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Georges-Louis Bouchez en plein délire marxiste!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Georges-Louis Bouchez est-il vraiment libéral, non-seulement au sens économique mais également social comme il s'en réclame? Qu'il soit trumpiste, pro-Trump, cela ne se discute pas: depuis son arrivée à la présidence du MR (Mouvement Réformateur [libéral]) se sont fait membres nombre d'anti-vaccins, de Covido-sceptiques, d'antis-police, etc. Mais force est de constater une dérive franco-communiste-soviétique de l'époque du PCF (Parti Communiste Français) chez ce fameux Georges-Louis Bouchez.

   D'abord car il confond l'Histoire de la Belgique avec celle de la France; notamment en ce qui concerne la formation de l'État Laïque. Non, contrairement à la France et à ce qu'affirme le business-class à la gueule de clochard qu'est Georges-Louis Bouchez, la laïcité en Belgique ne s'est pas construite contre l'Église Catholique. Simplement, en Belgique nous avions une première Constitution qui déclarait que «la Belgique est un pays Catholique» alors que dans le même temps le premier Roi Léopold Ier était Protestant! Ensuite, assez rapidement après notre indépendance, sont arrivés une masse considérable de travailleurs immigrés notamment du Maghreb. Il aura donc fallu prendre en compte la nouvelle présence musulmane.

   Donc si en France la laïcité s'est construite par opposition et exclusion, en Belgique elle s'est construite par addition et inclusion! Différence qui semble échapper à l'imaginaire du pétillant nouveau président du MR.

   Tant et si bien que j'ai personnellement connu jusque moitié des années 1990's les repas halal à l'école secondaire publique. Le principe étant que les repas chauds à l'école devaient permettre aux familles défavorisées d'offrir au moins un repas chaud par jour à leurs enfants; y inclus les pauvres musulmans ou juifs donc! Ce n'est que tout récemment, et pour des motifs très matérialistes voire nauséabonds néo-nationalistes, que cela est devenu un problème.

   Ensuite, il n'est pas libéral socialement car selon lui tout individu (ou en tout cas certains individus comme je l'expliquerai plus loin) doit être au service non de sa propre liberté en accord avec la liberté des autres, mais doit être au service de la liberté d'entreprendre des entreprises; c'est-à-dire que le bon peuple est le Prolétaire directement productif! «Tous au Travail», crie-t-il.

   N'est-ce pas un peu une vision du Peuple Communiste Soviétique?

   Et de surfer sur les contingences de l'actualité. Ainsi certains auditeurs patrons, ou connaissant des patrons, de la RTBF de donner raison à Georges-Louis Bouchez sous fond de ce qu'il faut bien nommer "poujadisme" et "mythes urbains".

   Ainsi, depuis la crise de la COVID-19 nombre de patrons s'imaginent que tous les chômeurs gagnent sans rien faire minimum 1300 € (mille trois-cent euros)! Euh, excusez-moi mais le Double Droit Passerelle était bien un Double-Droit et non un Simple-Droit. C'est-à-dire que ces patrons ne se sont pas retrouvés au chômage pur et dur mais bien au chômage technique ou économique. Or, évidemment, au chômage technique et économique le but est de garantir au travailleur temporairement sans-emploi suite à des contingences s'imposant tant au travailleur qu'à son entreprise employeuse un revenu proche de son salaire, bien que plafonné.

   Par contre au chômage strict, le chômeur gagne 900 € (neuf-cent euros) s'il est isolé, 500 € (cinq-cent euros) s'il vit avec quelqu'un et 1100 (mille cent euros) s'il a des enfants à charge. Seul l'acceptation d'une mise au travail par voie d'ALE (Agences Locales pour l'Emploi) en temps limité et payé 8 à 9 € par heures permet de gagner plus. Il s'agit donc bien là de montants maximaux.

   Et puis s'il y a des patrons ou des travailleurs qui imaginent les chômeurs aussi riches qu'eux; qu'ils démissionnent et mettent la clef sous la porte s'ils y croient vraiment à ce qu'ils disent!

   Preuve que tout cela n'est que de la propagande opposant lumpen-prolétariat et prolétariat productif, c'est-à-dire selon une logique socialiste-marxiste...

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Des malheurs de l'Afrique (Noire)

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   À l'heure où certains recherchent une énigmatique "troisième voie" (mais qu'entendent-ils par là en général? J'y reviendrai), il est un constat tout naturel qui me vient à l'esprit. Ce constat est que si l'on n'avait pas colonisé l'Afrique il est certain que ce continent aurait évolué tout naturellement vers une voie nouvelle qui ne soit ni le Capitalisme ni le Communisme. C'est-à-dire que l'extension hégémonique non pas culturelle mais politico-économique de l'Occident au détriment des peuples colonisés (Afrique et Amériques), nous revient dans la gueule au moment même où l'on aurait aimé que ces peuples nous offrent une alternative politico-économique.

   Pour revenir à la "troisième voie", ce que l'Afrique aurait pu nous offrir si nous (nos dirigeants en fait car à l'époque pour ma part ma famille étaient des serfs, c'est-à-dire eux-mêmes esclaves) ne l'avions pas colonisée aurait en fait été une carrément "quatrième voie".

   En effet: ceux qui cherchent ce qu'ils nomment "la troisième voie" sont des marxisants gauchistes, plus à gauche que le PS (sociaux-démocrates) mais moins à l'extrême-gauche que les maoïstes et les staliniens. Or cette troisième voie a déjà été inventée, par Gorbatchev. Il s'agit en effet de la solution rendant la démocratie et les Droits de l'Homme solubles dans le communisme; tous les droits humains, donc y compris la libre-entreprise et la propriété privée.

   Exactement ce que le Parti Communiste d'URSS refusa puisqu'il exécuta aussitôt (ou presque) un coup d'État contre le président Gorbatchev; avouant par là même que marxisme et démocratie ça ne va définitivement pas ensemble.

   C'est donc bien une quatrième voie qu'aurait pu offrir l'Afrique si elle n'avait été colonisée et forcée de suivre des modèles politico-économiques occidentaux.

   Malheureusement la colonisation a eu lieu, on ne peut refaire ou défaire le passé; mais la décolonisation a également eu lieu, laissant l'Afrique maître de son présent et de son futur. Et cela il convenait de le dire.

   En effet, après trois semaines d'écoute d'une émission sur la radio FM de Bruxelles, Radio Campus (émission "Sous l'Arbre à Palabres"), je me dis qu'ils semblent bien obsédés par la colonisation occidentale qui selon eux n'aurait jamais cessée (on parle alors de néo-colonisation).

   S'il est vrai que le Grand Orient de France (et de Belgique) n'ont de cesse de vouloir tisser des liens entre hommes de pouvoir occidentaux et africains dans leurs anciennes colonies, on ne peut nier non plus que s'il y a néo-colonisation elle est actuellement surtout du fait de la Chine qui tente d'exporter vers l'Afrique un autre modèle occidental, le marxisme.

   Et cette colonisation chinoise se fait sans contrepartie pour l'Afrique: en effet seules les tâches d'ouvrier non-qualifié sont laissées aux africains tandis que pour les tâches demandant une qualification la Chine fait venir de la main-d'oeuvre chinoise!

   Mais j'aimerais revenir ici sur le fait que l'Afrique a sa destinée en main. En effet, ce 11 Juillet, ladite émission nous parlait de produits Nestlé trop salés vendus en Afrique. Or, comme le notait bien la présentatrice, si ces produits ne sont pas vendus en Europe c'est bien parce que l'Europe a légiféré pour que ces produits soient interdits. Rien n'empêche les pays d'Afrique d'en faire de même.

   Et cela me fait penser à une phrase d'une congo-kinoise: «maintenant nous sommes en démocratie et tout le monde se bagarre». Eh bien justement, tout le monde se bagarre et d'autant plus violemment que l'Afrique Noire n'est que très rarement en démocratie!

   Car, de fait, la démocratie ce n'est pas voter pour un chef contre un autre chef; c'est élaborer des programmes au sein de partis où les membres sont libres de s'exprimer, entre autres choses.

   Alors certes, ici nous sommes fiers de notre civilisation, mais regardons la bien car bientôt elle se sera effondrée sur elle-même et ses propres stagnations et reculs. Je renverrai à un article précédent sur un slogan anarchiste bien connu pour approfondissement.

   Or donc dans beaucoup de pays d'Afrique certes il y a le droit de vote, mais s'il ne s'agit que d'élire un candidat-chef contre un autre candidat-chef ce droit de vote ne constitue en rien la démocratie.

   Le programme? Pour l'un "rester le Chef", pour l'autre "être Chef à la place du Chef"!

   Je le répète donc, ce que Nestlé fait c'est du pur commerce; un marché (l'européen) se ferme il en trouve un autre (l'africain, mais aussi celui des USA notons le bien et là personne n'aurait idée de parler néo-colonisation). Grâce à quoi cela est-il rendu possible? Grâce à des politiciens qui n'ont comme ambition ultime que d'être Chefs et s'en contrefoutent pas mal de développer une quelconque pensée sur l'avenir politique, économique, social, éducationnel, médical, culturel, etc. de l'Afrique!

   Mais évidemment, pour ces étudiants africains appelés à retourner travailler dans leur pays, mieux vaut taper sur le "petit blanc" que sur le "grand chef noir"...

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© copyright : toute reproduction totale autorisée mais toute citation extraite du corpus entier du texte interdite; toute modification avec mention du nom de l'auteur également interdite.

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Utile, la Prison?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Je pense nécessaire de présenter ici une brochure gratuite au format PDF que je viens de mettre à jour ce 25/02/2021 concernant l'inutilité de la Prison et de toute notion de "peine". Quand on est adulte ou même adolescent, l'époque du "tu n'as pas été sage, allez, au coin!" est révolue.

   Mais, comme indiqué en fin de brochure, pas question de se la jouer mode goulag communiste non plus.

   La voici:

   J'ajouterai que vouloir repenser la prison, donc repenser voire annihiler la notion de "peine", pour la remplacer par la réinsertion nécessite (et c'est sans doute pourquoi nos législateurs se gardent bien de le faire) de repenser l'échelle des valeurs globale de nos sociétés: qu'est-ce qui intègre vraiment?

   Comme écrit en fin de brochure, certains ne jurent que par l'intégration par le sport; d'autres par les arts; d'autres enfin par le travail.

   À propos de ce dernier item, emblématique des autres, tout le monde peut se rendre compte que le travail n'est pas un facteur d'intégration, c'est-à-dire d'autosatisfaction. D'abord parce qu'on ne reproche pas au rentier de gagner son argent sans rien faire, alors qu'on le reprochera à l'allocataire social. On ne le reproche pas au rentier car les anciennes générations ont appris, à tort, à respecter le costard-cravate. À tort car même les mafieux sont habillés en costard-cravate: l'habit ne fait pas le moine. On le reproche à l'allocataire social d'abord car il est mal habillé, ensuite car on sent qu'il a quelque chose de plus que nous travailleur: sa liberté!

   Ce qui intègre vraiment dans nos sociétés, tant capitalistes que communistes (les deux seuls modèles à se partager le monde), sont les avantages tirés de son activité, et non cette activité en elle-même. Avantages qui peuvent être dans le communisme des accès à des privilèges (voyages à l'étranger, accès à des produits occidentaux, etc.), dans le capitalisme l'argent.

   Donc, on le voit, et la majorité des "crimes" tournant autour de l'accaparement "illégal" de ces avantages, repenser et remplacer la prison par quelque chose de plus utile (rendre heureux) nécessite de repenser nos modèles sociaux tant en communisme qu'en capitalisme.

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Discours de 1er Mai, fête des travailleurs et non "fête du travail"!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Tout d'abord je tenais à signaler ici que le premier Mai est bien "la fête des Travailleurs" et non pas "la fête du travail". Pourquoi fête-t-on les travailleurs (et travailleuses) le 1er Mai? Cela provient des USA: un premier Mai eût lieu un massacre de travailleurs assistant à un meeting en pleine rue. Et aux USA comme dans l'ensemble des Amériques (latine également donc) on parle bien du "workers day", "dia dos trabalhadores", "jour des travailleurs" et non de jour du travail.

   Alors on sait que la gauche et l'extrême-gauche marxistes se sont  réappropriés cette fête. Et justement je tenais ici à réfléchir sur un point précis, qui a à voir avec la critique de l'Homme Unidimensionnel, critique proprement existentialiste reprise plus tard par les situationnistes (ces derniers malgré tout restant dans une vision unidimensionnelle de l'humain). En un mot: «la gauche sauvera-t-elle le travailleur?».

   De fait Engels et Marx, lorsqu'ils observent et réfléchissent au bonheur des travailleurs et à leur avenir, le font à partir de ce qu'ils peuvent voir du quotidien du travailleur du tout début du XIXe Siècle, début des années 1800.

   Soit un ouvrier et une ouvrière travaillant 16 heures par jour et ne faisant que travailler, manger, baiser et dormir.

   Les Communistes dès lors n'imaginent qu'un seul bonheur pour le travailleur: posséder le boulet auquel il est enchaîné! Pouvoir en choisir la couleur sans pour autant en être débarrassé ne fut-ce qu'un instant.

   En effet, les Communistes, malgré la critique marxiste de l'aliénation de la marchandise, ne pensent nullement en revenir à l'artisanat (à l'avant-révolution industrielle), aux PME, etc. Au contraire ils gardent l'industrialisation pourvu que la machine appartienne à l'ouvrier. On voit bien la bêtise que cela constitue.

   L'apparition dans les démocraties capitalistes du découpage de la journée en trois temps de 8 heures: 8 heures de travail, 8 heures de loisirs et 8 heures de sommeil, signera la fin du Communisme même s'il a mis du temps à s'effondrer.

   En effet, le communisme conçoit les purs loisirs comme une chose "bourgeoise". S'ils découpèrent à leur tour les journées en trois 8, les heures dévolues dans le monde occidental bourgeois et "décadent" aux loisirs devaient servir selon l'URSS, la Chine, Cuba, la Corée du Nord, etc. à la "formation marxiste par le Parti, par les Soviets". Seule la lecture de Marx est acceptable comme occupation hors travail et sommeil pour le communisme.

   C'est que le communisme, Marx et Engels, n'ont qu'une vision unidimensionnelle de l'humain. L'Homme n'a qu'une dimension: celui de sa classe sociale. Il n'y a que des travailleurs et des patrons, rien d'autre au monde!

   Or, voici que soudain, et grâce à la lutte des travailleurs dans ces pays, les loisirs naissent dans les démocraties capitalistes. Dès lors je suis, comme le notent très bien et Van Vogt dans ses cours de sémantique et Jean-Paul Sartre dans ses traités d'existentialisme, obligé de ne plus seulement dire "untel est ouvrier" mais bien "untel est ouvrier... entre autres choses".

   Car dès lors je ne suis plus seulement travailleur, mais aussi guitariste, bricoleur, informaticien, DJ, pêcheur, motocycliste, cycliste, joueur de basket, de jeu d'échecs, etc. Et pas seulement par mon métier mais en plus de mon métier!

   L'homme devient pluridimensionnel, multidimensionnel et se libère ainsi de son uni-dimensionnalité.

   Et si c'est gênant, cette nouvelle liberté du travailleur, pour le Communisme c'est que le marxisme ne voit qu'un type de lien social admissible: celui de la classe sociale. Or les liens sociaux créés par les loisirs sont de facto inter-classes-sociales, les dépassent.

   Mais ils n'en sont pas pour autant, contrairement à ce que fait le marxisme, à rejeter dans la poubelle des choses inutiles.

   Ces loisirs, premièrement, apportent un équilibre mental. Et ensuite ils permettent à l'humain de se dépasser, de découvrir de nouvelles choses d'ordre sportives, artistiques, mais aussi scientifiques et techniques!

   Je dirais que l'oeuvre de Karl Marx et d'Engels sont elles-mêmes issues "des choses inutiles et bourgeoises capitalistes", de l'activité de l'observation intellectuelle non-productrice de valeur marchande.

   Bref soyez multidimensionnels pour être des travailleurs libres!

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   On pourrait penser que ce discours de premier Mai était du vide, de pures considérations intellectuelles sans importance pour la vie réelle, la civilisation humaine, le développement. Or voici que je vais m'atteler ici à la tâche nécessaire de démontrer en quoi cette pluridimensionnalité de l'humain telle que vue par les démocraties capitalistes (USA dans mon exemple) permet un développement civilisationnel exponentiellement plus élevé qu'une vision d'homme unidimensionnel - prolétaire et rien que prolétaire - (URSS dans mon exemple).

   Je veux parler du progrès technologique, une forme de progrès qui touche tout DJ ou MC.

   On pensera bien évidemment à la Course vers l'Espace. Certes, à l'époque, le productivisme étant de mise tant à l'Ouest qu'à l'Est, la notion de "loisirs" étant encore largement absente de la société d'avant 1960 (les Golden Sixties arriveront mais bien plus tard que de ce que nous allons évoquer ici), il y avait donc égalité entre les "deux blocs".

   Tant et si bien que la rigueur propre au productivisme soviétique permit à l'URSS de prendre une grande longueur d'avance: Spoutnik, le premier satellite artificiel, émettant par voie hertzienne un bip-bip continu pouvant être entendu sur l'ensemble de la planète dont il faisait le tour quotidiennement, était on peut le dire la toute première pièce du puzzle technologique moderne et fort bien réussie!

   Les USA mirent du temps à rattraper le retard et c'est presque par un pur hasard qu'ils furent les premiers à mettre les pieds sur la Lune en 1969 avant l'URSS. Bref, malgré cette dernière victoire américaine les soviétiques avaient tout pour être fiers de leur prolétarisme outrancier.

   S'ouvre alors une seconde ère de développement technologique. Après avoir rêvé aux petits martiens tout vert, on rêve au Cyborg, à l'Intelligence Artificielle, au robot humain. C'est l'ère de la Révolution Informatique.

   Et en ce domaine, l'URSS autrefois si habile est à la traîne, les USA percent bien plus vite, bien trop vite même. C'est sans doute ce qui précipitera la nomination de Gorbatchev à la tête de l'URSS par le Parti Communiste.

   À quoi cela peut-il bien être dû? C'est qu'entre la Conquête de l'Espace et la Révolution Informatique, du moins en démocraties capitalistes, l'homme est devenu un consommateur de loisirs mais qui dit loisirs ne dit pas que consommation mais également création à partir du consommé... L'homme a quitté l'ère unidimensionnelle.

   Des grands ingénieurs, à l'Ouest comme à l'Est, dessinent de manière très sérieuse et carrée les plans des futurs premiers ordinateurs "à la chaîne"; des ordinateurs qui tant à l'Est qu'à l'Ouest sont destinés à l'usage de la seule administration.

   Et voici qu'aux USA, des gens, souvent universitaires, souvent excentriques, ont l'idée d'utiliser les circuits imprimés, base de l'informatique industrielle, pour leurs loisirs.

   C'est en quoi réside la supériorité de l'économie capitaliste que d'oser imaginer que puisque il y a des gens que ça intéresse l'informatique, fut-ce pour jouer au ping-pong sur un écran, et bien on va créer un ordinateur familial, les premiers PC (Personnal Computer, Ordinateur Personnel): IBM puis Apple.

   Dans l'économie marxiste on imagine mal gaspiller de l'effort pour produire une machine qui permette de jouer au ping-pong sur écran plutôt que sur table concrète et qui ne serve pas à du plus "utile".

   Autres points forts du capitalisme démocratique: la libre entreprise et la propriété privée (et non collective). Commençons par le second item.

   En URSS quel aurait été, à imaginer que le modèle de Karl Marx ait été suivi scrupuleusement (Lénine le cita mais se garda bien de le réaliser) donc qu'il y en ait eu un, le vote d'un Soviet de constructeurs informatiques pour savoir si on pouvait littéralement péter un ordinateur pour le transformer en éventuelle (car ce n'est là qu'une expérience) future première carte son de l'histoire de l'informatique? Je crains que le non l'ait emporté: pourquoi vouloir qu'un ordinateur joue de la musique ça sert à rien, le tourne-disque le fait si bien!

   La propriété privée me permets de me passer du vote d'un quelconque poussiéreux Soviet, j'ai un ordi, j'ai une idée, donc je le fais.

   Sans cela l'avenir de nombreux DJs à travers le monde eût été fort compromis...

   Du coup on comprend mieux le second item: la liberté d'entreprendre en dehors de tout contrôle étatique: j'ai eu l'ordi, j'ai eu l'idée, je vends ce que j'ai trouvé et ça financera d'autres découvertes.

   Bien évidemment j'ai pris l'exemple (réel) de l'invention de la carte son car il s'agit ici d'un blog de DJ/Producer surtout DJ depuis qu'il a découvert qu'il était piètre "producer".

   Mais en fait en matière de Révolution Informatique, l'URSS sera à la traîne de tout: du PC, de la connectivité entre plusieurs systèmes d'exploitations différents, de l'Internet... et même du hacking où il faudra attendre l'effondrement de l'URSS et l'établissement du capitalisme pour qu'en ce domaine au moins ils émergent!

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Une jalousie haineuse teintée de romantisme solidaire

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Le sentiment dominant sur lequel s'appuient actuellement en 2021 la grande majorité des Partis Marxistes Révolutionnaires (cela exclu donc la Gauche Socialiste Démocratique) n'est autre que la jalousie qu'ils maquillent en discours de solidarité.

   Comme je le faisais remarquer un jour à un gaucho: «tous ces bourgeois qui rêvent d'être prolétaires nous font chier», car de fait c'est de ces bourgeois que sont composés l'élite intellectuelle de ces Partis Communistes et Partis des Travailleurs. Ce à quoi il me répondait que, lui, ce qui le faisait chier c'était «les prolétaires qui se rêvent bourgeois». Ben justement!

   S'il n'y avait pas de prolétaires qui se rêvaient bourgeois, il n'y aurait personne pour voter extrême-gauche; tout juste voterait-on à gauche démocratique, PS, s'il ne s'agissait réellement que de solidarité. Le PTB (en Belgique), la France Insoumise, etc. sont un vote de prolétaires jaloux de la richesse des bourgeois et rêvant soit d'eux-mêmes être riches, ou plus riches que maintenant, soit d'appauvrir (et si possible encore plus pauvres qu'eux aujourd'hui) les bourgeois actuels.

   Car seule l'envie "d'être comme" rend jaloux et toutes les gloses de ces partis (tout comme celle de l'extrême-droite) jouent sur le sentiment de jalousie.

   Mais comme on "sent" intimement que c'est pas beau d'être jaloux, ne fut-ce que parce qu'on aimerait pas que quelqu'un soit jaloux du peu qu'on a (sa femme, ou son travail), ce sentiment de jalousie, instinct profondément ancré, et bien on le maquille sous un très léger (mais très léger, car vraiment ce n'est pas le discours dominant) parfum romantique d'une ère de la Solidarité Humaine.

   Il m'est avis que des partis qui jouent sur des sentiments et des instincts aussi basiques, tant des partis d'extrême-droite que d'extrême-gauche, n'ont certainement pas comme ambition réelle d'améliorer le sort de leurs semblables... Doivent avoir des buts cachés et inavouables, qui se résument en remplacer la bourgeoisie capitaliste par la bourgeoisie nationaliste du Parti. Les pauvres? Qu'ils le restent et qu'ils crèvent!

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La prise du Capitole, typique du trumpisme?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   La récente "prise du Capitole" est présentée souvent comme un événement lié à la personnalité de Donald Trump, comme une "exception trumpiste". Pourtant à bien y regarder nous pouvons voir que ce type d'événements n'a rien à voir avec le trumpisme en particulier mais est constitutif même de la République, ou plutôt des républiques en général.

   En effet, le modèle républicain croit bon de se doter d'un "Chef", un Président, qui contrairement aux monarchies n'est pas un arbitre entre le gouvernement et les intérêts de la Nation vus comme intérêts de la population ou autres.

   Or, il arrive, et cela n'est absolument pas typique du trumpisme mais l'explique, que ce Président, ce Chef, se sente comme "ayant de par son action Sauvé la Nation", donc Sauveur.

   Il est donc dès lors naturel que quelqu'un qui se sente "Sauveur Providentiel" n'aie point du tout envie de céder le Pouvoir, non par caprice personnel mais bien car il est intimement persuadé que seul lui-même sache assumer la tâche de continuer à sauver le pays.

   Cela est le réflexe commun aux dictatures communistes et nationalistes. Tels la Corée-du-Nord, la Chine, Cuba, l'ex-URSS, etc. Tels l'Iran. Et tel peut être le cas de la France tant en cas de victoire des Insoumis que du Rassemblement National. Tels les pays africains aussi par ailleurs.

   On comprend donc que loin d'être un événement exceptionnel du trumpisme, il s'agit de la tendance naturelle des Républiques lorsqu'elles passent entre les mains d'un "Sauveur"...

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Nouvelles mesures COVID à Bruxelles: Heil Vervoot!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

Mise-à-jour du 9/11/2020 en fin d'article...

   Un seul mot: «Heil Vervoot», en effet nos politiciens tant régionaux que fédéraux aiment à prendre des mesures limitant la liberté des citoyens. Et ils nous disent «c'est parce que nous nous préoccupons de votre santé»! Ils osent dire ça! Mort de rire!

   S'ils se préoccupaient un tant soit peu de notre santé ne pensez-vous pas qu'ils auraient déjà lancé la vaccination de la population? Avec quoi me demanderez-vous? Avec le vaccin "Russe" tout simplement! En effet depuis fin Août la Russie dispose d'un vaccin déjà testé et qui est totalement efficace.

   Ce que les occidentaux savent faire avec la Chine, ils ne le sauraient avec la Russie? C'est-à-dire devant les caméras critiquer la politique intérieure de la Chine, et après faire des affaires avec les entreprises chinoises! C'est si difficile de faire pareil avec la Russie?

   Comme je l'ai toujours dit, ce Covid-19 tombe à point pour mettre la population sous contrôle et aussi pour combler le "trou de la sécu" en espérant que le maximum de retraités crèvent du coronavirus!

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   Le laboratoire Pfizer annonce à son tour un vaccin efficace à plus de nonante pourcent (90%).

   Bref il y avait un vaccin Russe dès début Septembre 2020; un vaccin Chinois dès fin Octobre 2020; tous deux en phase de production industrielle, nos gouvernements n'en ont pas voulus, qu'inventeront-ils pour refuser ou postposer à dans très longtemps (trop tard en fait) ce nouveau vaccin américano-germanique?

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