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monde

Quand le MR parle "Classe Moyenne" (et le PS)...

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Récemment on a accusé le PS de «vouloir étouffer les classes moyennes». Or, lorsque le MR parle des "Classes Moyennes", il convient de se méfier.

   En effet, grand fourre-tout, quelle réalité désigne ce mot? Dans la bouche de la Droite il désigne ce que l'on nomme aussi très grossièrement les «Professions Libérales»; un autre concept qui ne signifie pas plus que le premier. Car quel est le point commun entre un plombier indépendant, un commerçant, et un avocat? En ce sens le commerçant et le plombier indépendant ont plus de points communs entre eux qu'avec un avocat du barreau, soyons clairs, ça paraît évident.

   Un plombier a beau être indépendant, il n'en reste pas moins un "ouvrier" au sens classique et français du terme: «celui qui travaille essentiellement avec ses mains». Et c'est ce que malheureusement, abreuvé du discours "qui caresse dans le sens du poil" de la Droite, ni cet ouvrier indépendant ni la Gauche ne perçoivent.

   Car, de fait, lorsqu'on parle par exemple d'augmenter un impôt de l'ordre de 1%; eh bien ça fait plusieurs dizaines voire la centaine de milliers d'euros à payer à l'État en plus par an... pour l'Avocat! Seulement une centaine d'euros pour l'indépendant qu'il soit commerçant ou plombier indépendant!

   Donc fondre l'ensemble de ceux «qui n'ont pas de patrons», dans une même classe sociale, dans un soi-disant même intérêt, que cela vienne de la Droite ou de la Gauche, est une illusion sociologique.

   Je défends et ai toujours défendu la position suivante: à cotisations sociales égales, droits sociaux devant être égaux! C'est uniquement en ce sens que la Gauche a lâché les Classes Moyennes. Car un indépendant cotise à 45% (contre 40% pour un salarié; les 5% de différence proviennent de la "cotisation patronale") à la Sécurité Sociale, via l'impôt qu'on appelle "Lois Sociales", mais n'a pas droit aux services de ladite sécurité sociale sinon aux allocations minimex.

   Une situation évidemment injuste, mais que pérennise la Droite également; la faute n'en revient pas uniquement, loin de là, à la Gauche.

   Et finalement qu'est-ce serait la vraie "classe moyenne"? N'est-ce pas ceux qui gagnent le salaire médian du pays (en Belgique 2010, deux-mille dix, euros par mois net)? Dans ce cas beaucoup de simples fonctionnaires, agents d'État, font partie de la fameuse Classe Moyenne, ce que là non plus ni la Gauche ni la Droite ne veulent admettre!

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Les franc-maçonneries sous la loupe...

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

Les franc-maçonneries sous la loupe...

   Je tiens à préciser d'emblée que si je suis un "novichok", "un nouveau venu", "un novice", ce n'est pas au sein de "LA" Franc-Maçonnerie à laquelle je n'appartiens pas. Mais que plus ou moins amusé, voire choqué parfois, j'aime à observer.

   Et il convient de noter avant toute chose que "LA" Franc-Maçonnerie n'existe pas, mais qu'il existe bel et bien DES Franc-Maçonneries. Le monde des frères maçons ne se limite heureusement pas pour la Belgique et la France au Grand Orient; il existe de nombreuses autres Grandes Loges (dites aussi Obédiences).

   Et si je dis «heureusement» c'est bien que je considère que puisque, en premier, le Grand Orient de Belgique, en second, le Grand Orient de France, enfin tous les Grands Orients ont effacés la notion de «travaux effectués à la Lumière du G.^.A.^.D.^.L.^.U.^.» (Grand Architecte de l'Univers) et bien plusieurs questions subsistent.

   Elles sont abordées ici:

   Et je tiens tout de suite à dire que ceux qui y chercheront quelques nouvelles théories conspirationnistes en seront pour leurs frais. Il s'agit bien plutôt d'une mise à plat de l'historicité d'abord parallèle puis conjointe des francs-maçons et des illuminati, des torts imputables aux uns et aux autres, le tout se terminant sur une question pas si idiote: «les Illuminati (ceux des origines) existent-ils encore?».

   Pour compléter mon propos, le fait d'abandonner toute référence au GADLU, ensuite de prôner non pas un état laïque mais bien un athéisme d'État, rejetant ainsi les écritures et donc la phrase «vous êtes le Temple» prononcée par Jésus et qui fonde toute la quête maçonnique, sépare clairement les Grands Orients du maçonnisme et elles devraient plutôt s'appeler "franche-rigolade" (ce qui est négatif certes) et ses membres "francs-tireurs" (ce qui est plutôt bien connoté)...

   Il convient de dire que contrairement à ce qu'une connaissance a "écouté en diagonale" ces auto-proclamées maçonneries ne sont pas non plus satanistes mais font semblant d'être satanistes afin d'en écarter les trop honnêtes et donc pouvoir se livrer à leur principale activité dans les hauts grades: mettre en relation la bourgeoisie légale avec la bourgeoisie illégale (mafieuse donc).

   Et enfin, je parle des "autres" Franc-Maçonneries, les déistes, qu'elles soient régulières ou non, y comprenant les origines des Grands Orients, dans cette dernière brochure spécialement dédicacée à la Cathédrale Notre-Dame de Paris:

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Tu parles beaucoup mais tu fais pas grand chose...

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Alors récemment j'ai entendu une phrase d'un gros bourgeois «en vacance ici avec ses deux enfants», qui sortait tout de go l'argument de ceux qui n'en ont pas: «il y en a beaucoup qui parlent mais personne ne fait rien!».

   Eh bien, c'est que justement il y a des gens payés exprès pour beaucoup dire et ne rien faire. Et dans beaucoup de métiers. Je pense en premier aux journalistes, chroniqueurs, éditorialistes et autres dont raffolent justement cette sorte de bourges. J'y pense en premier car qu'est-ce qu'un blog sinon un recueil d'éditoriaux écrits qui plus est par quelqu'un qui n'a pas la chance d'être payé pour le faire? Et ces journalistes sont grassement payés; par nos impôts pour le Service Public (et les journaux de presse écrite ici en Belgique), par notre redevance télé et télédistribution auprès d'un cablo-opérateur pour le privé. Il ne vient pourtant à personne l'idée de dire «tiens, encore un qui parle beaucoup et ne fait rien», au contraire on s'en gave en famille.

   Ensuite il y a les professeurs d'universités et hautes-écoles et... les politiciens! Les politiciens en effet parlent beaucoup, signent de grandes déclarations (COP-21 par exemple), jurent de respecter la Constitution (séparation stricte du rôle de l'exécutif et du législatif), mais ne font rien de tout ce qu'ils ont dits.

   Ce qui me permet d'aborder un autre point ici, la déclaration pleine de sens certes de Georges-Louis Bouchez à propos de l'inadéquation entre formation et offres sur le marché de l'emploi. C'est connu: il y a trop de diplômés alors que les offres d'emplois demandent avant tout des techniciens et ouvriers qualifiés.

   Mais ayant dit cela, Georges-Louis Bouchez et tous les bourgeois qui votent pour lui pensent-ils inscrire leurs enfants (bien plus nombreux que les enfants de paumés) en école secondaire Technique-Professionnelle? Je crois bien qu'au contraire ils continuent malgré l'évidence statistique à les diriger vers des études universitaires. Car, même sans emplois, leurs enfants seront au mieux rentiers, au pire artistes ou intellectuels.

   Ce qui explique tout le sens de l'image prise en illustration: la couverture de l'album Nevermind de Nirvana sorti en 1991. À savoir qu'on nous répète que la valeur sûre de nos sociétés serait le travail. Le travail, vraiment? Comme déjà écrit ici, on ne reproche pas à un rentier de ne pas travailler et à un intello ou artiste installé de ne vivre que de sa salive déversée.

   La valeur de nos sociétés? La seule qui permette l'intégration? Avoir de l'argent, et pire, avoir de l'argent en trop donc à gaspiller! Qui n'a pas ça, de quelque manière que ce soit, légalement ou illégalement, en travaillant ou en dormant, ne peut s'intégrer et donc ne peut trouver une petite-copine (et donc risquer d'avoir une descendance). C'est la base du Darwinisme Social!

   Mais ce darwinisme social voulu par le capitalisme pourrait bien se retourner contre le même capitalisme. Car les prolos faisant un à deux enfants maximum (si c'est pas zéro) contre trois à cinq pour les bourgeois; au bout du compte ce seront les fils de bourgeois qui devront aller ramasser eux-mêmes les poubelles et nettoyer la rue!

   Et je reviens ici à un article sur les réfugiés. J'y écrivais que les mouvements pro-sans-papiers étaient dirigés exclusivement par des fils de bourgeois et qu'ils étaient tous pour l'accueil via régularisation plutôt que via statut réfugié. Justement: c'est que ces bourgeois n'ont pas du tout envie d'aller ramasser les poubelles, donc pour remplacer le Peuple éliminé par le darwinisme social il convient de régulariser des étrangers pour faire ce sale boulot...

   Bref tout tient l'un dans l'autre et si la théorie d'Adam Smith de la "main invisible" n'a pas fait ses preuves en terme de régulation des Marchés, elle fait ses preuves en politique!

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Arthur et ses enfants gâtés

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Il y a peu l'animateur de télévision Arthur s'est fendu sur les réseaux sociaux d'une comparaison un peu facile. Grosso-modo, selon lui, face aux malheurs du Monde et entre-autres à la dictature talibane, les occidentaux plutôt mieux lotis auraient du coup, puisque mieux lotis, torts de dénoncer des dérives dictatoriales dans la gestion faite par nos gouvernements de la crise du Covid-19.

   Euh, qu'il m'excuse mais il est vrai qu'en tant que bourgeois probablement descendant des familles de patrons dont je vais parler ici il n'en a que cure, les ouvriers du XIXème et début du XXème Siècles n'avaient pas torts de réclamer de travailler moins d'heures, d'avoir plus de loisirs, des congés payés, des droits sociaux en cas de perte d'emploi, des droits de santé, etc. alors que pendant ce temps des populations africaines étaient mis en travail non-payé, en esclavage, par leurs mêmes familles de patrons.

   Alors aurait dû-t-on dire que les ouvriers occidentaux étaient plutôt des enfants gâtés et avaient donc torts de réclamer ce qu'ils réclamaient? Je ne pense pas et vu que je ne pense pas qu'Arthur lui-même le pense je l'invite à méditer la phrase plein de sagesse suivante: «comparaison n'est pas raison»...

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Sans-papiers en grève de la faim à Bruxelles

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

Revu le 30/07/2021:

   Je tarde ici à m'exprimer sur un sujet et un événement important ici en Belgique à Bruxelles qui a été le mouvement de grève de la faim puis de la soif de la part de sans-papiers occupant une église et deux universités (400 sans-papiers en tout).

   C'est que je suis passé par plusieurs idées, positions, différentes.

   Dans un premier temps, je me suis dit que vraiment ça faisait gamin qui fait sa crise: «si tu me le donnes pas j'arrête de respirer!». Ensuite je me suis dit que au vu de ma position initiale: ni expulsion d'aucun ni régularisation d'aucun non plus mais création d'un vrai statut réfugié comme en Turquie et une majorité de l'Afrique Noire, pour forcer la création d'un tel statut par le monde politique mieux valait réclamer la régularisation massive de tous sans exceptions ce qui obligerait à la création d'un "statut de réfugié", ni expulsable ni régularisable.

   Disons que dans un monde idéal, où l'Humanisme l'emporterait et où donc les femmes sauraient montrer l'exemple en actes et plus seulement en grandes déclarations, la position que je défendrais et que je dois défendre dès maintenant quitte à sacrifier dans une attitude chrétienne mon bonheur propre est celle de ni expulsion d'aucun ni régularisation d'aucun mais création d'un Statut de Réfugié en Europe. Et je vais m'attarder ici à expliquer les différences et les nombreux avantages du statut réfugié par rapport à la régularisation systématique.

   D'abord notons que tous les groupes défenseurs des sans-papiers sans exception défendent la régularisation de masse et sont strictement opposés au statut réfugié. Ce n'est pas pour rien: leurs leaders d'opinions sont des bourgeois.

   Et de fait le Statut Réfugié c'est la solidarité des Bourgeois envers le Peuple! Car, en effet, qui dit statut de réfugié (ni expulsable ni régularisable) dit forcément prise-en-charge par des associations telles entre autres la Croix-Rouge, Médecins Sans Frontières, Médecins Du Monde, mais aussi Oxfam, Habitat et Rénovation, etc.

   Donc toutes ces associations, bien que "non gouvernementales" mais néanmoins financées par les gouvernements (donc par les impôts), auront besoin de plus de moyens financiers. Ce qui pourrait conduire à une augmentation des impôts, certes minime, de l'ordre de 1%. Mais 1% pour un haut fonctionnaire cela représente déjà le millier d'euros par an d'impôt en plus à payer. Pour un présentateur d'émission-concept à la télévision ou patron de boîte de production cela monte vite aux dizaines à centaines de milliers d'euros par an.

   On voit donc bien que cette opposition au statut réfugié de la part des bourgeois qui dirigent ces mouvements pro-sans-papiers est en fait un réflexe inconscient.

   Par contre la Régularisation massive c'est la solidarité limitée au Peuple entre lui-même! Je ne reviendrai pas ici sur l'extraordinaire coïncidence entre remise en cause des droits sociaux et régularisations massives en Belgique (1999, fin du CPAS en tant que "dernier rempart contre la misère"; 2010, recul de l'âge de la pension et chasse aux chômeurs avec allocations dégressives dans le temps).

   Mais clairement puisqu'un régularisé fait partie à égalité du peuple, régulariser systématiquement c'est demander au Peuple de se serrer la ceinture les uns pour les autres. C'est-à-dire que c'est une solidarité telle qu'elle a toujours été pratiquée en Capitalisme et en Communisme: celle du peuple avec le peuple.

   Donc mieux vaut en effet le statut de réfugié sous coupole des ONG (Organisations Non Gouvernementales) et ASBL (Associations Sans But Lucratif). D'autant que ce statut de réfugié et bien rien ne s'oppose à ce qu'il s'applique également à des européens (contrairement au statut régularisé). Cela signifierait donc un nouvel avantage, pour les européens cette fois, un Espagnol par exemple pourrait fuir son pays en cas de troubles ou nouvelle guerre civile, un Ukrainien de même, et venir s'installer partout ailleurs en Europe. Ce qui est impossible pour l'instant!

   Donc, puisque je dois énormément, la totalité presque de ce que j'ai vécu de bien jusqu'ici, aux immigrés (qu'ils soient fils d'immigrés régularisés de facto ou bien sans-papiers): ma première et unique relation affective et sexuelle pleinement épanouie avec une femme (ce qui devrait d'ailleurs je pense être rajouté aux Droits Humains), la musique Reggae, la musique Jazz, la musique électronique "répétitive" House et Funk, mais aussi ma vaccination Covid-19; je ne peux que militer en la faveur de l'accueil de tous et de l'expulsion d'aucun.

   Et de par mon origine sociale, cela signifie pour moi militer en faveur de la création du statut de réfugié et non pour la régularisation massive!

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De la laïcité comme effacement devant l'athéisme d'état?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Force est de constater que la Laïcité n'est pas un modèle unique ou uniforme. Ainsi elle s'applique différemment en France, en Allemagne, en Angleterre, aux USA, au Canada, dans les pays scandinaves, en Chine, etc. Tous ces pays cités sont laïques mais ont un modèle de laïcité différent.

   En Belgique il est vrai que comme nous manquons d'imagination, nous avons tendance à copier systématiquement la France: fête de la musique, nuit blanche, nuit des musées, journée du patrimoine, jour des voisins, vélos partagés, Paris-Plage, etc. en sont les multiples exemples. Le modèle de laïcité qu'on cherche à nous imposer grâce à l'alliance objective de la Droite et d'une certaine Gauche (le cul à gauche, le cœur de pierre et le portefeuille à droite) en est le dernier exemple en date.

   Ainsi la condamnation de la STIB (Société de Transports publics Intercommunal Bruxellois) pour avoir refusé d'embaucher une femme voilée pourtant qualifiée pour ce poste, a agité le bananier belge.

   C'est qu'on se retrouve face à un double-ordre: d'une part la "neutralité" des agents publics et d'autre part l'égalité des chances. Deux ordres contradictoires mais facilement départageables. On peut arguer du fait que la neutralité ne s'exprime pas par ma façon de m'habiller ou de me coiffer mais bien plutôt par le fait d'être intellectuellement disposé à rendre la même qualité de service à tous; qu'ils soient votants MR, PS, autres, qu'ils soient chrétiens, musulmans, juifs, athées, qu'ils soient handicapés ou bien portants, etc.

   Cette capacité intellectuelle, si on la met en doute dans le cas d'une simple femme voilée, on peut aussi alors la mettre en doute en cas d'agent syndiqué. On voit donc bien où cette "neutralité exclusive" nous conduit.

   Par ailleurs un autre aspect se fait jour.

   En Belgique, aussi bien une entreprise privée que publique a le droit de refuser un emploi à quelqu'un sur base du port du voile! Tant et si bien qu'on devrait logiquement appliquer le programme du VB, devenu celui de la NVA, à savoir: puisque les femmes voilées se mettent de facto hors disposition du marché du travail, pourquoi continueraient-elles à avoir droit aux allocations de chômage et de minimex (CPAS)?

   Bref, en voulant bien faire au nom de l'égalité en fait on installe l'inégalité de traitement en fonction des convictions personnelles!

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Utile, la Prison?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Je pense nécessaire de présenter ici une brochure gratuite au format PDF que je viens de mettre à jour ce 25/02/2021 concernant l'inutilité de la Prison et de toute notion de "peine". Quand on est adulte ou même adolescent, l'époque du "tu n'as pas été sage, allez, au coin!" est révolue.

   Mais, comme indiqué en fin de brochure, pas question de se la jouer mode goulag communiste non plus.

   La voici:

   J'ajouterai que vouloir repenser la prison, donc repenser voire annihiler la notion de "peine", pour la remplacer par la réinsertion nécessite (et c'est sans doute pourquoi nos législateurs se gardent bien de le faire) de repenser l'échelle des valeurs globale de nos sociétés: qu'est-ce qui intègre vraiment?

   Comme écrit en fin de brochure, certains ne jurent que par l'intégration par le sport; d'autres par les arts; d'autres enfin par le travail.

   À propos de ce dernier item, emblématique des autres, tout le monde peut se rendre compte que le travail n'est pas un facteur d'intégration, c'est-à-dire d'autosatisfaction. D'abord parce qu'on ne reproche pas au rentier de gagner son argent sans rien faire, alors qu'on le reprochera à l'allocataire social. On ne le reproche pas au rentier car les anciennes générations ont appris, à tort, à respecter le costard-cravate. À tort car même les mafieux sont habillés en costard-cravate: l'habit ne fait pas le moine. On le reproche à l'allocataire social d'abord car il est mal habillé, ensuite car on sent qu'il a quelque chose de plus que nous travailleur: sa liberté!

   Ce qui intègre vraiment dans nos sociétés, tant capitalistes que communistes (les deux seuls modèles à se partager le monde), sont les avantages tirés de son activité, et non cette activité en elle-même. Avantages qui peuvent être dans le communisme des accès à des privilèges (voyages à l'étranger, accès à des produits occidentaux, etc.), dans le capitalisme l'argent.

   Donc, on le voit, et la majorité des "crimes" tournant autour de l'accaparement "illégal" de ces avantages, repenser et remplacer la prison par quelque chose de plus utile (rendre heureux) nécessite de repenser nos modèles sociaux tant en communisme qu'en capitalisme.

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