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europe

Étudiantes victimes de drogues en bars et boîtes de nuit

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Il me semble bizarre que l'on prône non-seulement le doute systématique mais qui plus est le scepticisme systématique pour la majorité des sujets de société importants (la CoVid-19, ses vaccins, les vaccins en général, la science, et autres) et qu'on fasse du béni-oui-oui pour d'autres sujets.

   Je veux parler ici des accusations de viols de la part d'étudiantes et de drogues placées dans les consommations aux bars et dans les boîtes de nuit. Je trouve bizarre que seules les étudiantes émettent ces accusations, alors que les bars et discothèques citées sont aussi fréquentées par des 18-24 ans bien roulées mais non-étudiantes, travailleuses, sans-papiers et allocataires sociales. Et à ces trois dernières catégories il n'arrive jamais rien, elles témoignent n'avoir jamais vécu ce genre de choses; y compris les «bombes latines»!

   C'est qu'il y a une grande différence entre les jeunes étudiantes et les jeunes actives: une différence de milieu social, donc de comptes à rendre aux parents. De plus, les bombes latines et autres jeunes actives ont souvent eu l'occasion d'être totale bourrée avant leurs 18 ans, ce qui explique beaucoup de choses croyez-moi.

   En effet, j'ai lu dans les journaux les symptômes rapportés par ces jeunes étudiantes «victimes de la drogue mise à leur insu dans leurs boissons». Euh, excusez-moi mais alors je me permets un #MeToo; ces symptômes sont en effet ceux d'une drogue très connue et très répandue: l'abus d'alcool! Et je les ai déjà eu.

   Et oui, désolé de te le dire l'étudiante prometteuse, mais tu as les symptômes de l'alcoolique de base, de l'ivrogne vomiteur, du clochard!

   Car quand il s'agit de la "drogue du viol" qui est utilisée, tu te souviens strictement de rien, même pas de "flashes" de la soirée, ni de la tête de qui avec qui tu étais, il n'y a qu'un symptôme probant de viol en un tel cas et celui-ci n'est jamais cité par les étudiantes qui allongent la liste des plaintes sur... les réseaux sociaux!

   Bref, Trump a laissé son empreinte sur le monde moderne: «balancez quoi que ce soit sur les réseaux sociaux, il en restera toujours quelque chose». Parce qu'honnêtement un barman qui gaspille sa paie durement gagnée à investir dans une drogue pour finalement n'en retirer aucun profit personnel, c'est un peu irréaliste.

   En effet, dans toutes les plaintes de viol sans exceptions, jamais ledit barman "drogueur" n'est cité; c'est toujours quelqu'un d'autre qui a violé! Mort de rire...

   Mais, bon, finalement il faut laisser la Justice Institutionnelle se faire selon son court normal, ne pas la forcer ni politiquement ni médiatiquement.

   Simplement je m'étonne que cela ne soit jamais arrivé à des bombes latines et autres jeunes travailleuses, toutes aussi bien roulées que ces étudiantes. Mais le fait est qu'une jeune étudiante doit rendre des comptes à ses parents... Ce qui explique sans doute le nombre croissant de témoignages.

   De fait, ces parents petits, moyens, hauts bourgeois, ayant certes évacués l'Église mais pas pour autant la Morale Ecclésiastique («tu ne baiseras qu'avec qui on voudra bien que tu baises»), mettent beaucoup d'espoirs et de fantasmes de réussite sociale dans les études de leurs jeunes filles, même si celles-ci échappent à tout contrôle parental puisque, de fait, vivant en kots.

   Clairement, face à des bombes latines qui ne doivent rien à leurs parents, une jeune étudiante par contre devra se justifier de tout: elle a fumé du joint? «Ah, on m'a droguée», elle doit avorter? «ah, on m'a violée», etc.

   Encore une fois, soit quelqu'un drogue effectivement des étudiantes lors de leurs sorties, mais alors je parierais plus sur un étudiant ou un ancient étudiant que sur un barman qui lui, clairement, même s'il le désirait ne pourrait en tirer aucun profit car il doit travailler, jusqu'à la fermeture, au bar.

   Mais bon, entre comptes à rendre aux parents, inexpérience des effets des alcools, copiage des témoignages les uns sur les autres, disons encore une fois que laissons place à la Justice Institutionnelle et non à la Vindicte Populaire qui aux USA en a occis plus d'un innocent... Personne ne s'improvise enquêteur!

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Quand Tshisekedi fait quelque chose de bien il faut le reconnaître!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   On a beaucoup parlé ces derniers temps des révisions de contrats miniers en RD-Congo (RDC, Congo-Kinshasa), d'annulations de concessions minières et révisions de leurs conditions par le Président Tshisekedi. Eh bien, je me dis, en voilà un qui a enfin décidé de mettre le pied dans la fourmilière! En effet, dernières concessions en date à être suspendues sine-die, celles octroyées à la Chine.

   Et ce n'est pas une lubie. En effet, beaucoup de gens parlent de "néo-colonisation" à propos de contrats commerciaux remplis par l'Europe (surtout la France) envers l'Afrique et ces mêmes personnes oublient ou font semblant d'oublier que ce qui se passait avec la Chine n'était pas du "néo-colonialisme" mais bien de la colonisation pure et dure!

   En effet, quelles étaient les conditions de ces "contrats" miniers avec la Chine? La Chine disposait gratuitement des minerais congolais contre la construction promise d'infrastructures en RDC. Or, premièrement, c'est exactement le "contrat colonial" qu'avait passé la Belgique avec le Congo-Kinshasa il y a un siècle, et secondement, la Chine pour ce qui est des infrastructures se contentait de construire les routes qui permettaient d'acheminer les précieux minerais hors du Congo.

   Rien d'autre. Un service à minima donc; auquel il convient d'ajouter les traitements dignes d'esclaves subis par les travailleurs africains (de la part de contremaîtres tout aussi africains d'ailleurs): coups de fouet, etc.

   Bref il semble que Tshisekedi, s'il n'admet pas que les richesses de la RDC soient pillées sans contreparties par les Capitalistes, ne l'admet pas plus des Communistes. Et c'est très bon signe il me semble...

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Quand le MR parle "Classe Moyenne" (et le PS)...

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Récemment on a accusé le PS de «vouloir étouffer les classes moyennes». Or, lorsque le MR parle des "Classes Moyennes", il convient de se méfier.

   En effet, grand fourre-tout, quelle réalité désigne ce mot? Dans la bouche de la Droite il désigne ce que l'on nomme aussi très grossièrement les «Professions Libérales»; un autre concept qui ne signifie pas plus que le premier. Car quel est le point commun entre un plombier indépendant, un commerçant, et un avocat? En ce sens le commerçant et le plombier indépendant ont plus de points communs entre eux qu'avec un avocat du barreau, soyons clairs, ça paraît évident.

   Un plombier a beau être indépendant, il n'en reste pas moins un "ouvrier" au sens classique et français du terme: «celui qui travaille essentiellement avec ses mains». Et c'est ce que malheureusement, abreuvé du discours "qui caresse dans le sens du poil" de la Droite, ni cet ouvrier indépendant ni la Gauche ne perçoivent.

   Car, de fait, lorsqu'on parle par exemple d'augmenter un impôt de l'ordre de 1%; eh bien ça fait plusieurs dizaines voire la centaine de milliers d'euros à payer à l'État en plus par an... pour l'Avocat! Seulement une centaine d'euros pour l'indépendant qu'il soit commerçant ou plombier indépendant!

   Donc fondre l'ensemble de ceux «qui n'ont pas de patrons», dans une même classe sociale, dans un soi-disant même intérêt, que cela vienne de la Droite ou de la Gauche, est une illusion sociologique.

   Je défends et ai toujours défendu la position suivante: à cotisations sociales égales, droits sociaux devant être égaux! C'est uniquement en ce sens que la Gauche a lâché les Classes Moyennes. Car un indépendant cotise à 45% (contre 40% pour un salarié; les 5% de différence proviennent de la "cotisation patronale") à la Sécurité Sociale, via l'impôt qu'on appelle "Lois Sociales", mais n'a pas droit aux services de ladite sécurité sociale sinon aux allocations minimex.

   Une situation évidemment injuste, mais que pérennise la Droite également; la faute n'en revient pas uniquement, loin de là, à la Gauche.

   Et finalement qu'est-ce serait la vraie "classe moyenne"? N'est-ce pas ceux qui gagnent le salaire médian du pays (en Belgique 2010, deux-mille dix, euros par mois net)? Dans ce cas beaucoup de simples fonctionnaires, agents d'État, font partie de la fameuse Classe Moyenne, ce que là non plus ni la Gauche ni la Droite ne veulent admettre!

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Coronapass ou Covid-Safe-Ticket, pourquoi être contre même (et surtout) si vaccinés?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Comme toujours en politique, les promesses n'engagent que ceux qui y croient! Ainsi l'exécutif (et non le législatif) nous avait dit «non, non, il n'y aura pas de "Coronapass" en Belgique». Et le même exécutif, qui n'est pourtant pas législatif, d'instaurer à peine plus tard un "Covid-Safe-Ticket", exact équivalent. Il faut savoir que je parle ici en tant que moi-même vacciné et que donc je ne défends pas mes propres intérêts mais bien ceux des citoyens, de tous les citoyens mis ensemble dans la même société où ils vivent mais chacun avec leurs libertés.

   À Bruxelles, où les chiffres sont les plus mauvais, il y a 65% de totalement vaccinés pour donc 35% de non-vaccinés. Et ces non-vaccinés pour qui représentent-ils un danger? Les non-vaccinés ne représentent un danger que pour les autres non-vaccinés! Ce qui représente un danger pour les déjà vaccinés est l'ouverture des frontières qui ramène des variants dont des résistants aux vaccins (Colombien not.).

   Ayant bien pris note de cela on découvre donc que si l'État Belge (et Français) pensaient réellement à notre santé, ils n'auraient jamais rouverts les frontières pour l'été 2021.

   Il n'y a dans l'Histoire du Monde qu'un seul Régime où la Santé n'était pas un Droit mais une Obligation (tout comme la Pratique du Sport par ailleurs); c'était le Régime Nazi (National-Socialiste)!

   De fait, la Santé est un Droit et non un Devoir en Démocratie. Ces gens ne se sont pas faits vacciner jusqu'à maintenant; on doute qu'ils le fassent même dans les dix prochaines années. Chacun à ses raisons, aussi idiotes (le vaccin est fait pour tuer) que Nationalistes (j'attends le vaccin français), mais en gros ils ne sont à Bruxelles que 35%. Or on ne gère pas une société en laissant 35% seulement de la population décider de la politique à mener pour les 65 autres pourcent.

   Étant donné la vérité que ces non-vaccinés ne représentent pas un danger pour la majorité vaccinée de la population; un deal, une alternative est à trouver.

   Car même un vacciné peut contaminer. «Pendant un peu moins de temps qu'un non-vacciné» précise le site fédéral d'information sur le coronavirus. Soit pendant 7 jours au lieu de 14 jours. Par ailleurs, il peut contaminer son chien, chien qui peut ensuite contaminer d'autres personnes. Va-t-on demander un test covid pour les chiens qui se accompagnent les vaccinés au bistrot? Je crois que non.

   Le véritable problème part du fait que, bien qu'anti-vaxx (antis-vaccin), ces non-vaccinés attendent du secteur hospitalier des soins identiques à tous. Ou du moins c'est ce que nos États font semblant de comprendre.

   L'alternative au Coronapass et Covid-Safe-Ticket serait alors que le législatif cette fois décide d'une Loi où quelqu'un qui ne s'est pas fait vacciner alors qu'il en avait toutes les facilités et possibilités ne soit pas traité en hôpital mais en ambulancier (à domicile) en cas de contamination! S'il a de la chance et est VIPO, ce sera remboursement total par la mutuelle, sinon qu'il paie le fruit de sa liberté.

   Mais en dehors de cet aménagement aucun Coronapass ou Covid-Safe-Ticket n'est non seulement légitime mais en plus efficace: en effet, comme dit plus haut, un vacciné peut être un porteur contaminant pour les autres!

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Tu parles beaucoup mais tu fais pas grand chose...

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Alors récemment j'ai entendu une phrase d'un gros bourgeois «en vacance ici avec ses deux enfants», qui sortait tout de go l'argument de ceux qui n'en ont pas: «il y en a beaucoup qui parlent mais personne ne fait rien!».

   Eh bien, c'est que justement il y a des gens payés exprès pour beaucoup dire et ne rien faire. Et dans beaucoup de métiers. Je pense en premier aux journalistes, chroniqueurs, éditorialistes et autres dont raffolent justement cette sorte de bourges. J'y pense en premier car qu'est-ce qu'un blog sinon un recueil d'éditoriaux écrits qui plus est par quelqu'un qui n'a pas la chance d'être payé pour le faire? Et ces journalistes sont grassement payés; par nos impôts pour le Service Public (et les journaux de presse écrite ici en Belgique), par notre redevance télé et télédistribution auprès d'un cablo-opérateur pour le privé. Il ne vient pourtant à personne l'idée de dire «tiens, encore un qui parle beaucoup et ne fait rien», au contraire on s'en gave en famille.

   Ensuite il y a les professeurs d'universités et hautes-écoles et... les politiciens! Les politiciens en effet parlent beaucoup, signent de grandes déclarations (COP-21 par exemple), jurent de respecter la Constitution (séparation stricte du rôle de l'exécutif et du législatif), mais ne font rien de tout ce qu'ils ont dits.

   Ce qui me permet d'aborder un autre point ici, la déclaration pleine de sens certes de Georges-Louis Bouchez à propos de l'inadéquation entre formation et offres sur le marché de l'emploi. C'est connu: il y a trop de diplômés alors que les offres d'emplois demandent avant tout des techniciens et ouvriers qualifiés.

   Mais ayant dit cela, Georges-Louis Bouchez et tous les bourgeois qui votent pour lui pensent-ils inscrire leurs enfants (bien plus nombreux que les enfants de paumés) en école secondaire Technique-Professionnelle? Je crois bien qu'au contraire ils continuent malgré l'évidence statistique à les diriger vers des études universitaires. Car, même sans emplois, leurs enfants seront au mieux rentiers, au pire artistes ou intellectuels.

   Ce qui explique tout le sens de l'image prise en illustration: la couverture de l'album Nevermind de Nirvana sorti en 1991. À savoir qu'on nous répète que la valeur sûre de nos sociétés serait le travail. Le travail, vraiment? Comme déjà écrit ici, on ne reproche pas à un rentier de ne pas travailler et à un intello ou artiste installé de ne vivre que de sa salive déversée.

   La valeur de nos sociétés? La seule qui permette l'intégration? Avoir de l'argent, et pire, avoir de l'argent en trop donc à gaspiller! Qui n'a pas ça, de quelque manière que ce soit, légalement ou illégalement, en travaillant ou en dormant, ne peut s'intégrer et donc ne peut trouver une petite-copine (et donc risquer d'avoir une descendance). C'est la base du Darwinisme Social!

   Mais ce darwinisme social voulu par le capitalisme pourrait bien se retourner contre le même capitalisme. Car les prolos faisant un à deux enfants maximum (si c'est pas zéro) contre trois à cinq pour les bourgeois; au bout du compte ce seront les fils de bourgeois qui devront aller ramasser eux-mêmes les poubelles et nettoyer la rue!

   Et je reviens ici à un article sur les réfugiés. J'y écrivais que les mouvements pro-sans-papiers étaient dirigés exclusivement par des fils de bourgeois et qu'ils étaient tous pour l'accueil via régularisation plutôt que via statut réfugié. Justement: c'est que ces bourgeois n'ont pas du tout envie d'aller ramasser les poubelles, donc pour remplacer le Peuple éliminé par le darwinisme social il convient de régulariser des étrangers pour faire ce sale boulot...

   Bref tout tient l'un dans l'autre et si la théorie d'Adam Smith de la "main invisible" n'a pas fait ses preuves en terme de régulation des Marchés, elle fait ses preuves en politique!

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Arthur et ses enfants gâtés

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Il y a peu l'animateur de télévision Arthur s'est fendu sur les réseaux sociaux d'une comparaison un peu facile. Grosso-modo, selon lui, face aux malheurs du Monde et entre-autres à la dictature talibane, les occidentaux plutôt mieux lotis auraient du coup, puisque mieux lotis, torts de dénoncer des dérives dictatoriales dans la gestion faite par nos gouvernements de la crise du Covid-19.

   Euh, qu'il m'excuse mais il est vrai qu'en tant que bourgeois probablement descendant des familles de patrons dont je vais parler ici il n'en a que cure, les ouvriers du XIXème et début du XXème Siècles n'avaient pas torts de réclamer de travailler moins d'heures, d'avoir plus de loisirs, des congés payés, des droits sociaux en cas de perte d'emploi, des droits de santé, etc. alors que pendant ce temps des populations africaines étaient mis en travail non-payé, en esclavage, par leurs mêmes familles de patrons.

   Alors aurait dû-t-on dire que les ouvriers occidentaux étaient plutôt des enfants gâtés et avaient donc torts de réclamer ce qu'ils réclamaient? Je ne pense pas et vu que je ne pense pas qu'Arthur lui-même le pense je l'invite à méditer la phrase plein de sagesse suivante: «comparaison n'est pas raison»...

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Sans-papiers en grève de la faim à Bruxelles

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

Revu le 30/07/2021:

   Je tarde ici à m'exprimer sur un sujet et un événement important ici en Belgique à Bruxelles qui a été le mouvement de grève de la faim puis de la soif de la part de sans-papiers occupant une église et deux universités (400 sans-papiers en tout).

   C'est que je suis passé par plusieurs idées, positions, différentes.

   Dans un premier temps, je me suis dit que vraiment ça faisait gamin qui fait sa crise: «si tu me le donnes pas j'arrête de respirer!». Ensuite je me suis dit que au vu de ma position initiale: ni expulsion d'aucun ni régularisation d'aucun non plus mais création d'un vrai statut réfugié comme en Turquie et une majorité de l'Afrique Noire, pour forcer la création d'un tel statut par le monde politique mieux valait réclamer la régularisation massive de tous sans exceptions ce qui obligerait à la création d'un "statut de réfugié", ni expulsable ni régularisable.

   Disons que dans un monde idéal, où l'Humanisme l'emporterait et où donc les femmes sauraient montrer l'exemple en actes et plus seulement en grandes déclarations, la position que je défendrais et que je dois défendre dès maintenant quitte à sacrifier dans une attitude chrétienne mon bonheur propre est celle de ni expulsion d'aucun ni régularisation d'aucun mais création d'un Statut de Réfugié en Europe. Et je vais m'attarder ici à expliquer les différences et les nombreux avantages du statut réfugié par rapport à la régularisation systématique.

   D'abord notons que tous les groupes défenseurs des sans-papiers sans exception défendent la régularisation de masse et sont strictement opposés au statut réfugié. Ce n'est pas pour rien: leurs leaders d'opinions sont des bourgeois.

   Et de fait le Statut Réfugié c'est la solidarité des Bourgeois envers le Peuple! Car, en effet, qui dit statut de réfugié (ni expulsable ni régularisable) dit forcément prise-en-charge par des associations telles entre autres la Croix-Rouge, Médecins Sans Frontières, Médecins Du Monde, mais aussi Oxfam, Habitat et Rénovation, etc.

   Donc toutes ces associations, bien que "non gouvernementales" mais néanmoins financées par les gouvernements (donc par les impôts), auront besoin de plus de moyens financiers. Ce qui pourrait conduire à une augmentation des impôts, certes minime, de l'ordre de 1%. Mais 1% pour un haut fonctionnaire cela représente déjà le millier d'euros par an d'impôt en plus à payer. Pour un présentateur d'émission-concept à la télévision ou patron de boîte de production cela monte vite aux dizaines à centaines de milliers d'euros par an.

   On voit donc bien que cette opposition au statut réfugié de la part des bourgeois qui dirigent ces mouvements pro-sans-papiers est en fait un réflexe inconscient.

   Par contre la Régularisation massive c'est la solidarité limitée au Peuple entre lui-même! Je ne reviendrai pas ici sur l'extraordinaire coïncidence entre remise en cause des droits sociaux et régularisations massives en Belgique (1999, fin du CPAS en tant que "dernier rempart contre la misère"; 2010, recul de l'âge de la pension et chasse aux chômeurs avec allocations dégressives dans le temps).

   Mais clairement puisqu'un régularisé fait partie à égalité du peuple, régulariser systématiquement c'est demander au Peuple de se serrer la ceinture les uns pour les autres. C'est-à-dire que c'est une solidarité telle qu'elle a toujours été pratiquée en Capitalisme et en Communisme: celle du peuple avec le peuple.

   Donc mieux vaut en effet le statut de réfugié sous coupole des ONG (Organisations Non Gouvernementales) et ASBL (Associations Sans But Lucratif). D'autant que ce statut de réfugié et bien rien ne s'oppose à ce qu'il s'applique également à des européens (contrairement au statut régularisé). Cela signifierait donc un nouvel avantage, pour les européens cette fois, un Espagnol par exemple pourrait fuir son pays en cas de troubles ou nouvelle guerre civile, un Ukrainien de même, et venir s'installer partout ailleurs en Europe. Ce qui est impossible pour l'instant!

   Donc, puisque je dois énormément, la totalité presque de ce que j'ai vécu de bien jusqu'ici, aux immigrés (qu'ils soient fils d'immigrés régularisés de facto ou bien sans-papiers): ma première et unique relation affective et sexuelle pleinement épanouie avec une femme (ce qui devrait d'ailleurs je pense être rajouté aux Droits Humains), la musique Reggae, la musique Jazz, la musique électronique "répétitive" House et Funk, mais aussi ma vaccination Covid-19; je ne peux que militer en la faveur de l'accueil de tous et de l'expulsion d'aucun.

   Et de par mon origine sociale, cela signifie pour moi militer en faveur de la création du statut de réfugié et non pour la régularisation massive!

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