mais doit être au service de la liberté d'entreprendre des entreprises; c'est-à-dire que le bon peuple est le Prolétaire directement productif! «Tous au Travail», crie-t-il.

   N'est-ce pas un peu une vision du Peuple Communiste Soviétique?

   Et de surfer sur les contingences de l'actualité. Ainsi certains auditeurs patrons, ou connaissant des patrons, de la RTBF de donner raison à Georges-Louis Bouchez sous fond de ce qu'il faut bien nommer "poujadisme" et "mythes urbains".

   Ainsi, depuis la crise de la COVID-19 nombre de patrons s'imaginent que tous les chômeurs gagnent sans rien faire minimum 1300 € (mille trois-cent euros)! Euh, excusez-moi mais le Double Droit Passerelle était bien un Double-Droit et non un Simple-Droit. C'est-à-dire que ces patrons ne se sont pas retrouvés au chômage pur et dur mais bien au chômage technique ou économique. Or, évidemment, au chômage technique et économique le but est de garantir au travailleur temporairement sans-emploi suite à des contingences s'imposant tant au travailleur qu'à son entreprise employeuse un revenu proche de son salaire, bien que plafonné.

   Par contre au chômage strict, le chômeur gagne 900 € (neuf-cent euros) s'il est isolé, 500 € (cinq-cent euros) s'il vit avec quelqu'un et 1100 (mille cent euros) s'il a des enfants à charge. Seul l'acceptation d'une mise au travail par voie d'ALE (Agences Locales pour l'Emploi) en temps limité et payé 8 à 9 € par heures permet de gagner plus. Il s'agit donc bien là de montants maximaux.

   Et puis s'il y a des patrons ou des travailleurs qui imaginent les chômeurs aussi riches qu'eux; qu'ils démissionnent et mettent la clef sous la porte s'ils y croient vraiment à ce qu'ils disent!

   Preuve que tout cela n'est que de la propagande opposant lumpen-prolétariat et prolétariat productif, c'est-à-dire selon une logique socialiste-marxiste...

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Les franc-maçonneries sous la loupe...

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

Les franc-maçonneries sous la loupe...

   Je tiens à préciser d'emblée que si je suis un "novichok", "un nouveau venu", "un novice", ce n'est pas au sein de "LA" Franc-Maçonnerie à laquelle je n'appartiens pas. Mais que plus ou moins amusé, voire choqué parfois, j'aime à observer.

   Et il convient de noter avant toute chose que "LA" Franc-Maçonnerie n'existe pas, mais qu'il existe bel et bien DES Franc-Maçonneries. Le monde des frères maçons ne se limite heureusement pas pour la Belgique et la France au Grand Orient; il existe de nombreuses autres Grandes Loges (dites aussi Obédiences).

   Et si je dis «heureusement» c'est bien que je considère que puisque, en premier, le Grand Orient de Belgique, en second, le Grand Orient de France, enfin tous les Grands Orients ont effacés la notion de «travaux effectués à la Lumière du G.^.A.^.D.^.L.^.U.^.» (Grand Architecte de l'Univers) et bien plusieurs questions subsistent.

   Elles sont abordées ici:

   Et je tiens tout de suite à dire que ceux qui y chercheront quelques nouvelles théories conspirationnistes en seront pour leurs frais. Il s'agit bien plutôt d'une mise à plat de l'historicité d'abord parallèle puis conjointe des francs-maçons et des illuminati, des torts imputables aux uns et aux autres, le tout se terminant sur une question pas si idiote: «les Illuminati (ceux des origines) existent-ils encore?».

   Pour compléter mon propos, le fait d'abandonner toute référence au GADLU, ensuite de prôner non pas un état laïque mais bien un athéisme d'État, rejetant ainsi les écritures et donc la phrase «vous êtes le Temple» prononcée par Jésus et qui fonde toute la quête maçonnique, sépare clairement les Grands Orients du maçonnisme et elles devraient plutôt s'appeler "franche-rigolade" (ce qui est négatif certes) et ses membres "francs-tireurs" (ce qui est plutôt bien connoté)...

   Il convient de dire que contrairement à ce qu'une connaissance a "écouté en diagonale" ces auto-proclamées maçonneries ne sont pas non plus satanistes mais font semblant d'être satanistes afin d'en écarter les trop honnêtes et donc pouvoir se livrer à leur principale activité dans les hauts grades: mettre en relation la bourgeoisie légale avec la bourgeoisie illégale (mafieuse donc).

   Et enfin, je parle des "autres" Franc-Maçonneries, les déistes, qu'elles soient régulières ou non, y comprenant les origines des Grands Orients, dans cette dernière brochure spécialement dédicacée à la Cathédrale Notre-Dame de Paris:

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