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Discours de 1er Mai, fête des travailleurs et non "fête du travail"!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Tout d'abord je tenais à signaler ici que le premier Mai est bien "la fête des Travailleurs" et non pas "la fête du travail". Pourquoi fête-t-on les travailleurs (et travailleuses) le 1er Mai? Cela provient des USA: un premier Mai eût lieu un massacre de travailleurs assistant à un meeting en pleine rue. Et aux USA comme dans l'ensemble des Amériques (latine également donc) on parle bien du "workers day", "dia dos trabalhadores", "jour des travailleurs" et non de jour du travail.

   Alors on sait que la gauche et l'extrême-gauche marxistes se sont  réappropriés cette fête. Et justement je tenais ici à réfléchir sur un point précis, qui a à voir avec la critique de l'Homme Unidimensionnel, critique proprement existentialiste reprise plus tard par les situationnistes (ces derniers malgré tout restant dans une vision unidimensionnelle de l'humain). En un mot: «la gauche sauvera-t-elle le travailleur?».

   De fait Engels et Marx, lorsqu'ils observent et réfléchissent au bonheur des travailleurs et à leur avenir, le font à partir de ce qu'ils peuvent voir du quotidien du travailleur du tout début du XIXe Siècle, début des années 1800.

   Soit un ouvrier et une ouvrière travaillant 16 heures par jour et ne faisant que travailler, manger, baiser et dormir.

   Les Communistes dès lors n'imaginent qu'un seul bonheur pour le travailleur: posséder le boulet auquel il est enchaîné! Pouvoir en choisir la couleur sans pour autant en être débarrassé ne fut-ce qu'un instant.

   En effet, les Communistes, malgré la critique marxiste de l'aliénation de la marchandise, ne pensent nullement en revenir à l'artisanat (à l'avant-révolution industrielle), aux PME, etc. Au contraire ils gardent l'industrialisation pourvu que la machine appartienne à l'ouvrier. On voit bien la bêtise que cela constitue.

   L'apparition dans les démocraties capitalistes du découpage de la journée en trois temps de 8 heures: 8 heures de travail, 8 heures de loisirs et 8 heures de sommeil, signera la fin du Communisme même s'il a mis du temps à s'effondrer.

   En effet, le communisme conçoit les purs loisirs comme une chose "bourgeoise". S'ils découpèrent à leur tour les journées en trois 8, les heures dévolues dans le monde occidental bourgeois et "décadent" aux loisirs devaient servir selon l'URSS, la Chine, Cuba, la Corée du Nord, etc. à la "formation marxiste par le Parti, par les Soviets". Seule la lecture de Marx est acceptable comme occupation hors travail et sommeil pour le communisme.

   C'est que le communisme, Marx et Engels, n'ont qu'une vision unidimensionnelle de l'humain. L'Homme n'a qu'une dimension: celui de sa classe sociale. Il n'y a que des travailleurs et des patrons, rien d'autre au monde!

   Or, voici que soudain, et grâce à la lutte des travailleurs dans ces pays, les loisirs naissent dans les démocraties capitalistes. Dès lors je suis, comme le notent très bien et Van Vogt dans ses cours de sémantique et Jean-Paul Sartre dans ses traités d'existentialisme, obligé de ne plus seulement dire "untel est ouvrier" mais bien "untel est ouvrier... entre autres choses".

   Car dès lors je ne suis plus seulement travailleur, mais aussi guitariste, bricoleur, informaticien, DJ, pêcheur, motocycliste, cycliste, joueur de basket, de jeu d'échecs, etc. Et pas seulement par mon métier mais en plus de mon métier!

   L'homme devient pluridimensionnel, multidimensionnel et se libère ainsi de son uni-dimensionnalité.

   Et si c'est gênant, cette nouvelle liberté du travailleur, pour le Communisme c'est que le marxisme ne voit qu'un type de lien social admissible: celui de la classe sociale. Or les liens sociaux créés par les loisirs sont de facto inter-classes-sociales, les dépassent.

   Mais ils n'en sont pas pour autant, contrairement à ce que fait le marxisme, à rejeter dans la poubelle des choses inutiles.

   Ces loisirs, premièrement, apportent un équilibre mental. Et ensuite ils permettent à l'humain de se dépasser, de découvrir de nouvelles choses d'ordre sportives, artistiques, mais aussi scientifiques et techniques!

   Je dirais que l'oeuvre de Karl Marx et d'Engels sont elles-mêmes issues "des choses inutiles et bourgeoises capitalistes", de l'activité de l'observation intellectuelle non-productrice de valeur marchande.

   Bref soyez multidimensionnels pour être des travailleurs libres!

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   On pourrait penser que ce discours de premier Mai était du vide, de pures considérations intellectuelles sans importance pour la vie réelle, la civilisation humaine, le développement. Or voici que je vais m'atteler ici à la tâche nécessaire de démontrer en quoi cette pluridimensionnalité de l'humain telle que vue par les démocraties capitalistes (USA dans mon exemple) permet un développement civilisationnel exponentiellement plus élevé qu'une vision d'homme unidimensionnel - prolétaire et rien que prolétaire - (URSS dans mon exemple).

   Je veux parler du progrès technologique, une forme de progrès qui touche tout DJ ou MC.

   On pensera bien évidemment à la Course vers l'Espace. Certes, à l'époque, le productivisme étant de mise tant à l'Ouest qu'à l'Est, la notion de "loisirs" étant encore largement absente de la société d'avant 1960 (les Golden Sixties arriveront mais bien plus tard que de ce que nous allons évoquer ici), il y avait donc égalité entre les "deux blocs".

   Tant et si bien que la rigueur propre au productivisme soviétique permit à l'URSS de prendre une grande longueur d'avance: Spoutnik, le premier satellite artificiel, émettant par voie hertzienne un bip-bip continu pouvant être entendu sur l'ensemble de la planète dont il faisait le tour quotidiennement, était on peut le dire la toute première pièce du puzzle technologique moderne et fort bien réussie!

   Les USA mirent du temps à rattraper le retard et c'est presque par un pur hasard qu'ils furent les premiers à mettre les pieds sur la Lune en 1969 avant l'URSS. Bref, malgré cette dernière victoire américaine les soviétiques avaient tout pour être fiers de leur prolétarisme outrancier.

   S'ouvre alors une seconde ère de développement technologique. Après avoir rêvé aux petits martiens tout vert, on rêve au Cyborg, à l'Intelligence Artificielle, au robot humain. C'est l'ère de la Révolution Informatique.

   Et en ce domaine, l'URSS autrefois si habile est à la traîne, les USA percent bien plus vite, bien trop vite même. C'est sans doute ce qui précipitera la nomination de Gorbatchev à la tête de l'URSS par le Parti Communiste.

   À quoi cela peut-il bien être dû? C'est qu'entre la Conquête de l'Espace et la Révolution Informatique, du moins en démocraties capitalistes, l'homme est devenu un consommateur de loisirs mais qui dit loisirs ne dit pas que consommation mais également création à partir du consommé... L'homme a quitté l'ère unidimensionnelle.

   Des grands ingénieurs, à l'Ouest comme à l'Est, dessinent de manière très sérieuse et carrée les plans des futurs premiers ordinateurs "à la chaîne"; des ordinateurs qui tant à l'Est qu'à l'Ouest sont destinés à l'usage de la seule administration.

   Et voici qu'aux USA, des gens, souvent universitaires, souvent excentriques, ont l'idée d'utiliser les circuits imprimés, base de l'informatique industrielle, pour leurs loisirs.

   C'est en quoi réside la supériorité de l'économie capitaliste que d'oser imaginer que puisque il y a des gens que ça intéresse l'informatique, fut-ce pour jouer au ping-pong sur un écran, et bien on va créer un ordinateur familial, les premiers PC (Personnal Computer, Ordinateur Personnel): IBM puis Apple.

   Dans l'économie marxiste on imagine mal gaspiller de l'effort pour produire une machine qui permette de jouer au ping-pong sur écran plutôt que sur table concrète et qui ne serve pas à du plus "utile".

   Autres points forts du capitalisme démocratique: la libre entreprise et la propriété privée (et non collective). Commençons par le second item.

   En URSS quel aurait été, à imaginer que le modèle de Karl Marx ait été suivi scrupuleusement (Lénine le cita mais se garda bien de le réaliser) donc qu'il y en ait eu un, le vote d'un Soviet de constructeurs informatiques pour savoir si on pouvait littéralement péter un ordinateur pour le transformer en éventuelle (car ce n'est là qu'une expérience) future première carte son de l'histoire de l'informatique? Je crains que le non l'ait emporté: pourquoi vouloir qu'un ordinateur joue de la musique ça sert à rien, le tourne-disque le fait si bien!

   La propriété privée me permets de me passer du vote d'un quelconque poussiéreux Soviet, j'ai un ordi, j'ai une idée, donc je le fais.

   Sans cela l'avenir de nombreux DJs à travers le monde eût été fort compromis...

   Du coup on comprend mieux le second item: la liberté d'entreprendre en dehors de tout contrôle étatique: j'ai eu l'ordi, j'ai eu l'idée, je vends ce que j'ai trouvé et ça financera d'autres découvertes.

   Bien évidemment j'ai pris l'exemple (réel) de l'invention de la carte son car il s'agit ici d'un blog de DJ/Producer surtout DJ depuis qu'il a découvert qu'il était piètre "producer".

   Mais en fait en matière de Révolution Informatique, l'URSS sera à la traîne de tout: du PC, de la connectivité entre plusieurs systèmes d'exploitations différents, de l'Internet... et même du hacking où il faudra attendre l'effondrement de l'URSS et l'établissement du capitalisme pour qu'en ce domaine au moins ils émergent!

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L'Ukraine pourra peut-être gagner la guerre mais les ukrainiens, eux, l'ont déjà perdue!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Aujourd'hui Mardi 29 Mars 2022 avaient lieu des pourparlers entre représentants de l'Ukraine et de la Russie en Turquie. Si le lieu a été bien choisi: la Turquie réalise l'exploit diplomatique d'être un pays membre de l'OTAN tout en étant un allié de Moscou, le contenu des propositions mises sur la table par les diplomates ukrainiens me laisse assez dans le doute. Zelensky est-il plus fou que Poutine lui-même? N'y a-t-il aucun diplomate ukrainien capable de lui rappeler les réalités du Monde?

   Certes il y a des avancées. Pour une fois Zelensky a concédé des choses, ce qu'il n'avait jamais fait jusqu'à présent. Il concède la non-entrée de l'Ukraine dans l'OTAN et la remise des discussions sur les régions pro-russes de l'Est et du Sud (Crimée). C'est il me semble déjà une énorme avancée dans la prise en compte de la real-politique.

   Mais, malheureusement, ce jour il avance une proposition pour le moins rocambolesque. Je constate, sans doute en même temps que les gouvernements de ces pays, qu'il a impliqué de facto l'Occident dans les négociations en soumettant aux négociateurs russes une idée de «pacte de protection entre l'Ukraine, les États-Unis d'Amérique, le Royaume Uni, l'Allemagne, la Pologne». Je crois avoir lu aussi dans le compte rendu du site du journal belge Le Soir que la Chine était citée, mais je pense que là j'ai dû avoir une réaction d'hallucination suite à ce que je venais de lire.

   Bon; c'est encore une position que Poutine pourrait, s'il se sent assez froid comme un serpent, accepter par pur cynisme: si ces pays occidentaux étaient au courant alors les promesses n'engagent que ceux qui y croient (l'Ukraine) et non ceux qui les prononcent (l'Occident). Mais de ce que l'on sait les pays cités plus haut n'étaient pas vraiment au courant d'être mis à l'ordre du jour des négociations.

   Alors, plusieurs remarques. D'abord si ces pays avaient tenus à défendre l'Ukraine, ils se seraient déjà engagés militairement. Tout ce qui s'est passé jusqu'à présent est l'octroi d'un budget d'armement à l'Ukraine par les États-Unis d'un montant de 1 milliard de dollars. Un milliard oui, mais... en prêt et un prêt ça se rembourse!

   Donc, oui, avec ses seules forces actuelles l'Ukraine pourrait peut-être gagner (partiellement) la guerre, mais se retrouve déjà avec un milliard de dollars de dette. Sans compter que, finalement, Poutine a servi la soupe à l'Union Européenne: une énorme partie du territoire ukrainien est à reconstruire; du pain béni pour les entrepreneurs européens du BTP (bâtiments, routes, ponts) et du nucléaire (EDF, construction / réparation de centrales nucléaires).

   Ce qui fait que les ukrainiens, le Peuple Ukrainien, lui, a déjà dès maintenant perdu ladite guerre même si les Russes sont repoussés jusque chez eux.

   Mais pour revenir sur l'idée de «partenariat de protection». Les pays cités n'ont pas fait leurs preuves jusqu'à présent en Ukraine car ils ne le voulaient pas. Et ils ne le voulaient pas car ils en sont bien incapables!

   Les armées occidentales, en premier celle des USA, sont, depuis l'invention de la bombe nucléaire, incapables d'être encore des "armées de terrain"; ce sont devenus des "armées-bouton": persuadés qu'il suffirait de brandir le bouton nucléaire pour s'imposer. Or, on le sait, avec l'arme nucléaire le premier assez fou pour appuyer sur ledit bouton signe sa propre destruction massive!

   Résultat: la dernière guerre qu'ait remportée les USA est celle du Japon; depuis ils ont perdu toutes les autres: du Vietnam (ou Guerre du Pacifique) jusqu'à l'Afghanistan, en passant par Cuba (Baie des Cochons) et l'Irak. Partout où les États-Unis et leurs alliés sont passés, ils n'ont fait soit que pouvoir repartir en laissant les choses en l'état, soit en empirant la situation initiale.

   Nos armées Occidentales sont parfaites à mobiliser dans leur quasi-totalité pour abattre un seul homme (Saddam Hussein, Ben Laden, Kadhafi par ordre chronologique) mais pour le reste ils n'assument plus après.

   Zelensky, en posant cette condition dans les pourparlers de ce jour, a démontré qu'il croyait en des hologrammes et, pire, risque d'obtenir très probablement un refus de la part de Poutine. Après il dira encore que «c'est de la faute aux russes si les négociations n'ont pas abouties»; non, au plus censé ce sera de sa propre faute, au plus cynique de la faute des Occidentaux refroidis d'avoir été placés dans un bain dont ils ne veulent pas...

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Il fallait réveiller l'Occident de sa décadence, fut-ce par une guerre!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Malheureusement l'histoire de l'humanité nous apprend que ce sont souvent grâce aux guerres que se sont produits ses plus grands progrès. Ainsi la Première Guerre Mondiale et le développement de l'aviation (pour bombarder les lignes ennemies), la Seconde Guerre Mondiale et le développement de l'informatique (pour déchiffrer les messages ennemis) et enfin la Guerre Froide qui aura fait qu'en moins de 15 ans nous soyons passés du terro-centré au premier satellite autour de la Terre et au premier homme sur la Lune (pour prouver qu'on était capable d'envoyer une bombe nucléaire via un missile impossible à intercepter).

   Se vautrant dans sa décadence homophile et hétérophobe, l'Europe Occidentale avait peut-être bien besoin de la guerre russe en Ukraine pour avoir une chance d'évoluer et de peut-être s'en sortir.

   Car de fait, il faut s'en sortir et de logiciel de gestion de la société et de logiciel d'usage des ressources naturelles.

   Gestion de la société d'abord. Face à l'attaque Russe, nous avons pris des sanctions strictement d'ordres économiques. C'est que nous continuons malheureusement à penser que la Politique doit être au service d'ambitions économiques. Que l'économique primerait sur toute ambition politique, selon nous les Occidentaux. Et voici que nous nous retrouvons, depuis des années déjà, sans nous en rendre compte, face à des régimes pour lesquels la Politique prime sur l'Économique! Iran, Chine, Corée du Nord, et maintenant Russie.

   De par ce logiciel dépassé de la politique au service de l'économique typiquement occidental, nous n'avons plus aucune prise sur une bonne partie du Monde; nous avons perdus notre place de Puissances Mondiales; nous sommes des impuissants qui n'apparaissons qu'à la télévision!

   Gestion des ressources naturelles ensuite. Face aux nombreux défis environnementalistes, nous sommes incapables d'inventer, nous avons perdus, même à la Gauche, notre progressisme autrefois si naturel à l'Europe Occidentale. Il n'y a plus que d'une part des conservateurs et d'autres part des réactionnaires régressifs!

   Les premiers défendent le nucléaire radioactif, la baisse des taxes sur les carburants et énergies thermiques; les seconds rêvent à en revenir aux moulins-à-vent (éoliennes) et fours solaires (photovoltaïque).

   Personnellement j'ai toujours défendu, et j'espère que les conséquences indirectes de cette guerre Russie-Ukraine, OTAN-Russie même pousseront l'Occident Européen à le faire, un passage à l'Hydrogène tant comme source d'énergie thermique que nucléaire (fusion non-radioactive).

   Bref, dans cette guerre, soit l'Europe Occidentale s'enfoncera encore plus dans sa décadence crépusculaire, soit elle évoluera enfin à nouveau...

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Où est la mémoire de Jean Jaurès?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Je pense que jusqu'ici je ne m'étais pas exprimé assez clairement. Si, certes, la volonté d'extension de la Russie en Ukraine répond à la volonté d'extension tout aussi illégitime de l'OTAN et de l'Union Européenne dans la même Ukraine et ce pour des motifs strictement économiques (Ukraine = réserves de minerais d'équivalent africain); on doit condamner toute volonté de s'y imposer militairement, tant de la part de la Russie que de la part de l'Europe.

   C'est-à-dire que toute guerre en Ukraine, transformant le territoire ukrainien en champ de bataille et nuisant aux populations locales, est à condamner. Toute réponse guerrière à une guerre, déclenchée ici par les russes, aussi. Car seuls les peuples paient le prix des guerres qui s'engagent sur leur territoire; les grands bourgeois en tirant eux bénéfices car ils vendent ainsi aux armées des armes, des alcools, des drogues et des filles ("the joy divisions")...

   Pour ce qui est de quoi faire alors? Eh bien, l'aide humanitaire stricte (que ce soit via le plus sûr: la Croix-Rouge, ou via d'autres canaux) et l'accueil des réfugiés tant ukrainiens que russes (pour ceux qui s'opposent à cette guerre) me paraît le minimum et l'obligatoire à faire. Les sanctions économiques prises par les pays de l'OTAN vis-à-vis de la Russie ne sont, comme toujours, payées que par le peuple russe.

   Enfin je lis dernièrement un envahissement des réseaux sociaux et qui déborde même dans les média officiels traditionnels occidentaux par la théorie de "la préférence blanche" et du "rejet du Noir". Euh excusez-moi, mais les réfugiés ukrainiens, bien que légaux, sont accueillis à des conditions telles que si on accueillait tous les réfugiés du Monde selon les mêmes termes, les africains ne voudraient même plus venir en Europe!

   À savoir que, selon les termes utilisés par Ursula Von Der Leyen, «les ukrainiens seront accueillis tant que la situation en Ukraine le nécessite et en tout cas pour trois ans». Il s'agit du fameux "statut réfugié" strict que j'ai toujours défendu ici et qui ne pose aucun problème aux occidentaux, non parce que ils sont "blancs" plutôt que "noirs", mais parce que n'étant pas régularisés à vie de facto cela n'impacte pas culturellement et socio-économiquement nos pays de manière définitive mais uniquement de manière temporaire!

   Bref, c'est tout ce que j'avais à dire. Et aussi que la République Française, juste à côté de chez nous, encense la mémoire de Jean Jaurès au Lycée, a nommé maintes rues, places et stations de circulation de son nom, mais il semble que les études supérieures effacent ce qui a été appris au Lycée pour mettre dans nos cerveaux des rouages en formes de €, $, £ et ¥.

   Que Jean Jaurès revienne aujourd'hui, l'histoire se répéterait: on le conchierait et un nationaliste va-t-en-guerre l'assassinerait!

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Georges-Louis Bouchez en plein délire marxiste!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Georges-Louis Bouchez est-il vraiment libéral, non-seulement au sens économique mais également social comme il s'en réclame? Qu'il soit trumpiste, pro-Trump, cela ne se discute pas: depuis son arrivée à la présidence du MR (Mouvement Réformateur [libéral]) se sont fait membres nombre d'anti-vaccins, de Covido-sceptiques, d'antis-police, etc. Mais force est de constater une dérive franco-communiste-soviétique de l'époque du PCF (Parti Communiste Français) chez ce fameux Georges-Louis Bouchez.

   D'abord car il confond l'Histoire de la Belgique avec celle de la France; notamment en ce qui concerne la formation de l'État Laïque. Non, contrairement à la France et à ce qu'affirme le business-class à la gueule de clochard qu'est Georges-Louis Bouchez, la laïcité en Belgique ne s'est pas construite contre l'Église Catholique. Simplement, en Belgique nous avions une première Constitution qui déclarait que «la Belgique est un pays Catholique» alors que dans le même temps le premier Roi Léopold Ier était Protestant! Ensuite, assez rapidement après notre indépendance, sont arrivés une masse considérable de travailleurs immigrés notamment du Maghreb. Il aura donc fallu prendre en compte la nouvelle présence musulmane.

   Donc si en France la laïcité s'est construite par opposition et exclusion, en Belgique elle s'est construite par addition et inclusion! Différence qui semble échapper à l'imaginaire du pétillant nouveau président du MR.

   Tant et si bien que j'ai personnellement connu jusque moitié des années 1990's les repas halal à l'école secondaire publique. Le principe étant que les repas chauds à l'école devaient permettre aux familles défavorisées d'offrir au moins un repas chaud par jour à leurs enfants; y inclus les pauvres musulmans ou juifs donc! Ce n'est que tout récemment, et pour des motifs très matérialistes voire nauséabonds néo-nationalistes, que cela est devenu un problème.

   Ensuite, il n'est pas libéral socialement car selon lui tout individu (ou en tout cas certains individus comme je l'expliquerai plus loin) doit être au service non de sa propre liberté en accord avec la liberté des autres, mais doit être au service de la liberté d'entreprendre des entreprises; c'est-à-dire que le bon peuple est le Prolétaire directement productif! «Tous au Travail», crie-t-il.

   N'est-ce pas un peu une vision du Peuple Communiste Soviétique?

   Et de surfer sur les contingences de l'actualité. Ainsi certains auditeurs patrons, ou connaissant des patrons, de la RTBF de donner raison à Georges-Louis Bouchez sous fond de ce qu'il faut bien nommer "poujadisme" et "mythes urbains".

   Ainsi, depuis la crise de la COVID-19 nombre de patrons s'imaginent que tous les chômeurs gagnent sans rien faire minimum 1300 € (mille trois-cent euros)! Euh, excusez-moi mais le Double Droit Passerelle était bien un Double-Droit et non un Simple-Droit. C'est-à-dire que ces patrons ne se sont pas retrouvés au chômage pur et dur mais bien au chômage technique ou économique. Or, évidemment, au chômage technique et économique le but est de garantir au travailleur temporairement sans-emploi suite à des contingences s'imposant tant au travailleur qu'à son entreprise employeuse un revenu proche de son salaire, bien que plafonné.

   Par contre au chômage strict, le chômeur gagne 900 € (neuf-cent euros) s'il est isolé, 500 € (cinq-cent euros) s'il vit avec quelqu'un et 1100 (mille cent euros) s'il a des enfants à charge. Seul l'acceptation d'une mise au travail par voie d'ALE (Agences Locales pour l'Emploi) en temps limité et payé 8 à 9 € par heures permet de gagner plus. Il s'agit donc bien là de montants maximaux.

   Et puis s'il y a des patrons ou des travailleurs qui imaginent les chômeurs aussi riches qu'eux; qu'ils démissionnent et mettent la clef sous la porte s'ils y croient vraiment à ce qu'ils disent!

   Preuve que tout cela n'est que de la propagande opposant lumpen-prolétariat et prolétariat productif, c'est-à-dire selon une logique socialiste-marxiste...

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Des malheurs de l'Afrique (Noire)

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   À l'heure où certains recherchent une énigmatique "troisième voie" (mais qu'entendent-ils par là en général? J'y reviendrai), il est un constat tout naturel qui me vient à l'esprit. Ce constat est que si l'on n'avait pas colonisé l'Afrique il est certain que ce continent aurait évolué tout naturellement vers une voie nouvelle qui ne soit ni le Capitalisme ni le Communisme. C'est-à-dire que l'extension hégémonique non pas culturelle mais politico-économique de l'Occident au détriment des peuples colonisés (Afrique et Amériques), nous revient dans la gueule au moment même où l'on aurait aimé que ces peuples nous offrent une alternative politico-économique.

   Pour revenir à la "troisième voie", ce que l'Afrique aurait pu nous offrir si nous (nos dirigeants en fait car à l'époque pour ma part ma famille étaient des serfs, c'est-à-dire eux-mêmes esclaves) ne l'avions pas colonisée aurait en fait été une carrément "quatrième voie".

   En effet: ceux qui cherchent ce qu'ils nomment "la troisième voie" sont des marxisants gauchistes, plus à gauche que le PS (sociaux-démocrates) mais moins à l'extrême-gauche que les maoïstes et les staliniens. Or cette troisième voie a déjà été inventée, par Gorbatchev. Il s'agit en effet de la solution rendant la démocratie et les Droits de l'Homme solubles dans le communisme; tous les droits humains, donc y compris la libre-entreprise et la propriété privée.

   Exactement ce que le Parti Communiste d'URSS refusa puisqu'il exécuta aussitôt (ou presque) un coup d'État contre le président Gorbatchev; avouant par là même que marxisme et démocratie ça ne va définitivement pas ensemble.

   C'est donc bien une quatrième voie qu'aurait pu offrir l'Afrique si elle n'avait été colonisée et forcée de suivre des modèles politico-économiques occidentaux.

   Malheureusement la colonisation a eu lieu, on ne peut refaire ou défaire le passé; mais la décolonisation a également eu lieu, laissant l'Afrique maître de son présent et de son futur. Et cela il convenait de le dire.

   En effet, après trois semaines d'écoute d'une émission sur la radio FM de Bruxelles, Radio Campus (émission "Sous l'Arbre à Palabres"), je me dis qu'ils semblent bien obsédés par la colonisation occidentale qui selon eux n'aurait jamais cessée (on parle alors de néo-colonisation).

   S'il est vrai que le Grand Orient de France (et de Belgique) n'ont de cesse de vouloir tisser des liens entre hommes de pouvoir occidentaux et africains dans leurs anciennes colonies, on ne peut nier non plus que s'il y a néo-colonisation elle est actuellement surtout du fait de la Chine qui tente d'exporter vers l'Afrique un autre modèle occidental, le marxisme.

   Et cette colonisation chinoise se fait sans contrepartie pour l'Afrique: en effet seules les tâches d'ouvrier non-qualifié sont laissées aux africains tandis que pour les tâches demandant une qualification la Chine fait venir de la main-d'oeuvre chinoise!

   Mais j'aimerais revenir ici sur le fait que l'Afrique a sa destinée en main. En effet, ce 11 Juillet, ladite émission nous parlait de produits Nestlé trop salés vendus en Afrique. Or, comme le notait bien la présentatrice, si ces produits ne sont pas vendus en Europe c'est bien parce que l'Europe a légiféré pour que ces produits soient interdits. Rien n'empêche les pays d'Afrique d'en faire de même.

   Et cela me fait penser à une phrase d'une congo-kinoise: «maintenant nous sommes en démocratie et tout le monde se bagarre». Eh bien justement, tout le monde se bagarre et d'autant plus violemment que l'Afrique Noire n'est que très rarement en démocratie!

   Car, de fait, la démocratie ce n'est pas voter pour un chef contre un autre chef; c'est élaborer des programmes au sein de partis où les membres sont libres de s'exprimer, entre autres choses.

   Alors certes, ici nous sommes fiers de notre civilisation, mais regardons la bien car bientôt elle se sera effondrée sur elle-même et ses propres stagnations et reculs. Je renverrai à un article précédent sur un slogan anarchiste bien connu pour approfondissement.

   Or donc dans beaucoup de pays d'Afrique certes il y a le droit de vote, mais s'il ne s'agit que d'élire un candidat-chef contre un autre candidat-chef ce droit de vote ne constitue en rien la démocratie.

   Le programme? Pour l'un "rester le Chef", pour l'autre "être Chef à la place du Chef"!

   Je le répète donc, ce que Nestlé fait c'est du pur commerce; un marché (l'européen) se ferme il en trouve un autre (l'africain, mais aussi celui des USA notons le bien et là personne n'aurait idée de parler néo-colonisation). Grâce à quoi cela est-il rendu possible? Grâce à des politiciens qui n'ont comme ambition ultime que d'être Chefs et s'en contrefoutent pas mal de développer une quelconque pensée sur l'avenir politique, économique, social, éducationnel, médical, culturel, etc. de l'Afrique!

   Mais évidemment, pour ces étudiants africains appelés à retourner travailler dans leur pays, mieux vaut taper sur le "petit blanc" que sur le "grand chef noir"...

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Utile, la Prison?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Je pense nécessaire de présenter ici une brochure gratuite au format PDF que je viens de mettre à jour ce 25/02/2021 concernant l'inutilité de la Prison et de toute notion de "peine". Quand on est adulte ou même adolescent, l'époque du "tu n'as pas été sage, allez, au coin!" est révolue.

   Mais, comme indiqué en fin de brochure, pas question de se la jouer mode goulag communiste non plus.

   La voici:

   J'ajouterai que vouloir repenser la prison, donc repenser voire annihiler la notion de "peine", pour la remplacer par la réinsertion nécessite (et c'est sans doute pourquoi nos législateurs se gardent bien de le faire) de repenser l'échelle des valeurs globale de nos sociétés: qu'est-ce qui intègre vraiment?

   Comme écrit en fin de brochure, certains ne jurent que par l'intégration par le sport; d'autres par les arts; d'autres enfin par le travail.

   À propos de ce dernier item, emblématique des autres, tout le monde peut se rendre compte que le travail n'est pas un facteur d'intégration, c'est-à-dire d'autosatisfaction. D'abord parce qu'on ne reproche pas au rentier de gagner son argent sans rien faire, alors qu'on le reprochera à l'allocataire social. On ne le reproche pas au rentier car les anciennes générations ont appris, à tort, à respecter le costard-cravate. À tort car même les mafieux sont habillés en costard-cravate: l'habit ne fait pas le moine. On le reproche à l'allocataire social d'abord car il est mal habillé, ensuite car on sent qu'il a quelque chose de plus que nous travailleur: sa liberté!

   Ce qui intègre vraiment dans nos sociétés, tant capitalistes que communistes (les deux seuls modèles à se partager le monde), sont les avantages tirés de son activité, et non cette activité en elle-même. Avantages qui peuvent être dans le communisme des accès à des privilèges (voyages à l'étranger, accès à des produits occidentaux, etc.), dans le capitalisme l'argent.

   Donc, on le voit, et la majorité des "crimes" tournant autour de l'accaparement "illégal" de ces avantages, repenser et remplacer la prison par quelque chose de plus utile (rendre heureux) nécessite de repenser nos modèles sociaux tant en communisme qu'en capitalisme.

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