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Basé sur la Turquie et ses 3,5 millions de réfugiés

Publié le par Philippe J-A Le Bihan

Basé sur la Turquie et ses 3,5 millions de réfugiés

   Le sujet de l'accueil des réfugiés est un sujet sur lequel on prend position, position dont on ne discute pas! C'est malheureux car ceux qui paient les pots cassés de l'éternelle opposition entre pros et antis sont les sans-papiers eux-mêmes! Pour les militants, leurs positions si strictes ne font l'affaire somme toute que des politiciens qu'ils suivent dans leurs slogans qui seuls en tirent bénéfice lors des élections...

   Je décide ici de prendre l’exemple de la Turquie aux conditions de la Turquie (accueil de réfugiés sous « statut réfugié », non-expulsés mais également non-régularisés et gérés par les ONG). La Turquie car son contexte (topographie du terrain, population, équilibre zones habitées et zones naturelles) est à la croisée de l’Orient et de l’Occident et donc, de ce fait, correspond assez à ce que l’on peut trouver partout dans le monde.

   Les calculs prennent en compte plusieurs facteurs, dont le fait que plus la densité de population est élevée moins on sait accueillir de gens et inversement. Mais d’un autre côté une densité faible signifie aussi que le terrain est peu propice à l’habitat. Il ne faut donc pas seulement prendre en compte l’inverse de la densité d’habitants. On peut pondérer par un rapport entre cet inverse de densité d’habitants et la densité stricte d’accueillis qui devient donc multiplication entre les inverses des deux densités en question. On peut admettre que le tout multiplié par un coefficient d’accueil basé sur la Turquie (Ca) permette de calculer le nombre de potentiels accueillis par pays.

   Et voici le détail des calculs:

feuille de calcul XLS

feuille de calcul format Open Document ODS

   C'est assez extraordinaire car on remarque tout de suite dans les calculs qu'à sacrifice d'espace identique pour tous les pays (m² par habitants divisé par 1,043) la France pourrait en accueillir plus de 2,9 millions et l'Italie plus de 2,6 millions. Et ils ont le culot de se batailler sur l'arrivée dernièrement d'un bateau contenant... 350 réfugiés!

   Bon, je veux bien qu'il leur en arrive en moyenne 500 par mois par bateaux. Mais avec un potentiel de 2,6 millions cela absorbe donc plus de 433 années d'immigration!

   Si je prenais l'exemple de la Turquie c'est aussi et surtout car en Turquie l'accueil des 3,5 millions de réfugiés ne crée aucun débat entre Partis politiques, ni dans les médias ni au Parlement turc. On peut s'étonner que l'arrivée de bateaux qui rempliraient la totalité du potentiel d'accueil de l'Italie en 433 années (presque un demi millénaire) et de la France en encore plus de temps crée autant de remous et agite autant les moulins-à-vent...

   Par ailleurs, ce n'est pas parce qu'on pratiquerait le «statut réfugié» plutôt que la «régularisation» qu'on fermerait les portes à toute régularisation, au contraire mais on fermerait certainement les portes aux trafiquants d'êtres humains et à la traite des candidats à l'exil vers l'Europe.

   C'est parce que l'on fait miroiter une possible régularisation (qui n'est que de maximum 1/3 en Belgique comme l'a rappelé Théo Francken à propos des Syriens) qu'il y a un tel "appel d'air" et que finalement, qu'on régularise ou non, le marché du travail au noir à bas salaires et basses conditions sociales de travail prospère, diminuant de facto les Droits Sociaux des habitants de nos pays.

   Car soit on régularise massivement et donc il y a plus de concurrence sur le Marché du Travail, donc une baisse des conditions sociales de tous les habitants et des Droits Sociaux d'Allocations Sociales; soit on ne régularise pas et le même phénomène se produit via le travail au noir qui vient concurrencer le travail déclaré.

   Ce «statut réfugié» permettrait aux réfugiés de guerre (Syriens par exemple, mais d'où qu'ils soient finalement) d'être accueillis et répartis dans l'Union Européenne des 27 soit un potentiel de plus de 19 millions de réfugiés accueillis. Car un "réfugié", par définition cherche d'abord et avant tout à se réfugier et non à s'installer et faire sa vie et le futur de sa famille ici.

   Pour ce qui est de ceux qui voudraient venir en ayant l'idée de faire leur vie et leur futur ici; ce serait possible pour eux de demander une régularisation, qui serait de par ce qui précède plus facile à obtenir que dans la situation actuelle de l'Europe, et si cette régularisation était refusée il n'y aurait plus d'OQT (Ordre de Quitter le Territoire) mais juste une "notification de refus de régularisation" avec laquelle le candidat réfugié pourrait se rendre dans n'importe quel CPAS (Centre Public d'Action Sociale, en Belgique) pour être redirigé vers les ONG s'occupant de ceux ayant le statut de réfugiés non régularisés.

   C'est important car être réfugié c'est pas à vie alors qu'être régularisé c'est à vie et pour toute la famille (regroupement familial) et pour les descendants. Ce qui impacte la Souveraineté Nationale Économique, Sociale et Politique!

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