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Une station sans publicité est-elle une vraie condition pour une Radio Libre?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   C'est connu, dans le monde des "radios libres" on déteste la publicité. Pourtant, la présence ou l'absence de publicité détermine-t-elle vraiment à elle seule la "liberté" de ladite station?

   En télé on sait qu'à certains moments, en Belgique, la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone, de service public) passe énormément de publicités "Coca-Cola"; cela était vrai dans le passé, l'est toujours dans le présent et le sera probablement dans l'avenir. Pourtant la Une (RTBF-télé) au même moment a déjà passé pas mal de documentaires critiquant les sodas sucrés et visant principalement Coca-Cola, que ce soient ses produits avec sucre (diabète, etc.) ou sans sucre (cancers, etc.).

   Donc, on le constate, malgré la publicité pour une marque précise la station peut rester libre de critiquer ladite marque! C'est que, et souvent la plupart des gens y compris animateurs amateurs de radios l'ignorent, les publicités sont gérées par des agences de placement publicitaires, des Régies Publicitaires et qui en tant qu'entreprises indépendantes de la station se démarquent et sont strictement séparées du bureau de rédaction, de la ligne éditoriale et donc du travail des journalistes!

   Mais si la présence de publicités ne nuit en rien au contenu, l'absence de publicités est-elle un vrai gage d'indépendance de ma radio "libre"?

   On sait que pour émettre en FM, et même en webradio (radio web), il faut des moyens financiers. Si ce n'est pas la publicité qui fournit ces moyens, qui sont assez élevés, qui donc? Les auditeurs? Ça ça peut marcher sur une radio religieuse et éventuellement communautaire. Mais sur une radio libre on sait que les auditeurs veulent tout gratuit.

   En réalité la majorité des moyens financiers des "radios libres" proviennent de lobbies et / ou carrément partis politiques! Surtout quand elle se retrouve tout-à-coup avec des finances lui permettant d'émettre en DAB / DAB+. Et qu'étant donné que la méthode de récolte des moyens financiers mettent directement en rapport donateurs et directeurs éditoriaux, cela influence de facto le contenu.

   Donc, clairement ici, on démontre que l'absence de rentrées publicitaires nuit à la liberté de la ligne éditoriale de ma "radio libre".

   C'était je pense important à noter. Ce qui compte ne sont pas les moyens mis en oeuvre pour émettre, on peut très bien utiliser la publicité, ce qui compte est la finalité de la station: faire découvrir, réfléchir, penser et rêver ou bien faire du chiffre en meublant une longue suite de publicités par de la musique?

   C'est ça qui compte réellement: la fin et non le moyen!

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Le Bitcoin, la monnaie à laquelle peu comprennent quelque chose

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Je viens de lire un article dans lequel on s'étonne de la soudaine chute de la valeur du Bitcoin... Marrant me dis-je; d'autant qu'apparemment peu savent ce dont il s'agit réellement, son origine et à quoi il sert.

   Il est vrai que, étant donné qu'elle est basée sur la technologie des "blockchains", cette monnaie qualifiée de "monnaie alternative" a tout de suite rencontré son public d’aficionados parmi le monde numérique du bête geek aux très sérieux ingénieurs informatiques.

   Notons tout de suite que le Bitcoin n'est pas une monnaie alternative, puisqu'elle s'achète avec de la monnaie réelle, le US$ (USD, Dollar américain des USA), et se transforme tout aussi aisément en ledit dollar US.

   Le Bitcoin par contre offre une nouveauté évidente et pour laquelle elle a été créée: l'anonymat des transactions. C'est-à-dire que le Bitcoin a été créé en Asie pour permettre à des mafieux de vendre de manière anonyme des biens illégaux (films pédopornographiques, drogues, armes, etc.) à des acheteurs voulant de facto rester eux aussi anonymes.

   C'est l'unique but dans lequel a été créé le Bitcoin. Ce n'est pas devenu ainsi, ça a été pensé ainsi. Par contre, ce qui est devenu ainsi, c'est le fait que des États-Nations ayant à subir des sanctions internationales se mettent à utiliser le Bitcoin comme moyen de poursuivre leurs achats et ventes de produits à l'étranger.

   Mais il se fait que, bien évidemment, après avoir vendu leurs cames les mafieux veulent s'acheter qui une villa, qui des bagnoles, qui un hélicoptère ou un jet privé, qui une île artificielle à Dubaï. Ça, justement, ça ne s'achète pas en Bitcoins et donc le mafieux sera obligé de vendre ses Bitcoins pour les transformer en Dollars. Et comme ce mafieux n'évolue pas seul dans le milieu, il doit se mettre d'accord avec tous les autres mafieux sur une date commune de vente car sinon malheur à celui qui aura fait baisser les cours avant les autres (et donc ruiné en partie les autres).

   Donc tous vendent à-peu-près au même moment, ce qui implique la chute du cours du Bitcoin! C'est évident, c'est inhérent à ce pour quoi a été créé cette monnaie.

   Qui donc croit pouvoir s'enrichir avec le Bitcoin en en achetant dix et en dormant pendant cinq ans se trompe. Ne s'enrichissent avec le Bitcoin que ceux qui vendent en Bitcoins des choses illégales.

   Exit donc les délires à la Elon Musk et autres Kasparov...

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