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ethique

Tu parles beaucoup mais tu fais pas grand chose...

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Alors récemment j'ai entendu une phrase d'un gros bourgeois «en vacance ici avec ses deux enfants», qui sortait tout de go l'argument de ceux qui n'en ont pas: «il y en a beaucoup qui parlent mais personne ne fait rien!».

   Eh bien, c'est que justement il y a des gens payés exprès pour beaucoup dire et ne rien faire. Et dans beaucoup de métiers. Je pense en premier aux journalistes, chroniqueurs, éditorialistes et autres dont raffolent justement cette sorte de bourges. J'y pense en premier car qu'est-ce qu'un blog sinon un recueil d'éditoriaux écrits qui plus est par quelqu'un qui n'a pas la chance d'être payé pour le faire? Et ces journalistes sont grassement payés; par nos impôts pour le Service Public (et les journaux de presse écrite ici en Belgique), par notre redevance télé et télédistribution auprès d'un cablo-opérateur pour le privé. Il ne vient pourtant à personne l'idée de dire «tiens, encore un qui parle beaucoup et ne fait rien», au contraire on s'en gave en famille.

   Ensuite il y a les professeurs d'universités et hautes-écoles et... les politiciens! Les politiciens en effet parlent beaucoup, signent de grandes déclarations (COP-21 par exemple), jurent de respecter la Constitution (séparation stricte du rôle de l'exécutif et du législatif), mais ne font rien de tout ce qu'ils ont dits.

   Ce qui me permet d'aborder un autre point ici, la déclaration pleine de sens certes de Georges-Louis Bouchez à propos de l'inadéquation entre formation et offres sur le marché de l'emploi. C'est connu: il y a trop de diplômés alors que les offres d'emplois demandent avant tout des techniciens et ouvriers qualifiés.

   Mais ayant dit cela, Georges-Louis Bouchez et tous les bourgeois qui votent pour lui pensent-ils inscrire leurs enfants (bien plus nombreux que les enfants de paumés) en école secondaire Technique-Professionnelle? Je crois bien qu'au contraire ils continuent malgré l'évidence statistique à les diriger vers des études universitaires. Car, même sans emplois, leurs enfants seront au mieux rentiers, au pire artistes ou intellectuels.

   Ce qui explique tout le sens de l'image prise en illustration: la couverture de l'album Nevermind de Nirvana sorti en 1991. À savoir qu'on nous répète que la valeur sûre de nos sociétés serait le travail. Le travail, vraiment? Comme déjà écrit ici, on ne reproche pas à un rentier de ne pas travailler et à un intello ou artiste installé de ne vivre que de sa salive déversée.

   La valeur de nos sociétés? La seule qui permette l'intégration? Avoir de l'argent, et pire, avoir de l'argent en trop donc à gaspiller! Qui n'a pas ça, de quelque manière que ce soit, légalement ou illégalement, en travaillant ou en dormant, ne peut s'intégrer et donc ne peut trouver une petite-copine (et donc risquer d'avoir une descendance). C'est la base du Darwinisme Social!

   Mais ce darwinisme social voulu par le capitalisme pourrait bien se retourner contre le même capitalisme. Car les prolos faisant un à deux enfants maximum (si c'est pas zéro) contre trois à cinq pour les bourgeois; au bout du compte ce seront les fils de bourgeois qui devront aller ramasser eux-mêmes les poubelles et nettoyer la rue!

   Et je reviens ici à un article sur les réfugiés. J'y écrivais que les mouvements pro-sans-papiers étaient dirigés exclusivement par des fils de bourgeois et qu'ils étaient tous pour l'accueil via régularisation plutôt que via statut réfugié. Justement: c'est que ces bourgeois n'ont pas du tout envie d'aller ramasser les poubelles, donc pour remplacer le Peuple éliminé par le darwinisme social il convient de régulariser des étrangers pour faire ce sale boulot...

   Bref tout tient l'un dans l'autre et si la théorie d'Adam Smith de la "main invisible" n'a pas fait ses preuves en terme de régulation des Marchés, elle fait ses preuves en politique!

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Sans-papiers en grève de la faim à Bruxelles

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

Revu le 30/07/2021:

   Je tarde ici à m'exprimer sur un sujet et un événement important ici en Belgique à Bruxelles qui a été le mouvement de grève de la faim puis de la soif de la part de sans-papiers occupant une église et deux universités (400 sans-papiers en tout).

   C'est que je suis passé par plusieurs idées, positions, différentes.

   Dans un premier temps, je me suis dit que vraiment ça faisait gamin qui fait sa crise: «si tu me le donnes pas j'arrête de respirer!». Ensuite je me suis dit que au vu de ma position initiale: ni expulsion d'aucun ni régularisation d'aucun non plus mais création d'un vrai statut réfugié comme en Turquie et une majorité de l'Afrique Noire, pour forcer la création d'un tel statut par le monde politique mieux valait réclamer la régularisation massive de tous sans exceptions ce qui obligerait à la création d'un "statut de réfugié", ni expulsable ni régularisable.

   Disons que dans un monde idéal, où l'Humanisme l'emporterait et où donc les femmes sauraient montrer l'exemple en actes et plus seulement en grandes déclarations, la position que je défendrais et que je dois défendre dès maintenant quitte à sacrifier dans une attitude chrétienne mon bonheur propre est celle de ni expulsion d'aucun ni régularisation d'aucun mais création d'un Statut de Réfugié en Europe. Et je vais m'attarder ici à expliquer les différences et les nombreux avantages du statut réfugié par rapport à la régularisation systématique.

   D'abord notons que tous les groupes défenseurs des sans-papiers sans exception défendent la régularisation de masse et sont strictement opposés au statut réfugié. Ce n'est pas pour rien: leurs leaders d'opinions sont des bourgeois.

   Et de fait le Statut Réfugié c'est la solidarité des Bourgeois envers le Peuple! Car, en effet, qui dit statut de réfugié (ni expulsable ni régularisable) dit forcément prise-en-charge par des associations telles entre autres la Croix-Rouge, Médecins Sans Frontières, Médecins Du Monde, mais aussi Oxfam, Habitat et Rénovation, etc.

   Donc toutes ces associations, bien que "non gouvernementales" mais néanmoins financées par les gouvernements (donc par les impôts), auront besoin de plus de moyens financiers. Ce qui pourrait conduire à une augmentation des impôts, certes minime, de l'ordre de 1%. Mais 1% pour un haut fonctionnaire cela représente déjà le millier d'euros par an d'impôt en plus à payer. Pour un présentateur d'émission-concept à la télévision ou patron de boîte de production cela monte vite aux dizaines à centaines de milliers d'euros par an.

   On voit donc bien que cette opposition au statut réfugié de la part des bourgeois qui dirigent ces mouvements pro-sans-papiers est en fait un réflexe inconscient.

   Par contre la Régularisation massive c'est la solidarité limitée au Peuple entre lui-même! Je ne reviendrai pas ici sur l'extraordinaire coïncidence entre remise en cause des droits sociaux et régularisations massives en Belgique (1999, fin du CPAS en tant que "dernier rempart contre la misère"; 2010, recul de l'âge de la pension et chasse aux chômeurs avec allocations dégressives dans le temps).

   Mais clairement puisqu'un régularisé fait partie à égalité du peuple, régulariser systématiquement c'est demander au Peuple de se serrer la ceinture les uns pour les autres. C'est-à-dire que c'est une solidarité telle qu'elle a toujours été pratiquée en Capitalisme et en Communisme: celle du peuple avec le peuple.

   Donc mieux vaut en effet le statut de réfugié sous coupole des ONG (Organisations Non Gouvernementales) et ASBL (Associations Sans But Lucratif). D'autant que ce statut de réfugié et bien rien ne s'oppose à ce qu'il s'applique également à des européens (contrairement au statut régularisé). Cela signifierait donc un nouvel avantage, pour les européens cette fois, un Espagnol par exemple pourrait fuir son pays en cas de troubles ou nouvelle guerre civile, un Ukrainien de même, et venir s'installer partout ailleurs en Europe. Ce qui est impossible pour l'instant!

   Donc, puisque je dois énormément, la totalité presque de ce que j'ai vécu de bien jusqu'ici, aux immigrés (qu'ils soient fils d'immigrés régularisés de facto ou bien sans-papiers): ma première et unique relation affective et sexuelle pleinement épanouie avec une femme (ce qui devrait d'ailleurs je pense être rajouté aux Droits Humains), la musique Reggae, la musique Jazz, la musique électronique "répétitive" House et Funk, mais aussi ma vaccination Covid-19; je ne peux que militer en la faveur de l'accueil de tous et de l'expulsion d'aucun.

   Et de par mon origine sociale, cela signifie pour moi militer en faveur de la création du statut de réfugié et non pour la régularisation massive!

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Le test sociologique européen grandeur nature: les résultats!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Entre les années 2020 et 2021 a été réalisé un test sociologique et de politologie appliquée en Europe. Les résultats sont parlants. Ainsi on découvre que l'ensemble des populations européennes admettent que les lois ne doivent plus forcément être décidées par le Parlement et les députés pour qui on a voté (le législatif) mais peuvent être décidées par un seul homme, président de Parti ou de République, par un groupe d'hommes, présidents de partis, ou par l'exécutif, ministres.

   L'ensemble de l'Europe, sauf les Pays-Bas, admet également aisément que la majorité de la population soient contre ces lois et que la presse relaie à flot continu le mécontentement de la population, mais que ces lois soit se durcissent soit continuent en l'état à être appliquées.

   Cette étude sociologique et politologique démontre donc que la Liberté d'Expression et de la Presse n'est pas un facteur suffisant pour garantir une démocratie et n'a donc pas besoin d'être écrasée pour garantir la stabilité d'une éventuelle dictature.

   Elle démontre également que, probablement suite à l'arrêt du Service Militaire ou Civique, contrairement à la Seconde Guerre Mondiale, hormis en Hollande, si tout le monde est prêt à critiquer personne n'est prêt à résister de manière démonstrative et efficace contre une prise de pouvoir dictatoriale; même pour conserver ses intérêts propres!

   Ce sont là les deux principaux enseignements (et les plus intéressants) de cette étude. Il convient maintenant de retracer le cadre de cette étude qui a été menée grandeur nature sur 100% de la population européenne, et non pas seulement sur un échantillon dit "représentatif".

Contexte de l'étude:

   Un danger réel (ou suffisamment perçu comme réel) survient. Dans le cas de l'étude sociologique le danger utilisé était celui bien réel du nouveau virus chinois SRAS-CoV-2 (ou SARS-CoV-2) provoquant la CoViD-19.

   Des mesures doivent bien évidemment être prises. Mais parmi tout le lot de mesures utiles et nécessaires sanitairement on a glissé une mesure inutile au niveau sanitaire mais utile à l'étude sociologique.

   Cette mesure était le Couvre-Feu. En effet, son inutilité sanitaire ne fera aucun doute chez aucun médecin: un tel virus se propage de facto moins la nuit (peu d'endroits publics ouverts, beaucoup moins de monde en rue, pas de transports en commun, etc.) que le jour. Mais cette mesure était sociologiquement importante pour en arriver aux conclusions de l'étude menée ainsi en Europe.

   Car, de fait, hormis aux Pays-Bas, toutes les populations européennes l'ont suivie très majoritairement. Certes on a râlé, certes les médias se sont fait le relais de la grogne populaire, mais cette mesure aura tenue pendant plusieurs mois et si elle s'est arrêtée ce n'est nullement grâce aux européens mais bien parce que les groupes d'hommes cités plus haut ayant kidnappé le pouvoir au législatif en ont décidés ainsi!

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 © $  Je dédie cet article aux trop nombreuses victimes de Marc Van Ranst, dont la plus jeune était une adolescente de 14 ans retrouvée suicidée, comme beaucoup d'autres personnes par ailleurs, suite aux mesures de confinement.

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Horeca, les prix vont-ils augmenter (encore)?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Après l'article très critique ci-dessous, un rajout de ce 7 juillet 2021 plutôt négatif...

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   Un syndicat de l'horeca flamand indiquait ce lundi 26 avril 2021 que lors de la réouverture du 8 mai des terrasses, la majorité des horeca flamands avaient l'intention d'augmenter leurs prix. La question évidemment est sera-ce pareil à Bruxelles. Et un petit historique des prix d'une simple boisson de base au petit matin, le café, est nécessaire il me semble.

   Alors, d'abord à Bruxelles, dès la fin du premier confinement en 2020 les prix du café avaient déjà augmentés de 10 à 12% selon les endroits. Sachant que le gouvernement prévoit d'abaisser cette fois-ci la TVA sur tout l'horeca de 21% à 6% (six, sic!) jusque Septembre 2021 inclus, soit une baisse de 15% de la TVA donc une hausse de 15% des bénéfices nets, que par ailleurs le syndicat flamand cité plus haut trouvait que «l'Horeca n'a pas encore augmenté assez significativement ses prix» (donc 11% d'augmentation n'est pas significatif? Si donc au lieu de mettre la TVA de 21 à 6% on la mettait de 21 à 32%?), je trouve ça un peu «Gangster» que d'augmenter les prix une seconde fois, puis une troisième après le confinement prochain de mi-octobre 2021...

   Bien sûr, pour ce qui est du prix aux bars du café on risque de me rétorquer «et l'évolution des prix du grain de café alors?». Eh bien justement, tous les pays y sont soumis. Si donc on faisait un comparatif?

   Dans les années 1990, un café dans un bar à Paris-Centre coûtait 1,50 €, 10 Francs Français soit 60 francs belges. À Bruxelles c'était 40 francs belges soit 1,00 € tout juste. En 2019 c'était à Paris-Centre 1,50 € toujours, à Bruxelles entre 1,70 et 2,00 € (68 à 80 francs belges). Et dire que les parisiens se pleignaient alors en 2019 du prix trop élevé de leur café... Donc on peut dire qu'à Bruxelles on nous vole le prix de notre café depuis des années déjà et ce hors Covid-19.

   Si donc les prix devaient encore augmenter une seconde fois à Bruxelles, personnellement je serais ravi de laisser ma place en terrasse à des étudiants qui eux n'ont pas la notion des prix habituels normaux.

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Ajout du 07/07/2021:

   Bon, ben grande désillusion: il semble que la quasi-majorité des bars aient décidés d'augmenter leurs prix et même au-delà du raisonnable (sachant je le répète que la TVA a baissé de 21% à 6% dans l'HoReCa).

   Les filles ne s'en rendent pas compte: c'est les mecs qui paient. Les mecs qui en ont les moyens ne s'en rendent pas compte non plus: ils gaspillaient déjà 100 à 200 € en une seule soirée.

   Mais vori le prix du café et des boissons au prix de la pleine Place Flagey alors qu'on en est à 500 mètres et que l'École Européenne des fils d'eurocrates est à Etterbeek et pas à Ixelles...

   Bref plus un seul bar ne verra plus le bout de mon nez car si ça a déjà augmenté autant, qu'en sera-t-il après la réouverture d'après le troisième confinement au plus tard mi-novembre?

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De la laïcité comme effacement devant l'athéisme d'état?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Force est de constater que la Laïcité n'est pas un modèle unique ou uniforme. Ainsi elle s'applique différemment en France, en Allemagne, en Angleterre, aux USA, au Canada, dans les pays scandinaves, en Chine, etc. Tous ces pays cités sont laïques mais ont un modèle de laïcité différent.

   En Belgique il est vrai que comme nous manquons d'imagination, nous avons tendance à copier systématiquement la France: fête de la musique, nuit blanche, nuit des musées, journée du patrimoine, jour des voisins, vélos partagés, Paris-Plage, etc. en sont les multiples exemples. Le modèle de laïcité qu'on cherche à nous imposer grâce à l'alliance objective de la Droite et d'une certaine Gauche (le cul à gauche, le cœur de pierre et le portefeuille à droite) en est le dernier exemple en date.

   Ainsi la condamnation de la STIB (Société de Transports publics Intercommunal Bruxellois) pour avoir refusé d'embaucher une femme voilée pourtant qualifiée pour ce poste, a agité le bananier belge.

   C'est qu'on se retrouve face à un double-ordre: d'une part la "neutralité" des agents publics et d'autre part l'égalité des chances. Deux ordres contradictoires mais facilement départageables. On peut arguer du fait que la neutralité ne s'exprime pas par ma façon de m'habiller ou de me coiffer mais bien plutôt par le fait d'être intellectuellement disposé à rendre la même qualité de service à tous; qu'ils soient votants MR, PS, autres, qu'ils soient chrétiens, musulmans, juifs, athées, qu'ils soient handicapés ou bien portants, etc.

   Cette capacité intellectuelle, si on la met en doute dans le cas d'une simple femme voilée, on peut aussi alors la mettre en doute en cas d'agent syndiqué. On voit donc bien où cette "neutralité exclusive" nous conduit.

   Par ailleurs un autre aspect se fait jour.

   En Belgique, aussi bien une entreprise privée que publique a le droit de refuser un emploi à quelqu'un sur base du port du voile! Tant et si bien qu'on devrait logiquement appliquer le programme du VB, devenu celui de la NVA, à savoir: puisque les femmes voilées se mettent de facto hors disposition du marché du travail, pourquoi continueraient-elles à avoir droit aux allocations de chômage et de minimex (CPAS)?

   Bref, en voulant bien faire au nom de l'égalité en fait on installe l'inégalité de traitement en fonction des convictions personnelles!

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Utile, la Prison?

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Je pense nécessaire de présenter ici une brochure gratuite au format PDF que je viens de mettre à jour ce 25/02/2021 concernant l'inutilité de la Prison et de toute notion de "peine". Quand on est adulte ou même adolescent, l'époque du "tu n'as pas été sage, allez, au coin!" est révolue.

   Mais, comme indiqué en fin de brochure, pas question de se la jouer mode goulag communiste non plus.

   La voici:

   J'ajouterai que vouloir repenser la prison, donc repenser voire annihiler la notion de "peine", pour la remplacer par la réinsertion nécessite (et c'est sans doute pourquoi nos législateurs se gardent bien de le faire) de repenser l'échelle des valeurs globale de nos sociétés: qu'est-ce qui intègre vraiment?

   Comme écrit en fin de brochure, certains ne jurent que par l'intégration par le sport; d'autres par les arts; d'autres enfin par le travail.

   À propos de ce dernier item, emblématique des autres, tout le monde peut se rendre compte que le travail n'est pas un facteur d'intégration, c'est-à-dire d'autosatisfaction. D'abord parce qu'on ne reproche pas au rentier de gagner son argent sans rien faire, alors qu'on le reprochera à l'allocataire social. On ne le reproche pas au rentier car les anciennes générations ont appris, à tort, à respecter le costard-cravate. À tort car même les mafieux sont habillés en costard-cravate: l'habit ne fait pas le moine. On le reproche à l'allocataire social d'abord car il est mal habillé, ensuite car on sent qu'il a quelque chose de plus que nous travailleur: sa liberté!

   Ce qui intègre vraiment dans nos sociétés, tant capitalistes que communistes (les deux seuls modèles à se partager le monde), sont les avantages tirés de son activité, et non cette activité en elle-même. Avantages qui peuvent être dans le communisme des accès à des privilèges (voyages à l'étranger, accès à des produits occidentaux, etc.), dans le capitalisme l'argent.

   Donc, on le voit, et la majorité des "crimes" tournant autour de l'accaparement "illégal" de ces avantages, repenser et remplacer la prison par quelque chose de plus utile (rendre heureux) nécessite de repenser nos modèles sociaux tant en communisme qu'en capitalisme.

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Discours de 1er Mai, fête des travailleurs et non "fête du travail"!

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

   Tout d'abord je tenais à signaler ici que le premier Mai est bien "la fête des Travailleurs" et non pas "la fête du travail". Pourquoi fête-t-on les travailleurs (et travailleuses) le 1er Mai? Cela provient des USA: un premier Mai eût lieu un massacre de travailleurs assistant à un meeting en pleine rue. Et aux USA comme dans l'ensemble des Amériques (latine également donc) on parle bien du "workers day", "dia dos trabalhadores", "jour des travailleurs" et non de jour du travail.

   Alors on sait que la gauche et l'extrême-gauche marxistes se sont  réappropriés cette fête. Et justement je tenais ici à réfléchir sur un point précis, qui a à voir avec la critique de l'Homme Unidimensionnel, critique proprement existentialiste reprise plus tard par les situationnistes (ces derniers malgré tout restant dans une vision unidimensionnelle de l'humain). En un mot: «la gauche sauvera-t-elle le travailleur?».

   De fait Engels et Marx, lorsqu'ils observent et réfléchissent au bonheur des travailleurs et à leur avenir, le font à partir de ce qu'ils peuvent voir du quotidien du travailleur du tout début du XIXe Siècle, début des années 1800.

   Soit un ouvrier et une ouvrière travaillant 16 heures par jour et ne faisant que travailler, manger, baiser et dormir.

   Les Communistes dès lors n'imaginent qu'un seul bonheur pour le travailleur: posséder le boulet auquel il est enchaîné! Pouvoir en choisir la couleur sans pour autant en être débarrassé ne fut-ce qu'un instant.

   En effet, les Communistes, malgré la critique marxiste de l'aliénation de la marchandise, ne pensent nullement en revenir à l'artisanat (à l'avant-révolution industrielle), aux PME, etc. Au contraire ils gardent l'industrialisation pourvu que la machine appartienne à l'ouvrier. On voit bien la bêtise que cela constitue.

   L'apparition dans les démocraties capitalistes du découpage de la journée en trois temps de 8 heures: 8 heures de travail, 8 heures de loisirs et 8 heures de sommeil, signera la fin du Communisme même s'il a mis du temps à s'effondrer.

   En effet, le communisme conçoit les purs loisirs comme une chose "bourgeoise". S'ils découpèrent à leur tour les journées en trois 8, les heures dévolues dans le monde occidental bourgeois et "décadent" aux loisirs devaient servir selon l'URSS, la Chine, Cuba, la Corée du Nord, etc. à la "formation marxiste par le Parti, par les Soviets". Seule la lecture de Marx est acceptable comme occupation hors travail et sommeil pour le communisme.

   C'est que le communisme, Marx et Engels, n'ont qu'une vision unidimensionnelle de l'humain. L'Homme n'a qu'une dimension: celui de sa classe sociale. Il n'y a que des travailleurs et des patrons, rien d'autre au monde!

   Or, voici que soudain, et grâce à la lutte des travailleurs dans ces pays, les loisirs naissent dans les démocraties capitalistes. Dès lors je suis, comme le notent très bien et Van Vogt dans ses cours de sémantique et Jean-Paul Sartre dans ses traités d'existentialisme, obligé de ne plus seulement dire "untel est ouvrier" mais bien "untel est ouvrier... entre autres choses".

   Car dès lors je ne suis plus seulement travailleur, mais aussi guitariste, bricoleur, informaticien, DJ, pêcheur, motocycliste, cycliste, joueur de basket, de jeu d'échecs, etc. Et pas seulement par mon métier mais en plus de mon métier!

   L'homme devient pluridimensionnel, multidimensionnel et se libère ainsi de son uni-dimensionnalité.

   Et si c'est gênant, cette nouvelle liberté du travailleur, pour le Communisme c'est que le marxisme ne voit qu'un type de lien social admissible: celui de la classe sociale. Or les liens sociaux créés par les loisirs sont de facto inter-classes-sociales, les dépassent.

   Mais ils n'en sont pas pour autant, contrairement à ce que fait le marxisme, à rejeter dans la poubelle des choses inutiles.

   Ces loisirs, premièrement, apportent un équilibre mental. Et ensuite ils permettent à l'humain de se dépasser, de découvrir de nouvelles choses d'ordre sportives, artistiques, mais aussi scientifiques et techniques!

   Je dirais que l'oeuvre de Karl Marx et d'Engels sont elles-mêmes issues "des choses inutiles et bourgeoises capitalistes", de l'activité de l'observation intellectuelle non-productrice de valeur marchande.

   Bref soyez multidimensionnels pour être des travailleurs libres!

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   On pourrait penser que ce discours de premier Mai était du vide, de pures considérations intellectuelles sans importance pour la vie réelle, la civilisation humaine, le développement. Or voici que je vais m'atteler ici à la tâche nécessaire de démontrer en quoi cette pluridimensionnalité de l'humain telle que vue par les démocraties capitalistes (USA dans mon exemple) permet un développement civilisationnel exponentiellement plus élevé qu'une vision d'homme unidimensionnel - prolétaire et rien que prolétaire - (URSS dans mon exemple).

   Je veux parler du progrès technologique, une forme de progrès qui touche tout DJ ou MC.

   On pensera bien évidemment à la Course vers l'Espace. Certes, à l'époque, le productivisme étant de mise tant à l'Ouest qu'à l'Est, la notion de "loisirs" étant encore largement absente de la société d'avant 1960 (les Golden Sixties arriveront mais bien plus tard que de ce que nous allons évoquer ici), il y avait donc égalité entre les "deux blocs".

   Tant et si bien que la rigueur propre au productivisme soviétique permit à l'URSS de prendre une grande longueur d'avance: Spoutnik, le premier satellite artificiel, émettant par voie hertzienne un bip-bip continu pouvant être entendu sur l'ensemble de la planète dont il faisait le tour quotidiennement, était on peut le dire la toute première pièce du puzzle technologique moderne et fort bien réussie!

   Les USA mirent du temps à rattraper le retard et c'est presque par un pur hasard qu'ils furent les premiers à mettre les pieds sur la Lune en 1969 avant l'URSS. Bref, malgré cette dernière victoire américaine les soviétiques avaient tout pour être fiers de leur prolétarisme outrancier.

   S'ouvre alors une seconde ère de développement technologique. Après avoir rêvé aux petits martiens tout vert, on rêve au Cyborg, à l'Intelligence Artificielle, au robot humain. C'est l'ère de la Révolution Informatique.

   Et en ce domaine, l'URSS autrefois si habile est à la traîne, les USA percent bien plus vite, bien trop vite même. C'est sans doute ce qui précipitera la nomination de Gorbatchev à la tête de l'URSS par le Parti Communiste.

   À quoi cela peut-il bien être dû? C'est qu'entre la Conquête de l'Espace et la Révolution Informatique, du moins en démocraties capitalistes, l'homme est devenu un consommateur de loisirs mais qui dit loisirs ne dit pas que consommation mais également création à partir du consommé... L'homme a quitté l'ère unidimensionnelle.

   Des grands ingénieurs, à l'Ouest comme à l'Est, dessinent de manière très sérieuse et carrée les plans des futurs premiers ordinateurs "à la chaîne"; des ordinateurs qui tant à l'Est qu'à l'Ouest sont destinés à l'usage de la seule administration.

   Et voici qu'aux USA, des gens, souvent universitaires, souvent excentriques, ont l'idée d'utiliser les circuits imprimés, base de l'informatique industrielle, pour leurs loisirs.

   C'est en quoi réside la supériorité de l'économie capitaliste que d'oser imaginer que puisque il y a des gens que ça intéresse l'informatique, fut-ce pour jouer au ping-pong sur un écran, et bien on va créer un ordinateur familial, les premiers PC (Personnal Computer, Ordinateur Personnel): IBM puis Apple.

   Dans l'économie marxiste on imagine mal gaspiller de l'effort pour produire une machine qui permette de jouer au ping-pong sur écran plutôt que sur table concrète et qui ne serve pas à du plus "utile".

   Autres points forts du capitalisme démocratique: la libre entreprise et la propriété privée (et non collective). Commençons par le second item.

   En URSS quel aurait été, à imaginer que le modèle de Karl Marx ait été suivi scrupuleusement (Lénine le cita mais se garda bien de le réaliser) donc qu'il y en ait eu un, le vote d'un Soviet de constructeurs informatiques pour savoir si on pouvait littéralement péter un ordinateur pour le transformer en éventuelle (car ce n'est là qu'une expérience) future première carte son de l'histoire de l'informatique? Je crains que le non l'ait emporté: pourquoi vouloir qu'un ordinateur joue de la musique ça sert à rien, le tourne-disque le fait si bien!

   La propriété privée me permets de me passer du vote d'un quelconque poussiéreux Soviet, j'ai un ordi, j'ai une idée, donc je le fais.

   Sans cela l'avenir de nombreux DJs à travers le monde eût été fort compromis...

   Du coup on comprend mieux le second item: la liberté d'entreprendre en dehors de tout contrôle étatique: j'ai eu l'ordi, j'ai eu l'idée, je vends ce que j'ai trouvé et ça financera d'autres découvertes.

   Bien évidemment j'ai pris l'exemple (réel) de l'invention de la carte son car il s'agit ici d'un blog de DJ/Producer surtout DJ depuis qu'il a découvert qu'il était piètre "producer".

   Mais en fait en matière de Révolution Informatique, l'URSS sera à la traîne de tout: du PC, de la connectivité entre plusieurs systèmes d'exploitations différents, de l'Internet... et même du hacking où il faudra attendre l'effondrement de l'URSS et l'établissement du capitalisme pour qu'en ce domaine au moins ils émergent!

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