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Dictionnaire absurde des classifications sociales

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Pour m'amuser m'est venue l'idée de publier gratuitement un petit Dictionnaire absurde des classifications sociales sous forme de sottie et de "vrai" dictionnaire...

   Pour rire plutôt qu'en pleurer.

   Disponible gratuitement au format PDF, ici:

Dictionnaire absurde des classifications sociales
Dictionnaire absurde des classifications sociales
Dictionnaire absurde des classifications sociales
Dictionnaire absurde des classifications sociales
Dictionnaire absurde des classifications sociales
Dictionnaire absurde des classifications sociales

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Ukraine et Plan d'Investissement

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Sous ma casquette de conseiller financier je parle ici d'un Plan d'Investissement à long terme (minimum 10 ans) avec retour certes par augmentation de valeur des actions mais aussi par les dividendes générées par les entreprises concernées (différence entre "jeu en bourse" et "investissement"). Cela concerne la mise en condition géopolitique du conflit entre la Russie et l'Ukraine (ou Union Européenne et OTAN, conflit "russo-ukrainien").

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La guerre en Ukraine d'un point de vue technologique et scientifique

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Je ne crois pas l'avoir affirmé clairement mais je suis pour la Paix, et donc une solution pacifique à ce conflit; sans pour autant m'en foutre du sort des uns et des autres. Car qui paie le prix fort de toute guerre quelle qu'elle soit? Les populations et les plus pauvres parmi cette population. Si une guerre ne concernait que les militaires on dirait simplement «qu'ils se pètent la gueule entre eux» et il n'y aurait pas vraiment de raison d'être pacifiste. S'il y a des raisons d'être pacifistes c'est bien car les guerres font des victimes et que ces victimes sont en tout premier des civils innocents, non concernés voire même non partisans.

   Ainsi, il est ridicule au nom du "pacifisme" d'être contre les Russes car la majorité des Russes sont eux-mêmes contre la guerre en Ukraine! Par contre il me semble qu'il y a beaucoup plus de nationalistes côté ukrainien, car quel Ukrainien peut se revendiquer ouvertement contre la guerre envers les Russes sans passer aussitôt pour un ennemi, un pro-russe, un anti-occidental? Oui, il est bien plus difficile à un Ukrainien d'être contre la guerre qu'à un Russe!

   J'écris cela parce que dans la longue litanie des "sanctions" européennes et des pays de l'OTAN contre la Russie, on s'aperçoit que seul le Peuple Russe paie ces sanctions réellement; la haute bourgeoisie russe, les "oligarques", sachant facilement s'en défaire et ne pas en subir les conséquences dans leur train-de-vie.

   On a ainsi pu voir un développeur de logiciels Libre et Open-Source Linux (sic!) européen insérer un jour, croyant bien faire, une partie malware (virus) à l'un de ses programmes si l'IP (l'adresse de connexion à l'internet fournie par le modem) de téléchargement était russe! Le con. Con, car il est connu que la majorité des utilisateurs Linux sont des ONG ou associations dont la quasi-totalité en Russie sont contre la guerre! On recensera ainsi au niveau mondial la Ligue des Droits Humains, Human Right Watch, des organisations de journalisme indépendantes, etc.

   Heureusement, le développeur en question a été aussitôt banni du GitHub (fournisseur de logiciels vérifiés).

   C'est la même logique avec Anonymous: face à la guerre leur réflexe a été de vouloir attaquer des sites russes. Bon, honnêtement, couper l'image et le son d'une chaîne de télévision pro-Poutine ça n'empêchera jamais l'opinion russe de rester sur ses positions premières: pour ou contre la guerre. On peut imaginer plutôt que de bêtement couper le signal, diffuser des informations non en provenance d'occident (l'Europe fait elle aussi de la pure propagande et donc du mensonge) mais en provenance de soldats russes dégoûtés par les réalités du terrain. Ça serait un peu plus intelligent. Mais d'un point de vue utile à la Paix et à la sauvegarde de la vie des civils, il est surtout urgent de s'attaquer à par exemple neutraliser le système de lancement de fusées à têtes nucléaires russes (et pas qu'à têtes nucléaires par ailleurs).

   Mais, de fait, ce serait là considéré comme un acte de guerre et cela ressort de la compétence non de civils, fut-ce Anonymous, mais des militaires informaticiens dont se dotent de plus en plus les armées occidentales et mondiales.

   Mais ça c'est la guerre. Et donc, en voulant attaquer des sites stratégiques russes, même ne fut-ce qu'informatiquement, numériquement, tels des centrales électriques et autres, encore une fois ce seraient les Civils qui en paieraient directement et uniquement le prix!

   Que faire alors? Eh bien la Paix, et la Paix se construit en faisant collaborer tous ceux qui sont contre la guerre entre eux dans les deux camps.

   Malheureusement, on devait apprendre que les scientifiques russes étaient écartés des programmes de recherche internationaux. Ce ne doit pas être un modèle à suivre. Le Libre et Open-Source (Linux principalement) doit continuer de choisir de travailler avec tant l'Occident que la Russie et tant pour l'Ukraine que pour les Russes! Car qui, en Russie, à besoin de logiciels libres, indépendants de toute firme étatique (en tout cas Russe)? Ceux qui sont contre la guerre évidemment!

   C'est-à-dire qu'à la logique d'Anonymous («hack against Russia», «pirate contre la Russie») il faudrait choisir une logique plus ouverte du type «code for Peace», «code pour la Paix» au maximum et «code for Ukraine», «code pour l'Ukraine» dans l'option où l'on veut absolument s'engager.

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Utile, la Prison?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Je pense nécessaire de présenter ici une brochure gratuite au format PDF que je viens de mettre à jour ce 25/02/2021 concernant l'inutilité de la Prison et de toute notion de "peine". Quand on est adulte ou même adolescent, l'époque du "tu n'as pas été sage, allez, au coin!" est révolue.

   Mais, comme indiqué en fin de brochure, pas question de se la jouer mode goulag communiste non plus.

   La voici:

   J'ajouterai que vouloir repenser la prison, donc repenser voire annihiler la notion de "peine", pour la remplacer par la réinsertion nécessite (et c'est sans doute pourquoi nos législateurs se gardent bien de le faire) de repenser l'échelle des valeurs globale de nos sociétés: qu'est-ce qui intègre vraiment?

   Comme écrit en fin de brochure, certains ne jurent que par l'intégration par le sport; d'autres par les arts; d'autres enfin par le travail.

   À propos de ce dernier item, emblématique des autres, tout le monde peut se rendre compte que le travail n'est pas un facteur d'intégration, c'est-à-dire d'autosatisfaction. D'abord parce qu'on ne reproche pas au rentier de gagner son argent sans rien faire, alors qu'on le reprochera à l'allocataire social. On ne le reproche pas au rentier car les anciennes générations ont appris, à tort, à respecter le costard-cravate. À tort car même les mafieux sont habillés en costard-cravate: l'habit ne fait pas le moine. On le reproche à l'allocataire social d'abord car il est mal habillé, ensuite car on sent qu'il a quelque chose de plus que nous travailleur: sa liberté!

   Ce qui intègre vraiment dans nos sociétés, tant capitalistes que communistes (les deux seuls modèles à se partager le monde), sont les avantages tirés de son activité, et non cette activité en elle-même. Avantages qui peuvent être dans le communisme des accès à des privilèges (voyages à l'étranger, accès à des produits occidentaux, etc.), dans le capitalisme l'argent.

   Donc, on le voit, et la majorité des "crimes" tournant autour de l'accaparement "illégal" de ces avantages, repenser et remplacer la prison par quelque chose de plus utile (rendre heureux) nécessite de repenser nos modèles sociaux tant en communisme qu'en capitalisme.

   On peut ajouter que prison et peine de mort sont inadéquates et non-efficaces car malgré qu'elles existent là où elles existent, il se passe ce qu'il se passe!

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Le passage des États-Nations aux Entreprises-Nations

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Jusqu'à présent nous connaissions les États-Nations; des nations dirigées sous forme étatique, c'est-à-dire avec des gouvernements, élus ou non, démocratiques ou non, où le Gouvernement seul décidait de sa stratégie intérieure et extérieure. Et il semble bien que personne n'ait perçu ce changement récent de la donne géopolitique mondiale; les Occidentaux européens continuent à réfléchir en terme de responsabilité étatique, gouvernementale, présidentielle ou ministérielle.

   Pourtant nous devons bien constater que nous sommes dores-et-déjà passés des États-Nations aux Entreprises-Nations! C'est-à-dire des nations dirigées par des chefs d'entreprises, des consortiums, des "oligarques" (dans la cas de la Russie). On pouvait déjà le voir dans le phénomène néo-colonial en Afrique. La politique de la France-Afrique n'était plus dictée par le gouvernement français mais par des entreprises telles Bouygues, Vivendi, Total, etc. Néanmoins cela restait sous le contrôle final et la protection finale du gouvernement français.

   Ce qui se passe avec le fameux Groupe Wagner, c'est que le gouvernement Russe et partant, Poutine, se fait dépasser sur sa droite. C'est la fin de l'heure de gloire des anciens du KGB (devenu FSB) tels Poutine et l'ascension des bourgeois, oligarques ou non, qui de facto ne se soumettront jamais à un vote ni représentatif (comme la majorité de ce qu'on nous présente comme "démocraties" dans le monde) ni direct (comme en Suisse et le système de référendums, votations).

   Et c'est ce que n'ont toujours pas compris les politologues occidentaux qui continuent de confondre les intérêts du Groupe Wagner avec les intérêts du gouvernement russe.

   En effet; on s'imagine avec une facilité intellectuellement paresseuse que lorsque Wagner agit par exemple en Afrique, c'est sous «ordre de Poutine». Non, c'est sous ordre du bourgeois patron de Wagner!

   Mais les entreprises occidentales, elles, contrairement aux ressortissants de Science-Po', le comprendront très vite et embrayeront sur cette expérience fructueuse de bourgeois russe propriétaire du groupe Wagner; et bientôt nous auront des initiatives de politique intérieure et extérieure 100% signées Bouygues, Total, Vivendi, sans cette fois que ces entreprises n'aient à s'appuyer sur le gouvernement français désormais.

   Autrefois nous avions la Russie, la France, les USA, Taiwan, la Chine, le Qatar, etc.; désormais nous auront Wagner, Total, Coca-Cola, un fabriquant de puces, un assembleur de smartphones, Qatar-Airways, etc.

   En ce sens la logique géopolitique des désormais Entreprises-Nations est radicalement différente de celle des anciens États-Nations et constituent ce qu'on peut appeler le véritable ultra-libéralisme...

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Il faut réviser Karl Marx

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Étant bien parti dans son travail historique dérivé de la philosophie (j'y reviendrai), Karl Marx s'improvise malheureusement économiste et sociologue. Il transforme ainsi une vision claire, nette et sans appel du déroulement de l'Histoire Humaine, en une théorie nouvelle qui efface tout ce qu'il a écrit jusqu'alors lui-même: le Matérialisme Historique.

   Tout serait expliqué et explicable par de pures relations économiques donc d'ordres mathématiques. Or donc, si tout était aussi rationnel et soumis à des lois mathématiques comment expliquer les multiples divergences entre mouvements se réclamant tous du même marxisme? Ce seul fait devrait suffire à invalider la théorie du matérialisme historique. Mais ce n'est pas la seule chose qui l'invalide: Karl Marx dans ses premiers écrits l'invalide de lui-même.

   Ainsi, Marx fait une analyse de la Révolution Française. Et il en conclut que le Capitalisme n'est pas en soi né d'une accumulation primitive de marchandises et capitaux, mais bien d'une volonté de conquête du Pouvoir (ici par les possédants de Capitaux par rapport aux possédants de Titres de Noblesse).

   C'est-à-dire que, selon Marx "jeune", le déroulé de l'Histoire de l'Humanité se résume à une recherche de conquête du Pouvoir. Si on recherche l'augmentation de ses capitaux propres c'est car le Capitalisme n'est pas défini par l'usage de la monnaie comme moyen d'échange (qui existe depuis l'aube de l'humanité, depuis plus de cent mille ans), mais le Capitalisme se définit par le fait que plus je possède de Capitaux plus j'ai de Droits et de Pouvoir!

   Tout n'est donc que conquête du pouvoir par les différents moyens qui y mènent au cours du temps; là est le déroulé de l'Histoire selon la première idée de Karl Marx.

   Et comme le Pouvoir peut être également recherché par des humains psychopathes ou déséquilibrés, l'Histoire ne saurait s'expliquer à 100% de manière rationnelle donc Matérialiste!

   Le Matérialisme Historique tardif du Karl Marx "vieux" est donc en contradiction avec les écrits du Karl Marx "jeune". C'est, qu'entre-temps, il s'est laissé embrigader (tout comme Engels) par un mouvement social qui l'intéresse et le fascine car il correspond à l'une de ses préoccupations (la prise de Pouvoir par les jusqu'ici opprimés) mais est manipulé par des opportunistes voulant confisquer ce pouvoir auxdits opprimés.

   Comme le chante si bien Mylène Farmer dans «Génération désenchantée»«sur mes idéaux des mots». Tels entre autres connus, Lénine qui se gardant bien de participer à la Révolution en marche en Russie, une fois celle-ci acquise, retourne néanmoins en Russie pour s'auto-proclamer Père des Peuples d'URSS...

   Bref il faut abandonner toute analyse se réclamant d'un quelconque Matérialisme Historique pour en revenir à une analyse historique basée sur la Conquête du Pouvoir et les différents moyens d'y parvenir de par les âges.

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Pourquoi les mesures en Belgique n'aideront pas face à la crise énergétique?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Le gouvernement Vivaldi, composé de la Droite et de la Gauche, a émis voici quelques jours des mesures longues à accoucher pour «aider les personnes et entreprises en difficulté face à la crise des prix de l'énergie». En fait, la seule mesure qui aurait pu être efficace n'a pas été prise, et les mesures prises annoncent en fait une mise en encore plus grande difficulté pour les ménages, individus, entreprises belges et européennes.

   Mais d'abord il est marrant de différencier qui gagne ou perd la guerre en Ukraine au niveau des Peuples et au niveau des Gouvernements. Car l'intérêt d'un Peuple ne rejoint pas forcément celui de son Gouvernement; sinon cela fait déjà longtemps qu'il n'y aurait plus besoin de CRS.

   Qui doit se préoccuper de consommer moins d'énergie (électricité et gaz)? De ne pas se chauffer au-dessus de 19°C (pour toute la population en France, seulement pour les services publics en Belgique)? De couper son chauffe-eau électrique la journée (pour la France)? De fermer sa boulangerie car il reçoit une note d'énergie trop salée? L'Europe de l'Ouest pas la Russie! En Russie cela ne pose aucun problème même de chauffer une piscine à 24°C en plein hiver, sans avoir à se préoccuper du prix que ça va coûter! Donc, au niveau des Peuples, les russes gagnent cette guerre (mais pas au niveau ni des militaires, rappelés pour beaucoup d'entre-eux, ni du gouvernement, Poutine étant en perte de notoriété).

   Mais pourquoi dis-je que ces mesures prises par la Belgique et par l'Europe risquent d'aggraver la situation? D'abord par la taxe sur les sur-profits des fournisseurs de gaz et électricité. En effet, elle est censée financer (avec d'autres augmentation d'accises, sur le tabac par exemple, et taxes) les 230 € d'aide sur la facture de gaz et les 60 € d'aide sur la facture d'électricité de Novembre 2022 à Mars 2023 inclus.

   Néanmoins, il s'agit non d'un impôt mais d'une taxe calculée en % du prix de vente du kWh. Or une taxe se répercute toujours sur le client final, le consommateur, donc ici les citoyens, vous, moi, tout le monde! Ce qui signifie que les prix de l'énergie vont grimper exactement du même pourcentage que cette nouvelle taxe, réduisant ainsi l'impact des aides énumérées ci-dessus.

   La seule mesure qui eût été efficace aurait été un plafonnement des prix (au moins ceux du gaz, du pétrole et de l'électricité) comme cela a été fait par la Grande-Bretagne pourtant dirigée par la Droite! En effet, cela aurait permis d'éviter une grande indexation des salaires qui va de facto engendrer des difficultés pour les entreprises et une augmentation généralisée des prix de tous les produits pour le consommateur, donc ceux que l'on voulait soi-disant "aider".

   Mais bon, en résumé, au niveau des Civils, les européens ont déjà perdu cette guerre en Ukraine tandis que les russes l'ont gagnée...

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Les brésiliens ne sont pas assez matures pour la démocratie

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

Ni Bolsonaro, ni Lula!

Ni Bolsonaro, ni Lula!

   Je n'avais pas voulu sortir cet article avant les élections de premier tour au Brésil car il n'y a quasiment pas de brésiliens qui lisent ce blog. Pourtant j'en avais bien envie car les résultats qui sont tombés tôt ce matin du 3 Octobre 2022, eh bien je les connaissais déjà car je connais bien les brésiliens et brésiliennes.

   À noter qu'on était bien dans des élections de premier tour. Donc le vote vraiment utile aurait été en toute logique «n'importe qui sauf Bolsonaro ou Lula!», c'est-à-dire un vote vraiment démocratique.

   On attribue beaucoup de choses positives au PT (partie de Lula), qui en fait datent de bien avant l'accession de Lula puis, pire, de Dilma à la présidence du Brésil. Ainsi on entend nombre de brésiliens eux-mêmes attribuer au mérite du PT la transformation des bidonvilles (favelas) en quartiers de maisons construites en dur, de vraies maisons donc, et où logent les anciens habitants des favelas. Euh, excusez-moi, mais cette politique de logement sécurisé date juste d'avant l'accession du PT à la présidence du pays brésilien.

   Par ailleurs Dilma a pour Rio de Janeiro effectivement fait détruire les anciennes favelas qui surplombaient la montagne donnant une vue imprenable sur les plus belles plages touristiques et réputées mondialement (Copacabana, etc.) et d'où on pouvait entendre les tirs de fusil-mitrailleurs des trafiquants de drogue pour les remplacer par des maisons en dur... mais non pour y reloger les anciens habitants des favelas mais bien pour les mettre sur le marché immobilier à la vente! De fait, laisser un tel luxe à portée des paumés, on a beau être communistes, ça va pas du tout ça!

   Donc, Dilma a fait reculer les favelas, toujours pas construites en dur mais en cartons, tôles, bois, de l'autre côté des montagnes; du côté opposé à la belle vue sur les plages, permettant ainsi aux touristes de ne plus entendre les bruits de fusils.

   Enfin, si le vote Bolsonaro est certainement un mauvais vote pour une société qui prétendument «a souffert de la dictature militaire», je dirais qu'un fascisme d'extrême droite ne dure généralement qu'une quinzaine d'années alors qu'une dictature d'extrême gauche, elle, dure au moins 75 ans comme on l'a vu en Chine, Corée du Nord, URSS.

   Et comment le PT s'était-il mis à la tâche pour rester au pouvoir les 18 ou 16 ans précédents? Simple: en achetant les votes! En effet, à l'époque où Lula accède pour la première fois à la présidence de la fédération brésilienne, héritage de la dictature militaire: presque tout est monopole d'État. Quand je dis monopole, c'est pas seulement «fourni par les Services Publics» mais bien «ne pouvant être fourni par aucune autre société privée que le Service Public».

   Donc, en toute logique, l'État, le Président, à autorité pour fixer les prix pratiqués. Il s'agissait certes de l'eau, de l'électricité, du gaz, mais aussi (ce qui serait impensable chez nous même sous François Mitterrand) de l'essence, de la télévision (cablo-opérateur et chaînes disponibles gratuitement sans décodeur qui sont jusqu'à aujourd'hui toutes de Service Public). Et au lieu d'en rendre le prix accessible à tous, au contraire Lula a augmenté les prix de ces services!

   En lieu et place d'une diminution des prix, Lula a instauré un système de tickets d'accès aux services de base pour les moins aisés. Cela s'appelle donc acheter des votes, car évidemment tout le monde, et les "moins aisés" étant une large majorité au Brésil, préfère consommer gratuitement quelque chose que d'avoir à payer, même moins cher que le prix d'avant.

   Bref, le vrai vote utile dès le premier tour aurait été n'importe quel parti démocratique et aucun parti fasciste, ni de gauche (Lula) ni de droite (Bolsonaro).

   Ce qui me permet de dire que, non, le Peuple Brésilien n'est pas encore assez mature que pour vivre en Démocratie; c'est-à-dire sans chef mais seulement avec des responsables politiques au service de la Nation.

   Pour terminer, puisque ça semble bouillir dans le crâne de pas mal de brésiliens installés hors du Brésil dont Neymar, je dirais aux brésiliens qui ont voté pour l'un des deux dès le premier tour de retourner vivre au Brésil si leur candidat favori l'emporte!

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Discours de 1er Mai, fête des travailleurs et non "fête du travail"!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Tout d'abord je tenais à signaler ici que le premier Mai est bien "la fête des Travailleurs" et non pas "la fête du travail". Pourquoi fête-t-on les travailleurs (et travailleuses) le 1er Mai? Cela provient des USA: un premier Mai eût lieu un massacre de travailleurs assistant à un meeting en pleine rue. Et aux USA comme dans l'ensemble des Amériques (latine également donc) on parle bien du "workers day", "dia dos trabalhadores", "jour des travailleurs" et non de jour du travail.

   Alors on sait que la gauche et l'extrême-gauche marxistes se sont  réappropriés cette fête. Et justement je tenais ici à réfléchir sur un point précis, qui a à voir avec la critique de l'Homme Unidimensionnel, critique proprement existentialiste reprise plus tard par les situationnistes (ces derniers malgré tout restant dans une vision unidimensionnelle de l'humain). En un mot: «la gauche sauvera-t-elle le travailleur?».

   De fait Engels et Marx, lorsqu'ils observent et réfléchissent au bonheur des travailleurs et à leur avenir, le font à partir de ce qu'ils peuvent voir du quotidien du travailleur du tout début du XIXe Siècle, début des années 1800.

   Soit un ouvrier et une ouvrière travaillant 16 heures par jour et ne faisant que travailler, manger, baiser et dormir.

   Les Communistes dès lors n'imaginent qu'un seul bonheur pour le travailleur: posséder le boulet auquel il est enchaîné! Pouvoir en choisir la couleur sans pour autant en être débarrassé ne fut-ce qu'un instant.

   En effet, les Communistes, malgré la critique marxiste de l'aliénation de la marchandise, ne pensent nullement en revenir à l'artisanat (à l'avant-révolution industrielle), aux PME, etc. Au contraire ils gardent l'industrialisation pourvu que la machine appartienne à l'ouvrier. On voit bien la bêtise que cela constitue.

   L'apparition dans les démocraties capitalistes du découpage de la journée en trois temps de 8 heures: 8 heures de travail, 8 heures de loisirs et 8 heures de sommeil, signera la fin du Communisme même s'il a mis du temps à s'effondrer.

   En effet, le communisme conçoit les purs loisirs comme une chose "bourgeoise". S'ils découpèrent à leur tour les journées en trois 8, les heures dévolues dans le monde occidental bourgeois et "décadent" aux loisirs devaient servir selon l'URSS, la Chine, Cuba, la Corée du Nord, etc. à la "formation marxiste par le Parti, par les Soviets". Seule la lecture de Marx est acceptable comme occupation hors travail et sommeil pour le communisme.

   C'est que le communisme, Marx et Engels, n'ont qu'une vision unidimensionnelle de l'humain. L'Homme n'a qu'une dimension: celui de sa classe sociale. Il n'y a que des travailleurs et des patrons, rien d'autre au monde!

   Or, voici que soudain, et grâce à la lutte des travailleurs dans ces pays, les loisirs naissent dans les démocraties capitalistes. Dès lors je suis, comme le notent très bien et Van Vogt dans ses cours de sémantique et Jean-Paul Sartre dans ses traités d'existentialisme, obligé de ne plus seulement dire "untel est ouvrier" mais bien "untel est ouvrier... entre autres choses".

   Car dès lors je ne suis plus seulement travailleur, mais aussi guitariste, bricoleur, informaticien, DJ, pêcheur, motocycliste, cycliste, joueur de basket, de jeu d'échecs, etc. Et pas seulement par mon métier mais en plus de mon métier!

   L'homme devient pluridimensionnel, multidimensionnel et se libère ainsi de son uni-dimensionnalité.

   Et si c'est gênant, cette nouvelle liberté du travailleur, pour le Communisme c'est que le marxisme ne voit qu'un type de lien social admissible: celui de la classe sociale. Or les liens sociaux créés par les loisirs sont de facto inter-classes-sociales, les dépassent.

   Mais ils n'en sont pas pour autant, contrairement à ce que fait le marxisme, à rejeter dans la poubelle des choses inutiles.

   Ces loisirs, premièrement, apportent un équilibre mental. Et ensuite ils permettent à l'humain de se dépasser, de découvrir de nouvelles choses d'ordre sportives, artistiques, mais aussi scientifiques et techniques!

   Je dirais que l'oeuvre de Karl Marx et d'Engels sont elles-mêmes issues "des choses inutiles et bourgeoises capitalistes", de l'activité de l'observation intellectuelle non-productrice de valeur marchande.

   Bref soyez multidimensionnels pour être des travailleurs libres!

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   On pourrait penser que ce discours de premier Mai était du vide, de pures considérations intellectuelles sans importance pour la vie réelle, la civilisation humaine, le développement. Or voici que je vais m'atteler ici à la tâche nécessaire de démontrer en quoi cette pluridimensionnalité de l'humain telle que vue par les démocraties capitalistes (USA dans mon exemple) permet un développement civilisationnel exponentiellement plus élevé qu'une vision d'homme unidimensionnel - prolétaire et rien que prolétaire - (URSS dans mon exemple).

   Je veux parler du progrès technologique, une forme de progrès qui touche tout DJ ou MC.

   On pensera bien évidemment à la Course vers l'Espace. Certes, à l'époque, le productivisme étant de mise tant à l'Ouest qu'à l'Est, la notion de "loisirs" étant encore largement absente de la société d'avant 1960 (les Golden Sixties arriveront mais bien plus tard que de ce que nous allons évoquer ici), il y avait donc égalité entre les "deux blocs".

   Tant et si bien que la rigueur propre au productivisme soviétique permit à l'URSS de prendre une grande longueur d'avance: Spoutnik, le premier satellite artificiel, émettant par voie hertzienne un bip-bip continu pouvant être entendu sur l'ensemble de la planète dont il faisait le tour quotidiennement, était on peut le dire la toute première pièce du puzzle technologique moderne et fort bien réussie!

   Les USA mirent du temps à rattraper le retard et c'est presque par un pur hasard qu'ils furent les premiers à mettre les pieds sur la Lune en 1969 avant l'URSS. Bref, malgré cette dernière victoire américaine les soviétiques avaient tout pour être fiers de leur prolétarisme outrancier.

   S'ouvre alors une seconde ère de développement technologique. Après avoir rêvé aux petits martiens tout vert, on rêve au Cyborg, à l'Intelligence Artificielle, au robot humain. C'est l'ère de la Révolution Informatique.

   Et en ce domaine, l'URSS autrefois si habile est à la traîne, les USA percent bien plus vite, bien trop vite même. C'est sans doute ce qui précipitera la nomination de Gorbatchev à la tête de l'URSS par le Parti Communiste.

   À quoi cela peut-il bien être dû? C'est qu'entre la Conquête de l'Espace et la Révolution Informatique, du moins en démocraties capitalistes, l'homme est devenu un consommateur de loisirs mais qui dit loisirs ne dit pas que consommation mais également création à partir du consommé... L'homme a quitté l'ère unidimensionnelle.

   Des grands ingénieurs, à l'Ouest comme à l'Est, dessinent de manière très sérieuse et carrée les plans des futurs premiers ordinateurs "à la chaîne"; des ordinateurs qui tant à l'Est qu'à l'Ouest sont destinés à l'usage de la seule administration.

   Et voici qu'aux USA, des gens, souvent universitaires, souvent excentriques, ont l'idée d'utiliser les circuits imprimés, base de l'informatique industrielle, pour leurs loisirs.

   C'est en quoi réside la supériorité de l'économie capitaliste que d'oser imaginer que puisque il y a des gens que ça intéresse l'informatique, fut-ce pour jouer au ping-pong sur un écran, et bien on va créer un ordinateur familial, les premiers PC (Personnal Computer, Ordinateur Personnel): IBM puis Apple.

   Dans l'économie marxiste on imagine mal gaspiller de l'effort pour produire une machine qui permette de jouer au ping-pong sur écran plutôt que sur table concrète et qui ne serve pas à du plus "utile".

   Autres points forts du capitalisme démocratique: la libre entreprise et la propriété privée (et non collective). Commençons par le second item.

   En URSS quel aurait été, à imaginer que le modèle de Karl Marx ait été suivi scrupuleusement (Lénine le cita mais se garda bien de le réaliser) donc qu'il y en ait eu un, le vote d'un Soviet de constructeurs informatiques pour savoir si on pouvait littéralement péter un ordinateur pour le transformer en éventuelle (car ce n'est là qu'une expérience) future première carte son de l'histoire de l'informatique? Je crains que le non l'ait emporté: pourquoi vouloir qu'un ordinateur joue de la musique ça sert à rien, le tourne-disque le fait si bien!

   La propriété privée me permets de me passer du vote d'un quelconque poussiéreux Soviet, j'ai un ordi, j'ai une idée, donc je le fais.

   Sans cela l'avenir de nombreux DJs à travers le monde eût été fort compromis...

   Du coup on comprend mieux le second item: la liberté d'entreprendre en dehors de tout contrôle étatique: j'ai eu l'ordi, j'ai eu l'idée, je vends ce que j'ai trouvé et ça financera d'autres découvertes.

   Bien évidemment j'ai pris l'exemple (réel) de l'invention de la carte son car il s'agit ici d'un blog de DJ/Producer surtout DJ depuis qu'il a découvert qu'il était piètre "producer".

   Mais en fait en matière de Révolution Informatique, l'URSS sera à la traîne de tout: du PC, de la connectivité entre plusieurs systèmes d'exploitations différents, de l'Internet... et même du hacking où il faudra attendre l'effondrement de l'URSS et l'établissement du capitalisme pour qu'en ce domaine au moins ils émergent!

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L'Ukraine pourra peut-être gagner la guerre mais les ukrainiens, eux, l'ont déjà perdue!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Aujourd'hui Mardi 29 Mars 2022 avaient lieu des pourparlers entre représentants de l'Ukraine et de la Russie en Turquie. Si le lieu a été bien choisi: la Turquie réalise l'exploit diplomatique d'être un pays membre de l'OTAN tout en étant un allié de Moscou, le contenu des propositions mises sur la table par les diplomates ukrainiens me laisse assez dans le doute. Zelensky est-il plus fou que Poutine lui-même? N'y a-t-il aucun diplomate ukrainien capable de lui rappeler les réalités du Monde?

   Certes il y a des avancées. Pour une fois Zelensky a concédé des choses, ce qu'il n'avait jamais fait jusqu'à présent. Il concède la non-entrée de l'Ukraine dans l'OTAN et la remise des discussions sur les régions pro-russes de l'Est et du Sud (Crimée). C'est il me semble déjà une énorme avancée dans la prise en compte de la real-politique.

   Mais, malheureusement, ce jour il avance une proposition pour le moins rocambolesque. Je constate, sans doute en même temps que les gouvernements de ces pays, qu'il a impliqué de facto l'Occident dans les négociations en soumettant aux négociateurs russes une idée de «pacte de protection entre l'Ukraine, les États-Unis d'Amérique, le Royaume Uni, l'Allemagne, la Pologne». Je crois avoir lu aussi dans le compte rendu du site du journal belge Le Soir que la Chine était citée, mais je pense que là j'ai dû avoir une réaction d'hallucination suite à ce que je venais de lire.

   Bon; c'est encore une position que Poutine pourrait, s'il se sent assez froid comme un serpent, accepter par pur cynisme: si ces pays occidentaux étaient au courant alors les promesses n'engagent que ceux qui y croient (l'Ukraine) et non ceux qui les prononcent (l'Occident). Mais de ce que l'on sait les pays cités plus haut n'étaient pas vraiment au courant d'être mis à l'ordre du jour des négociations.

   Alors, plusieurs remarques. D'abord si ces pays avaient tenus à défendre l'Ukraine, ils se seraient déjà engagés militairement. Tout ce qui s'est passé jusqu'à présent est l'octroi d'un budget d'armement à l'Ukraine par les États-Unis d'un montant de 1 milliard de dollars. Un milliard oui, mais... en prêt et un prêt ça se rembourse!

   Donc, oui, avec ses seules forces actuelles l'Ukraine pourrait peut-être gagner (partiellement) la guerre, mais se retrouve déjà avec un milliard de dollars de dette. Sans compter que, finalement, Poutine a servi la soupe à l'Union Européenne: une énorme partie du territoire ukrainien est à reconstruire; du pain béni pour les entrepreneurs européens du BTP (bâtiments, routes, ponts) et du nucléaire (EDF, construction / réparation de centrales nucléaires).

   Ce qui fait que les ukrainiens, le Peuple Ukrainien, lui, a déjà dès maintenant perdu ladite guerre même si les Russes sont repoussés jusque chez eux.

   Mais pour revenir sur l'idée de «partenariat de protection». Les pays cités n'ont pas fait leurs preuves jusqu'à présent en Ukraine car ils ne le voulaient pas. Et ils ne le voulaient pas car ils en sont bien incapables!

   Les armées occidentales, en premier celle des USA, sont, depuis l'invention de la bombe nucléaire, incapables d'être encore des "armées de terrain"; ce sont devenus des "armées-bouton": persuadés qu'il suffirait de brandir le bouton nucléaire pour s'imposer. Or, on le sait, avec l'arme nucléaire le premier assez fou pour appuyer sur ledit bouton signe sa propre destruction massive!

   Résultat: la dernière guerre qu'ait remportée les USA est celle du Japon; depuis ils ont perdu toutes les autres: du Vietnam (ou Guerre du Pacifique) jusqu'à l'Afghanistan, en passant par Cuba (Baie des Cochons) et l'Irak. Partout où les États-Unis et leurs alliés sont passés, ils n'ont fait soit que pouvoir repartir en laissant les choses en l'état, soit en empirant la situation initiale.

   Nos armées Occidentales sont parfaites à mobiliser dans leur quasi-totalité pour abattre un seul homme (Saddam Hussein, Ben Laden, Kadhafi par ordre chronologique) mais pour le reste ils n'assument plus après.

   Zelensky, en posant cette condition dans les pourparlers de ce jour, a démontré qu'il croyait en des hologrammes et, pire, risque d'obtenir très probablement un refus de la part de Poutine. Après il dira encore que «c'est de la faute aux russes si les négociations n'ont pas abouties»; non, au plus censé ce sera de sa propre faute, au plus cynique de la faute des Occidentaux refroidis d'avoir été placés dans un bain dont ils ne veulent pas...

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