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sciences

Discours de 1er Mai, fête des travailleurs et non "fête du travail"!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Tout d'abord je tenais à signaler ici que le premier Mai est bien "la fête des Travailleurs" et non pas "la fête du travail". Pourquoi fête-t-on les travailleurs (et travailleuses) le 1er Mai? Cela provient des USA: un premier Mai eût lieu un massacre de travailleurs assistant à un meeting en pleine rue. Et aux USA comme dans l'ensemble des Amériques (latine également donc) on parle bien du "workers day", "dia dos trabalhadores", "jour des travailleurs" et non de jour du travail.

   Alors on sait que la gauche et l'extrême-gauche marxistes se sont  réappropriés cette fête. Et justement je tenais ici à réfléchir sur un point précis, qui a à voir avec la critique de l'Homme Unidimensionnel, critique proprement existentialiste reprise plus tard par les situationnistes (ces derniers malgré tout restant dans une vision unidimensionnelle de l'humain). En un mot: «la gauche sauvera-t-elle le travailleur?».

   De fait Engels et Marx, lorsqu'ils observent et réfléchissent au bonheur des travailleurs et à leur avenir, le font à partir de ce qu'ils peuvent voir du quotidien du travailleur du tout début du XIXe Siècle, début des années 1800.

   Soit un ouvrier et une ouvrière travaillant 16 heures par jour et ne faisant que travailler, manger, baiser et dormir.

   Les Communistes dès lors n'imaginent qu'un seul bonheur pour le travailleur: posséder le boulet auquel il est enchaîné! Pouvoir en choisir la couleur sans pour autant en être débarrassé ne fut-ce qu'un instant.

   En effet, les Communistes, malgré la critique marxiste de l'aliénation de la marchandise, ne pensent nullement en revenir à l'artisanat (à l'avant-révolution industrielle), aux PME, etc. Au contraire ils gardent l'industrialisation pourvu que la machine appartienne à l'ouvrier. On voit bien la bêtise que cela constitue.

   L'apparition dans les démocraties capitalistes du découpage de la journée en trois temps de 8 heures: 8 heures de travail, 8 heures de loisirs et 8 heures de sommeil, signera la fin du Communisme même s'il a mis du temps à s'effondrer.

   En effet, le communisme conçoit les purs loisirs comme une chose "bourgeoise". S'ils découpèrent à leur tour les journées en trois 8, les heures dévolues dans le monde occidental bourgeois et "décadent" aux loisirs devaient servir selon l'URSS, la Chine, Cuba, la Corée du Nord, etc. à la "formation marxiste par le Parti, par les Soviets". Seule la lecture de Marx est acceptable comme occupation hors travail et sommeil pour le communisme.

   C'est que le communisme, Marx et Engels, n'ont qu'une vision unidimensionnelle de l'humain. L'Homme n'a qu'une dimension: celui de sa classe sociale. Il n'y a que des travailleurs et des patrons, rien d'autre au monde!

   Or, voici que soudain, et grâce à la lutte des travailleurs dans ces pays, les loisirs naissent dans les démocraties capitalistes. Dès lors je suis, comme le notent très bien et Van Vogt dans ses cours de sémantique et Jean-Paul Sartre dans ses traités d'existentialisme, obligé de ne plus seulement dire "untel est ouvrier" mais bien "untel est ouvrier... entre autres choses".

   Car dès lors je ne suis plus seulement travailleur, mais aussi guitariste, bricoleur, informaticien, DJ, pêcheur, motocycliste, cycliste, joueur de basket, de jeu d'échecs, etc. Et pas seulement par mon métier mais en plus de mon métier!

   L'homme devient pluridimensionnel, multidimensionnel et se libère ainsi de son uni-dimensionnalité.

   Et si c'est gênant, cette nouvelle liberté du travailleur, pour le Communisme c'est que le marxisme ne voit qu'un type de lien social admissible: celui de la classe sociale. Or les liens sociaux créés par les loisirs sont de facto inter-classes-sociales, les dépassent.

   Mais ils n'en sont pas pour autant, contrairement à ce que fait le marxisme, à rejeter dans la poubelle des choses inutiles.

   Ces loisirs, premièrement, apportent un équilibre mental. Et ensuite ils permettent à l'humain de se dépasser, de découvrir de nouvelles choses d'ordre sportives, artistiques, mais aussi scientifiques et techniques!

   Je dirais que l'oeuvre de Karl Marx et d'Engels sont elles-mêmes issues "des choses inutiles et bourgeoises capitalistes", de l'activité de l'observation intellectuelle non-productrice de valeur marchande.

   Bref soyez multidimensionnels pour être des travailleurs libres!

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   On pourrait penser que ce discours de premier Mai était du vide, de pures considérations intellectuelles sans importance pour la vie réelle, la civilisation humaine, le développement. Or voici que je vais m'atteler ici à la tâche nécessaire de démontrer en quoi cette pluridimensionnalité de l'humain telle que vue par les démocraties capitalistes (USA dans mon exemple) permet un développement civilisationnel exponentiellement plus élevé qu'une vision d'homme unidimensionnel - prolétaire et rien que prolétaire - (URSS dans mon exemple).

   Je veux parler du progrès technologique, une forme de progrès qui touche tout DJ ou MC.

   On pensera bien évidemment à la Course vers l'Espace. Certes, à l'époque, le productivisme étant de mise tant à l'Ouest qu'à l'Est, la notion de "loisirs" étant encore largement absente de la société d'avant 1960 (les Golden Sixties arriveront mais bien plus tard que de ce que nous allons évoquer ici), il y avait donc égalité entre les "deux blocs".

   Tant et si bien que la rigueur propre au productivisme soviétique permit à l'URSS de prendre une grande longueur d'avance: Spoutnik, le premier satellite artificiel, émettant par voie hertzienne un bip-bip continu pouvant être entendu sur l'ensemble de la planète dont il faisait le tour quotidiennement, était on peut le dire la toute première pièce du puzzle technologique moderne et fort bien réussie!

   Les USA mirent du temps à rattraper le retard et c'est presque par un pur hasard qu'ils furent les premiers à mettre les pieds sur la Lune en 1969 avant l'URSS. Bref, malgré cette dernière victoire américaine les soviétiques avaient tout pour être fiers de leur prolétarisme outrancier.

   S'ouvre alors une seconde ère de développement technologique. Après avoir rêvé aux petits martiens tout vert, on rêve au Cyborg, à l'Intelligence Artificielle, au robot humain. C'est l'ère de la Révolution Informatique.

   Et en ce domaine, l'URSS autrefois si habile est à la traîne, les USA percent bien plus vite, bien trop vite même. C'est sans doute ce qui précipitera la nomination de Gorbatchev à la tête de l'URSS par le Parti Communiste.

   À quoi cela peut-il bien être dû? C'est qu'entre la Conquête de l'Espace et la Révolution Informatique, du moins en démocraties capitalistes, l'homme est devenu un consommateur de loisirs mais qui dit loisirs ne dit pas que consommation mais également création à partir du consommé... L'homme a quitté l'ère unidimensionnelle.

   Des grands ingénieurs, à l'Ouest comme à l'Est, dessinent de manière très sérieuse et carrée les plans des futurs premiers ordinateurs "à la chaîne"; des ordinateurs qui tant à l'Est qu'à l'Ouest sont destinés à l'usage de la seule administration.

   Et voici qu'aux USA, des gens, souvent universitaires, souvent excentriques, ont l'idée d'utiliser les circuits imprimés, base de l'informatique industrielle, pour leurs loisirs.

   C'est en quoi réside la supériorité de l'économie capitaliste que d'oser imaginer que puisque il y a des gens que ça intéresse l'informatique, fut-ce pour jouer au ping-pong sur un écran, et bien on va créer un ordinateur familial, les premiers PC (Personnal Computer, Ordinateur Personnel): IBM puis Apple.

   Dans l'économie marxiste on imagine mal gaspiller de l'effort pour produire une machine qui permette de jouer au ping-pong sur écran plutôt que sur table concrète et qui ne serve pas à du plus "utile".

   Autres points forts du capitalisme démocratique: la libre entreprise et la propriété privée (et non collective). Commençons par le second item.

   En URSS quel aurait été, à imaginer que le modèle de Karl Marx ait été suivi scrupuleusement (Lénine le cita mais se garda bien de le réaliser) donc qu'il y en ait eu un, le vote d'un Soviet de constructeurs informatiques pour savoir si on pouvait littéralement péter un ordinateur pour le transformer en éventuelle (car ce n'est là qu'une expérience) future première carte son de l'histoire de l'informatique? Je crains que le non l'ait emporté: pourquoi vouloir qu'un ordinateur joue de la musique ça sert à rien, le tourne-disque le fait si bien!

   La propriété privée me permets de me passer du vote d'un quelconque poussiéreux Soviet, j'ai un ordi, j'ai une idée, donc je le fais.

   Sans cela l'avenir de nombreux DJs à travers le monde eût été fort compromis...

   Du coup on comprend mieux le second item: la liberté d'entreprendre en dehors de tout contrôle étatique: j'ai eu l'ordi, j'ai eu l'idée, je vends ce que j'ai trouvé et ça financera d'autres découvertes.

   Bien évidemment j'ai pris l'exemple (réel) de l'invention de la carte son car il s'agit ici d'un blog de DJ/Producer surtout DJ depuis qu'il a découvert qu'il était piètre "producer".

   Mais en fait en matière de Révolution Informatique, l'URSS sera à la traîne de tout: du PC, de la connectivité entre plusieurs systèmes d'exploitations différents, de l'Internet... et même du hacking où il faudra attendre l'effondrement de l'URSS et l'établissement du capitalisme pour qu'en ce domaine au moins ils émergent!

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Liberté oui, mais liberté surveillée!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Il y a une question que l'on s'est posée lors de la mise en place du "contact tracing" visant à lutter contre la propagation de la Covid-19. Mais soyons clairs, depuis maintenant 5 ans les gouvernements européens ont les moyens potentiels de suivre tout individu à la trace, de garder un historique de ses déplacements en temps et heures, de relever ses habitudes et même de prédire l'endroit où il se trouvera dans un futur pouvant aller jusqu'à environ un mois.

   C'est ce qu'on appelle la Mobilité 2.0 ou mobilité partagée; cette nouvelle politique de mobilité initiée d'abord à Paris puis à Bruxelles et enfin dans de plus en plus de grandes villes européennes qui crie à qui veut bien l'entendre que «mais non, la voiture personnelle n'est pas la liberté» (et en plus ça pollue) et que «mieux vaut prendre les transports en commun et le vélo».

   De ce fait, un vélo électrique neuf coûtant le prix d'une (bonne) voiture d'occasion, on s'est donc mis à proposer des moyens de déplacement "partagés" (de location). Que ce soient vélos, trottinettes, et même scouters et voitures électriques. Ces objets mis à disposition du public coûtant un prix certain, il devint logique de leur adjoindre des méthodes de traçages dans le but certes d'en éviter le vol  et la dégradation mais qui font que de facto tout individu les utilisant est donc suivi à la trace!

   L'IoT (Internet of Things, Internet des Objets) s'en est donc mêlé créant déjà le fameux web 3.0 dont on nous parle pour un Monde Virtuel, mais dans le Monde Réel malheureusement.

   Car, si j'ajoute à cela, que même les transports en commun permettent potentiellement de savoir qui monte dans le tram, métro ou bus, dans lequel et vers quelle direction; que savoir où il en descent peut facilement se faire s'il décide d'emprunter une trottinette ou un vélo; que tout cela se fait via des "apps" (applications de smartphones); donc il n'y a plus de limites.

   Qui me dit, en effet, que le processus de tracing s'arrête réellement lorsque je quitte le moyen de transport emprunté? Tout se faisant via des apps, il me faudrait être sûr que l'application utilisée par moi pour emprunter tous mes moyens de transport ne continue pas à envoyer ma position, soit en continu soit toutes les x minutes, via le GPS de mon smartphone à une espèce de "banque de déplacements".

   C'est bien là le hic. Nous avons acceptés un monde de tracing de notre mobilité, et si on additionne le tracing permis par les paiements avec cartes bancaires eh bien on n'est pas sorti de l'auberge même en prenant sa voiture personnelle...

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Il fallait réveiller l'Occident de sa décadence, fut-ce par une guerre!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Malheureusement l'histoire de l'humanité nous apprend que ce sont souvent grâce aux guerres que se sont produits ses plus grands progrès. Ainsi la Première Guerre Mondiale et le développement de l'aviation (pour bombarder les lignes ennemies), la Seconde Guerre Mondiale et le développement de l'informatique (pour déchiffrer les messages ennemis) et enfin la Guerre Froide qui aura fait qu'en moins de 15 ans nous soyons passés du terro-centré au premier satellite autour de la Terre et au premier homme sur la Lune (pour prouver qu'on était capable d'envoyer une bombe nucléaire via un missile impossible à intercepter).

   Se vautrant dans sa décadence homophile et hétérophobe, l'Europe Occidentale avait peut-être bien besoin de la guerre russe en Ukraine pour avoir une chance d'évoluer et de peut-être s'en sortir.

   Car de fait, il faut s'en sortir et de logiciel de gestion de la société et de logiciel d'usage des ressources naturelles.

   Gestion de la société d'abord. Face à l'attaque Russe, nous avons pris des sanctions strictement d'ordres économiques. C'est que nous continuons malheureusement à penser que la Politique doit être au service d'ambitions économiques. Que l'économique primerait sur toute ambition politique, selon nous les Occidentaux. Et voici que nous nous retrouvons, depuis des années déjà, sans nous en rendre compte, face à des régimes pour lesquels la Politique prime sur l'Économique! Iran, Chine, Corée du Nord, et maintenant Russie.

   De par ce logiciel dépassé de la politique au service de l'économique typiquement occidental, nous n'avons plus aucune prise sur une bonne partie du Monde; nous avons perdus notre place de Puissances Mondiales; nous sommes des impuissants qui n'apparaissons qu'à la télévision!

   Gestion des ressources naturelles ensuite. Face aux nombreux défis environnementalistes, nous sommes incapables d'inventer, nous avons perdus, même à la Gauche, notre progressisme autrefois si naturel à l'Europe Occidentale. Il n'y a plus que d'une part des conservateurs et d'autres part des réactionnaires régressifs!

   Les premiers défendent le nucléaire radioactif, la baisse des taxes sur les carburants et énergies thermiques; les seconds rêvent à en revenir aux moulins-à-vent (éoliennes) et fours solaires (photovoltaïque).

   Personnellement j'ai toujours défendu, et j'espère que les conséquences indirectes de cette guerre Russie-Ukraine, OTAN-Russie même pousseront l'Occident Européen à le faire, un passage à l'Hydrogène tant comme source d'énergie thermique que nucléaire (fusion non-radioactive).

   Bref, dans cette guerre, soit l'Europe Occidentale s'enfoncera encore plus dans sa décadence crépusculaire, soit elle évoluera enfin à nouveau...

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Homme Nouveau et anti-vaccins (antivax)

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   «Les vaccins permettent à ceux qui auraient dû crever de survivre et en ce sens empêchent la sélection naturelle darwiniste biologique qui normalement devrait constituer une société d'Homme Nouveau, l'homme 20.20, l'homme multirésistant aux virus»! C'est une théorie nazie sur laquelle s'appuie la naissance des mouvements contre les mesures sanitaires dont le mouvement antivax (anti-vaccinal).

   En participant à ce mouvement les Anarchistes se font les idiots utiles de l'Extrême-Droite. Lorsque l'on ne dérange pas un camp, au contraire lorsque ce camp vous accueille les bras ouverts, c'est qu'on est son idiot utile, c'est que l'on sert sa cause même si celle-ci est profondément différente de celle que l'on croit servir.

   La raison profonde qui a mené au lancement d'un mouvement de défiance envers non-seulement les vaccins anti-coronavirus, mais aussi envers tous les vaccins quels qu'ils soient, est résumée au début d'article. Les vaccins contre le COVID-19 empêchent la naissance d'une société nouvelle uniquement composée de "l'Homme 20.20", l'homme qui a naturellement résisté à cette maladie sans aide extérieure.

   Et sans aide de l'Intelligence donc. Ce qui explique un second mouvement qui dit que si l'humanité a pu survivre alors que c'est une "bête" somme toute assez fragile et peu forte, c'est grâce à son intelligence et c'est grâce à cette intelligence que l'humain domine le monde. Domination néfaste à la Nature, à Gaïa, et il convient donc d'éradiquer l'humanité ce qui ne peut se faire qu'en éradiquant son intelligence.

   Éradiquer l'intelligence humaine est assez facile: les archéologues généticiens ont démontrés il y a plusieurs dizaine d'années que cette intelligence était apparue lors du passage à l'alimentation carnée. Pour éradiquer l'humanité, donc d'abord son intelligence, il convient donc de promouvoir le végétalisme le plus radical.

   La différence entre ces derniers, partisans de l'extinction écologique, et les premiers, partisans du darwinisme biologique, c'est que pour les écologistes c'est toute l'humanité dans son entièreté qui doit s'éteindre alors que pour les darwinistes un type d'Homme Nouveau doit survivre, mais lui-seul.

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La vérité sociologique derrière les 140000 métiers en pénurie en Belgique!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Alors Georges-Louis Bouchez frappe encore une fois en annonçant un calcul de 140000 (cent quarante-mille) métiers en pénurie en Belgique. Il a bien dit métiers et non emplois! C'est important car pour qu'un métier soit en pénurie, on devrait estimer pour un petit pays comme la Belgique qu'il y a en moyenne 50 postes par métier qui ne trouvent pas preneurs. Or donc 140000 métiers en "pénurie" cela représente donc 7000000 (7 millions) de salariés qui manquent dans lesdits métiers!

   Or, il y a bien moins de 7 millions de chômeurs en Belgique. Donc la culpabilité ne peut reposer sur lesdits chômeurs. Avec un tel chiffre, en fait, on s'aperçoit que il y a trop de petits bourgeois-patrons pour pas assez de salariés! Et c'est normal. Car, en Belgique, nos politiciens ont parié sur le Darwinisme Social: les classes socialement élevées font beaucoup plus d'enfants que les salariés et allocataires sociaux; enfants qu'évidemment ils destinent à des études supérieures et non techniques-professionnelles.

   On se retrouve dès lors avec une masse de nouveaux actifs qui ayant de plus larges moyens financiers décident de monter "leur" boîte et qui soit n'ont pas les qualifications techniques du secteur d'activité soit les ont mais ne peuvent assumer seuls. Donc ils recherchent des salariés, salariés qui manquent puisque tous veulent être patrons.

   Bref, ce darwinisme social institué par le Capitalisme se retourne comme je l'ai déjà écrit ici contre le système économique lui-même; s'avère improductif et nocif.

   En final, ce que prouve Georges-Louis Bouchez est qu'il y a trop de petits-entrepreneurs pour pas assez de gens prêts à n'être que simples salariés!

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   Bon, en relisant je me dis que ce cher Georges-Louis Bouchez, bien que se voulant plus francophone que les français de France, a dû se tromper de mots et n'a probablement pas voulu dire 140000 métiers en pénurie mais "emplois vacants". Eh bien, raisonnons donc. Cela signifie qu'il n'y aurait pas assez d'emplois pour tout le monde, que seul un dixième des chômeurs actuels pourraient trouver du travail et que neuf dixième des chômeurs actuels ne peuvent en aucun cas en trouver.

   Voilà qui nous place loin de la situation de plein-emploi que veut pourtant nous faire miroiter la Droite belge, de l'Open-VLD au MR en passant par la NVA.

   Et donc on se dit «heureusement qu'ils ne veulent pas tous travailler sinon ils se suicideraient directement à force de pas trouver»! Genre «dis-moi Georges-Louis, on s'organise un "Squid Game" pour chômeurs ce week-end?»...

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Quand le MR parle "Classe Moyenne" (et le PS)...

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Récemment on a accusé le PS de «vouloir étouffer les classes moyennes». Or, lorsque le MR parle des "Classes Moyennes", il convient de se méfier.

   En effet, grand fourre-tout, quelle réalité désigne ce mot? Dans la bouche de la Droite il désigne ce que l'on nomme aussi très grossièrement les «Professions Libérales»; un autre concept qui ne signifie pas plus que le premier. Car quel est le point commun entre un plombier indépendant, un commerçant, et un avocat? En ce sens le commerçant et le plombier indépendant ont plus de points communs entre eux qu'avec un avocat du barreau, soyons clairs, ça paraît évident.

   Un plombier a beau être indépendant, il n'en reste pas moins un "ouvrier" au sens classique et français du terme: «celui qui travaille essentiellement avec ses mains». Et c'est ce que malheureusement, abreuvé du discours "qui caresse dans le sens du poil" de la Droite, ni cet ouvrier indépendant ni la Gauche ne perçoivent.

   Car, de fait, lorsqu'on parle par exemple d'augmenter un impôt de l'ordre de 1%; eh bien ça fait plusieurs dizaines voire la centaine de milliers d'euros à payer à l'État en plus par an... pour l'Avocat! Seulement une centaine d'euros pour l'indépendant qu'il soit commerçant ou plombier indépendant!

   Donc fondre l'ensemble de ceux «qui n'ont pas de patrons», dans une même classe sociale, dans un soi-disant même intérêt, que cela vienne de la Droite ou de la Gauche, est une illusion sociologique.

   Je défends et ai toujours défendu la position suivante: à cotisations sociales égales, droits sociaux devant être égaux! C'est uniquement en ce sens que la Gauche a lâché les Classes Moyennes. Car un indépendant cotise à 45% (contre 40% pour un salarié; les 5% de différence proviennent de la "cotisation patronale") à la Sécurité Sociale, via l'impôt qu'on appelle "Lois Sociales", mais n'a pas droit aux services de ladite sécurité sociale sinon aux allocations minimex.

   Une situation évidemment injuste, mais que pérennise la Droite également; la faute n'en revient pas uniquement, loin de là, à la Gauche.

   Et finalement qu'est-ce serait la vraie "classe moyenne"? N'est-ce pas ceux qui gagnent le salaire médian du pays (en Belgique 2010, deux-mille dix, euros par mois net)? Dans ce cas beaucoup de simples fonctionnaires, agents d'État, font partie de la fameuse Classe Moyenne, ce que là non plus ni la Gauche ni la Droite ne veulent admettre!

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Coronapass ou Covid-Safe-Ticket, pourquoi être contre même (et surtout) si vaccinés?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Comme toujours en politique, les promesses n'engagent que ceux qui y croient! Ainsi l'exécutif (et non le législatif) nous avait dit «non, non, il n'y aura pas de "Coronapass" en Belgique». Et le même exécutif, qui n'est pourtant pas législatif, d'instaurer à peine plus tard un "Covid-Safe-Ticket", exact équivalent. Il faut savoir que je parle ici en tant que moi-même vacciné et que donc je ne défends pas mes propres intérêts mais bien ceux des citoyens, de tous les citoyens mis ensemble dans la même société où ils vivent mais chacun avec leurs libertés.

   À Bruxelles, où les chiffres sont les plus mauvais, il y a 65% de totalement vaccinés pour donc 35% de non-vaccinés. Et ces non-vaccinés pour qui représentent-ils un danger? Les non-vaccinés ne représentent un danger que pour les autres non-vaccinés! Ce qui représente un danger pour les déjà vaccinés est l'ouverture des frontières qui ramène des variants dont des résistants aux vaccins (Colombien not.).

   Ayant bien pris note de cela on découvre donc que si l'État Belge (et Français) pensaient réellement à notre santé, ils n'auraient jamais rouverts les frontières pour l'été 2021.

   Il n'y a dans l'Histoire du Monde qu'un seul Régime où la Santé n'était pas un Droit mais une Obligation (tout comme la Pratique du Sport par ailleurs); c'était le Régime Nazi (National-Socialiste)!

   De fait, la Santé est un Droit et non un Devoir en Démocratie. Ces gens ne se sont pas faits vacciner jusqu'à maintenant; on doute qu'ils le fassent même dans les dix prochaines années. Chacun à ses raisons, aussi idiotes (le vaccin est fait pour tuer) que Nationalistes (j'attends le vaccin français), mais en gros ils ne sont à Bruxelles que 35%. Or on ne gère pas une société en laissant 35% seulement de la population décider de la politique à mener pour les 65 autres pourcent.

   Étant donné la vérité que ces non-vaccinés ne représentent pas un danger pour la majorité vaccinée de la population; un deal, une alternative est à trouver.

   Car même un vacciné peut contaminer. «Pendant un peu moins de temps qu'un non-vacciné» précise le site fédéral d'information sur le coronavirus. Soit pendant 7 jours au lieu de 14 jours. Par ailleurs, il peut contaminer son chien, chien qui peut ensuite contaminer d'autres personnes. Va-t-on demander un test covid pour les chiens qui se accompagnent les vaccinés au bistrot? Je crois que non.

   Le véritable problème part du fait que, bien qu'anti-vaxx (antis-vaccin), ces non-vaccinés attendent du secteur hospitalier des soins identiques à tous. Ou du moins c'est ce que nos États font semblant de comprendre.

   L'alternative au Coronapass et Covid-Safe-Ticket serait alors que le législatif cette fois décide d'une Loi où quelqu'un qui ne s'est pas fait vacciner alors qu'il en avait toutes les facilités et possibilités ne soit pas traité en hôpital mais en ambulancier (à domicile) en cas de contamination! S'il a de la chance et est VIPO, ce sera remboursement total par la mutuelle, sinon qu'il paie le fruit de sa liberté.

   Mais en dehors de cet aménagement aucun Coronapass ou Covid-Safe-Ticket n'est non seulement légitime mais en plus efficace: en effet, comme dit plus haut, un vacciné peut être un porteur contaminant pour les autres!

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